HAS
la graine des instructions recommandant de choisir un terrain de nature aussi uniforme que possible, bien ameubli et assez grand pour être divisé en huit parcelles de 5 d’acre. Deux de ces purcelles devaient être ensemencées de bonne heure au printemps à chaque ferme, et deux autres le même jour de chaeune des quatre semaines suivantes, la période des semis étant ainsi de trois semaines. La quantité de graine à employer à chaque semis était à raison de 40 Ib. à l’acre pour l’une des parcelles et de 80 1b. à l'acre pour l’autre. D'après les instructions, lorsque le lin avait atteint le degré de maturité auquel environ un tiers des graines étaient mûres, le lin devait être arraché sur une moitié de chaque parcelle et attaché en petits faisceaux; puis après l'avoir laissé sécher dans le champ on devait déterrginer le poids de tiges récolté. Dans l’autre moitié de chaque parcelle on devait laisser mûrir la graine, ensuite récolter le lin et le battre afin de déterminer le rendement en graine. Nous avions aussi fait des arrangements pour qu’un ballot des tiges arrachées dans chaque parcelle et du poids de 50 Ib. fût préparé et expédié à MM. J. et J. Livingston, à Baden (Ontario), pour être roué et teillé et pour que la quantité et là qualité de la filasse fussent déterminées dans chaque cas. Ces essais de culture furent faits à la ferme expérimentale centrale, à Ottawa, et aux fermes succursales de Nappan (Nouvelle-Ecosse), de Brandon (Manitoba), d'Indian- Ilcad (Saskatchewan) et d'Agassiz (Colombie Anglaise).
Les instructions données furent soigneusement suivies, et les 400 Ib. de lin arraché et séché à chaqu: ferme furent envoyées à Baden. Le rapport de MM. Livingston. lorsqu'ils eurent achevé les essais, fut que le lin récolté à Nappan, à Ottawa et à Agassiz avait produit une proportion avantageuse de filasse de bonne qualité, mais que les échantillons récoltés à Brandon et à Indian-Head n'avaient donné qu'un faible rendement en filasse, laquelle était de qualité inférieure. Leur opinion était que la filasse produite : Je lin récolté à ces deux dernières fermes n’était pas suffisante pour rémunérer le coût du travail.