SERMENTS D'OFFICE
lo, Vous devrez vous acquitter convenablement et fidèlement de l'emploi de confiance de Lieu‘enant Gouverneur de la Province de Québec et des territoires qui en dépendent, et administrer la justice convenablement. Et que Dieu vous soit en aide!
(Signé,) L, LETELLIER.
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Ce serment est une réponse à ceux qui prétendent que les Lieut.-Gouverneurs doivent plus ou moins refléter les vues-
et les idées du parti qui règne à Ottawa. Il constitue au con- i traire un officier juste et impartial. Comme la justice et l’im-
partialité ne sont pas une chose de convention, il est facile
de se rendre compte de la situation.
Tel est l'esprit du gouvernement anglais en créant ces confédérations. Le Canada n’est pas la première institution dece genre. Lorsqu'il a été question d’ériger la Nouvelle-Zélande en confédération, la question des gouverneurs ou sur- (4 intendants de provinces est venne sur lé tapis. Le gouverne- |!
. ment anglais ne voulait pas en laisser le choix au gouvernemer t central, parceque cet officier serait trop exposé à refleter les vues du gouvernement qui l’auraait ainsi nommé. La dé- | { pèche suivante du bureau colonial frappera tous les esprits sérieux.
Downing &t., 21 Juillet 1856.
1!. Je ne serais pas disposé à laisser le choix des surintendants des Provinces au gouverneur au lieu des électeurs. TF4
12. Vous ne m'avez pas expliqué si le choix par le gouverneur devait se faire avec ou sans l'avis de ses aviseurs responsables, Cette dernière alternative ñe serait guère compatible avec le système de gouvernement main- | tenant étahli ; mais je vois également des objections à mettre les nomina- | 4 tions d'une importance locale aussi considérable que celle des surinten-dants entre les mains de personnes qui peuvent, en réalité,bien représenter le sentiment de l’Assemblée Générale; mais dont la politique pourrait. être très désagréable aux habitants de quelques unes des provinces.
ä (Signé,) H. LABOUCHIERE.
Au Gouv. Gore Brown.
Nous ailons voir comment l’Hon. M. Letellier entend les ; devoirs d'un officier juste et impartial. Peu de souverains, on | le sait, ont renvoyé leurs ministres. On cite rois ou quatre cas dans l’espace de deux siècles. C’est donc une démarche ! grave et délicate qui ne se produit que dans les cas extrêmes. |
L’'Hon. M. Letellier, lui, a démis son cabinet pour les raisons . | suivantes. D'où il résulte : | |
10. Que quoique le Lieutenant-Gouverneur ait fait MAINTES recommandations, en sa qualité de représentant de la Couronne, à M. le Premier, { sur les divers sujets d'intérêt public, ses aviseurs se sont engagés dans | 1 une voie d’actes administratifs et législatifs contraires à ses recomman- | M dations et sans l'avoir préalablement avisé.
20. Que l’on a mis le Lieutenant-Gouverneur, sans intention malveil- | lante, mais de fait, dans une position fau:se, en l’exposant à un conflit | avec la volonté de la Legislature, qu’il reconnait toujours être souveraine | lorsque ses volontés sont exprimées par toutes les voies constitutionnelles | |
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Le lieutenant-gouverneur a iu et examiné attentivement le mémoire et es documents que le Premier a eu l’obligeance de lui apporter hier, Il ya dans ce dossier des requêtes de plusieurs corporations municipales et de citoyens de divers endroïts adressées au lieutenant gouverneur, à l’encontre des r“solutions et au bill du gouvernement, au si jet des chemins de fer Québec, Montréal, Ottawa et Occidental.
Le Lieut.-Gouverneur n'a pu prendre connaissance qu'hier de quelquesunes de ces requêtes, parce qu'elles ne lui avaient pas été communiquées avant le dossier.
Le Li>utenant-Gouvarneur, après avoir mûrement délibéré, ne peut accepter l'avis ds M. le premier-ministre au sujet de la sanction à donner au bill de che.nin de fer intitulé : ‘ Acte concernont le chemin de Québec, Montréal, Ottawa et Occidental. ”
POUR TOUTES CES CAUSES, le Lieut.-Gouverneur ne saurait exprimer le regret qu'il éprouve à l’idée de ne pouvoir continuer à le maïntenir dans sa position à l'encontre des droits et des priviléges de la Cou-
ronne.
(Signé) L. LETELLIER, Lt.-Gouv.
Les maintes recommandations du Lt-Gouverneur sont les suivantes :
224 De temps à autre, depuis la dernière session de la législature, le Lt.-Gouverneur a attiré l'attention du premier-ministre :
lo. ‘ Sur les dépenses énormes occasionnées par des subsides très considérables à plusieurs chemins de ler, alors que la province était chargée de la construction de la grande voie ferrée de Québec à Ottawa,