‹ Le lièvre; poemeChapitre 2 sur 29 · II NOTICE · texte numérisé non relu

II NOTICE

Ecclésiastique de mcturs régulières, Simon de Bullandrey quand il résidait à Milly, ne cherchait pas, en effet, dans la chasse une occupation, mais seulement une distraction agréable, un exercice utile pour sa santé.

Certain jour de mauvaise humeur, Martial, devenu subitement jaloux de Gellie, lança contre elle cette épigramme sanglante :

Si quando leporem mittis mihi, GelUa, dieis, Formosus septem, Marce, diebus eris,

Si non dérides, si verum, lux mea, narras, Edisti nunquam, Gellia, tu leporem '.

Pline le Naturaliste, rappelant Vopinion de Caton ie Censeur sur la viande du lièvre, ainsi que la vertu attribuée à cette même viande par le bas peuple de Kome, dont Gellie n'était que le fidèle écho, dit aussi, toutefois avec quelque scepticisme : « Somnos fieri lepore sumpto in cibis Cato arbitratur : vulgus et gratiam corpori in IX dies, frivolo quidem joco, cui tamen aliqua debeat subesse causa in tanta persuasione '. » Bullandre savait 'ses auteurs classiques. Il courait le lièvre une fois par semaine, et la chair savoureuse de ce gentil animal, si elle ne lui don^ nait une beauté physique, à laquelle il devait peu

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