‹ Le lieutenant BernardChapitre 6 sur 14 · PARTIE, REVANCHE ET RELLE · texte numérisé non relu

PARTIE, REVANCHE ET RELLE

— TureH'ment! c' que vous mï... là! c't'évident, parbleu! Ah! mais, ça n'se pass'ra pas comme ça ! ça s rait moi, j 'comprendrais...

— Comment, vous comprendriez?

— Oui, enfin, suffit, j'm'entends n... de D... ! tachez de m'f... la paix...

S'ment, V lieut'nant!... et n savez pas où y sont?

— En cabinet particulier, lisez, vous allez voir.

— Et v'n'êtes pas allé les trouver? Ah çà! s'crognieugnieu ! ça vous amuse donc ? En c'cas fallait mel'dire.

— Assurément non, colonel, seulement un officier, comprenez, je...

— Ouiv's'avez peur qu'il vous défrise le coccis, j'comprends ça; eh bien! pour lors, c'que vous voulez, moi j'm'en f. ..! c'pas moi qui m'agglomère de... de la chose.

— Si vous aviez voulu venir avec moi, je... lianiollot, furieux de la préférence accordée

4tt LE LIEUTENANT BERNARD

à Bernard, aurait bien voulu confondre la jeune femme. D'un autre côté, cela lui semblait peu chevaleresque, mais n'osant refuser le service demandé, il finit par se rendre au restaurant indiqué dans la lettre.

Herminie et Bernard se trouvaient en effet réunis et causaient... avec un entrain, un brio... qui ne laissait rien à désirer pour eux, mais assurément beaucoup pour l'honneur de Fcutusrin.

— Crois-tu? ton colonel qui voulait... ah! ah! quand j'y pense!

— Oh ! mais ce que tu ne sais pas, c'est qu'il m'a menacé, s'il arrivait... comme tout à l'heure, que j'aurais de ses nouvelles.

— En voilà un vieux scélérat ! il voulait bien, lui...

— Oh ! mais pas tant que moi !

Et on se mit à... recauser avec une verve inouïe; mais la... conversation fut interrompue par un coup discret frappé à la porte et par une

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