ŒUVRES DU GÉNÉRAL DELORT
Delort a écrit en prose et en vers. Il avait l'habitude de joindre à ses poésies des notes sur les sujets les plus différents, littéraires, politiques ou militaires pour la plupart. Quelques-unes de ces notes constituent, par leur étendue et leur allure, de véritables dissertations. Une partie des œuvres de Delort est encore inédite. Plusieurs ne se retrouvent pas.
I' Projet sur l'organisation, la discipline et l'administration de l'infanterie à la paix (*).
2° Relation du début de la campagne d'Italie de lygg (nivôse-floréal), en particulier des combats de Lecco et de la retraite des défenseurs de ce poste.
3° Eloge funèbre du général en chef Jouhert, prononcé dans le temple décadaire de la commune d'Arbois, le lo vendémiaire an 8, par le citoyen J. A. A. Delort, chef d'escadron au 22" régiment de cavalerie, ex-adjoint au général divisionnaire Serrurier. Petit in-8°, 24 pages (A Arbois, de l'imprimerie d'Anatoile Javel. An VIII de la République).
4° Projet d'organisation des troupes à cheval (').
5" Epître en vers à Jacob (*).
6" Epître sur l'Italie ou relation de son voyage pour rejoindre le 24® régiment de dragons (*),
7<^ Relation en çers des campagnes du 2/f^ régiment
(î) Le ministre de la guerre à Delort, 26 ilovembre 1J97 (P. D., 9).
(a) Moncey au ministre de la guerre et à Delort, 17 juin 1801 (P. D., a3,
(3) M. Pierre à Delort, aS décembre 1806
(4) M. Pierre à Delort, a avril 1807.
de dragons pendant les années 1808 et i8og ou Epîtrc au Î24' réfçiment de dragons par son colonel. Reuss en Catalogne, 11 mars 1809 (P. D., 42)(*).
8" Kloge du général Salme, tué le 27 mai 181 1, à la tête des compagnies d'élite du 7* régiment d'infanterie de ligne. Du camp sous Tarragonne, armée d'Aragon, le 16 juillet 181 1. Le colonel commandant le q4' régiment de dragons, baron d'Empire.
9° L'ombre dWnnibal sur les ruines de Sagonte. Poëme sur la bataille gagnée, le a5 octobre 181 1, par l'armée d'Aragon aux ordres de S. E. le maréchal de l'Empire Suchet, dédié à Madame la comtesse son épouse (P. D.,53).
lo** Discours prononcé à la distribution des prix du collège d'Arbois. Août 1814.
II" Mémoires sur la guerre d'Espagne (2).
1 2" Observations à un maréchal de camp sur la cam-
(i) La Muse du a4' ^^ dragons ne voulut pas demeurer en reste avec « le plus aimable des colonels. » Voici la poésie cjue Delort reçut vers le temps où il allait passer général :
Les officiers du ^4* régiment de dragons à leur colonel baron Delort pour célébrer l'anniversaire de son arrivée au corps.
Pour célébrer cet heureux jour
Ce jour où le sort prospère
Nous accorda pour tixer notre amour,
l'n maître dans un tendre perc,
O Muse, exauce tous nos vœux,
Par tes accords harmonieux Attendris et pénètre Tàme Du guerrier que l'honneur seul enflame.
Il lut choisi par les dieux Pour nous conduire à la victoire, Attirer sur nous tous une durable gloire,
Aux lauriers mêle des fleurs, ^
Muse ; il naquit de ta bienfaisance.
Le sentiment lui gagna tous les cœurs.
Peins lui notre reconnaissance, Nos souhaits, nos tendres désirs.
Muse, module tes soupirs.
Dans ])cn de jours l'intérêt de la France Va nous ravir, hélas ! le vrai bonheur.
Muse, interromps le cri de ta douleur, Fais avec joie un sacriftice Qui va sécher nos regrets et nos pleurs, Bénife le sort dont la justice I/appellc à de plus grands honneurs.
8 mai iSii.
(2) Delort à un maréchal do cauïp. P. D.,p. i35.
pagne de j8i5^ accompagnées de la copie des rapports officiels de Milhaud et de Delort sur la bataille de Ligny (i).
i3* Lettre à un maréchal de camp sur la guérite d'Espagne et sur les événements de i8i5. Arbois, 19 août 1820 (P. D., 95).
i4° Lettre à un maréchal de camp contenant la relation de la bataille de Waterloo, Arbois, 19 septembre 1820 (P. D.,96).
16'' Odes d Horace traduites en vers français ^ avec le texte en regard et des notes, par un ancien général de division de la Grande Armée (Paris, Lecointe ; Arbois, Auguste Javel, i83i).
Deloil; offrit son ouvrage à la Reine, avec cette poésie restée inédite :
Vous dont l'esprit, le bon sens, la sagesse, Les soins touchants, la bonté, la douceur, D'un Roi chéri captivent la tendresse, Dissipent les ennuis, augmentent le bonheui-,
Daignerez-vous, accueillant son ouvrage, D'un vioux guerrier exaucer les désirs ; N'en doutez pas, sûr de votre suffrage, Il s'enorgueillirait du fruit de ses loisirs.
