NOTICE
I nous devons en croire Arisiote d Pline U Naluralistt, Ulysse, qui laissa cepen^ dant la réputation d'un ventur entérite, n'aurait point eu le moindre lièvre à courir dans toute l'étendue de son île d'Ithaque, Faute du climat ou faute du sol, aucun animal de cette espèce ne pouvait vivre parmi les domaines, assez peu fertiles du reste, de J'illustre héros. Ceux qu'on importait pour les y lâcher venaUnt bientôt mourir sur le rivage, près de l'endroit battu par les flots *. Simon de Bullandre était plus heureux. Les environs de son prieuré de Milly en Beauvoisis se trouvaient peuplés de nombreux lièvres. Le bon prieur les chassait volontiers, sans néanmoins dire, comme le poète normand Jacques Savary :
IIU meos, solus qui me sibi junxit, amorti Mternoi kabtat lepus, et totam occupet artem*.
1. Aristote, Histoire des animaux, liv. VIII, cbap. a8. Pline, Histoire naturelle, liv. VIII, chap. 58.
2. Album Dianx leporicidx, slve Venationis leporinx leges : Cadomi, i655.