Ami d'Auguste, enjoué, doux, sévère, Changeant sans cesse et de forme et de ton, Brillant poëte, Horace doit vous plaire, Conime vous, à la grâce, il uTiit la raison.
ij* Précis historique de la campagne de 181 5 en réponse à la relation de cette campagne par un major prussien {Journal des sciences militaires) Q),
18'* Au Roiy à la Reine, à la famille roj-alei^]. Poésie (Arbois, Aug. Javel, i843. Odes d'Horace, ù,^ édition, I, p. 232).
(I) p. D., pp. i36, i4i» 149» lï. i^ ï58.
(q) Odes d'Horace^ II, p. 33i.
(3) A l'occasion de la mort du duc d'Orlcmis.
19° Odes (T Horace traduites en vers français, avec le texte en regard, par M. le baron Delort, lieutenant général, pair de France, aide de camp du Roi, grand cordon de la Légion d'honneur, chevalier de Saint-Louis et de la Couronne de fer, ancien député du Jura, etc., a* édition. Deux volumes (Paris, Firmin Didot, i844)-
20^ Les galeries de Versailles. Epître au roi Louis-Philippe. Poésie {Odes d'Horace, II, p. 4o5) (*).
Qi« La ville et la campagne. Traduction d'Horace, livre II, satire 6 (Arbois, Aug. Javel). Poésie {^),
!i*i° Remarques critiques sur Tode de Victor Hugo intitulée « Lui ».
q3" De très nombreuses poésies fugitives, entre autres :
Portrait. Etrennes à M"'* Paupe (i*' janvier i8q4)«
A M"'^ Jacob M...
En abordant Ferney, d'un pur respect saisi...
(Château de Verreux, 18 juin i825).
Des quatrains à M. Fabri, au général Bachelu, à M. le procureur général Borelli, au poëte Barthélemi, à M'^'*' Auguste Delort :
Ma sœur, j'entends vanter partout Votre esprit orné, votre grâce, La pureté de votre goût, Vous devez don(! aimer ïlorace.
Une chanson sur le vin d'Arbois (').
Des épigrammes :
Epithalame d'un légitimiste.
O noble chevalier...
(1) Les épreuves avec corrections de l'auteur existent.
(2) Egulement en épreuves corrigées par l'auteur et cette annotation de sa main : « Au château de Vadans, 14 septembre i845. On a oublié la date. Ce titre n'est pas le mien. Mon titre était : Hoc erat in votis. »
(3) M. Pierre à Delort. Versailles, 26 octobre 1806,
--^ 165 — [Les juges d*ArboisJ. 1 5 janvier i8âi.
Sans nul préliminaii-e.
Cassons ce jugement.
Disait le président iJe la l'Ovale <:oui'. — Examinons Fattaiio, Réplique un conseillei*. — Besoin n'est qu'on diflèrc. Répond le premier opinant, Un seul mot, en telle matièn* Doit décider toutes nos voix, C'<*st que le jugement qu'à la cour on défère
Emane des dandins qui siègent dans Arhois.
A M. le maire d'A...
Si nous formons des vreux poui* qn>n leur saint as\ h» Rentrent ces pauvres s<i3urs, que vous traitez si mal. C'est que leur charité là peut nous être utile. Car si vous régissez plus longtemjis notre ville. Nous serons, quelque jour, réduits à l'hôpital.
Des élégies :
J'ai vu se disperser cette invincible armée... (i*'' janvier 1822).
Dans ce paisible lieu, du monde dégoûté...
Elégie imitée du gi'ec. avec cette épigraphe de Voltaire ;
L'amour, ce don du ciel, digne de son auteur.
Des charades et des logogripbes.
Des madrigaux (}),
Des stances et des odes :
La ressemblance.
Le bois de
Frais asyle, bois solitaire...
(0 M. Pierre à Delorl. Versailles, 18 novembre 1807.
O floiii* (lu mois (le mars, aimnblo violott(^... ,]o ne tlemande point aux dieux Les dignitt^s, les honneurs, les richesses...
Le songe accompli (Paris, i^"* mai 1837).
A Tauteur du tableau de Castalla (10 juin 1837). A M. Fabbé Plumey, nommé curé de Vadans. Stances. Par un habitant de Vadans. Imprimé.
Imitation de Fode italienne
Pianp'tc, frrazie. pian^ete, amori...
Traduction de Todc anglaise à la famille royale, après l'attentat du 25 juin i83G.
Au Roi (Jour de Tan i833).
A la Reine, après les troubles d'Arbois (Neuilly, 2 juillet i833).
Lorsqu'un parti, dans son erreur fatale, Du plus sage des Rois trahissant les bienfaits. S'abandonnait à de honteux excès.
Je n'osais plus parler de ma ville natale ; Mais qujind la Reine des F'rançais, Qui, par un heureux assemblage.
A toutes les vertus unit tous les attraits, Du vin qu'aimait Henri daigne accueillir l'hommage. Daigne me dire avec bonté, Avec un aimable sourire, Gén(>ral, à votre santé, Dès ce moment ma honte expire Kt ces mots gracieux à mon cœur attrist(> Rendent le calme et la félicité.
Grâce à la Reine, ma patrie A l'amour le plus tendre a repris tous ses droits. Je lui pardonne une courte folie* Et je suis fier d'être né dans Arbois.