SCÈNE I
MAUIUCE, LAMBERT, ABDALLAH,
LAMBERT
C'est fini, mon lieutenant, j'ai idée que nous sommes égarés JadéfinimeoL.. plus de chances ü'eo sortir !..
MAURICE
Allons, Lambert, es(*ce que ta serais décoa* ragé, toi?.*
LAMBERT
Pourquoi donc ça ?.. que Je laisse ma peaa ici ou ailleurs, ça revient toujours au même... c'est égal, j'aimerais mieux une balle dan.s la poitrine... c'est dur de crever de faim, de soif et de fatigue...
MAURICE
Et cette maudite tribu des Borgia qui s'avise de lever le camp cl de disparaître au moment où nous allions l'atteindre... la colonne expi*-
LAMBERT
Via le Bédouin qui descend de dessus le ro> cher... Allons 1 il n'a rien découvert I.»
TABLEAtT. 7
» MAURICE
Brave Abdallah! que de cliagi'ins il éprouve!., et Fatmé !.. ils l'auront tuée, peut-être.
(Abdallad s’approclic de Maurice et de Lambert ; 11 ludique par sa pantomime que la aoil le dévore.)
LAMBERT
II n*en peut plus de soif, c'est sÛr...
MAURICE
Et il n'a pas voulu toucher au peu d'eau qui nous restait !.. Pour nous frayer un chemin, pour nous faire sortir de ces brûlantes solitudes, il a erré de tous côtés avec un admira > ble dévoûment.
LAMBERT
Sacré nom! lieutenant, je me regarderais comme bien peu, si je n'essayais pas de lui trouver un peu d'eau...
MAURICE
Oui, Lambert; il s'est oublié pour nous, à notre tour de lui venir en aide, dussions-nous mourir en nous traînant à la recherche d'une source!..
(Abdalbd se comme par un effort convulsif, et prend )e bidon de Lambert, en indiquant qu’il va chercher de l’eau.)
LAMBERT
Minute!., tu as fait plus que ta part!.. et il y aurait de i'alTront.. allons, lieutenant!.*
AIAURICR.
Abdallah, tu vas nous attendre, là, sous ces baissons...
(Âbdallad inldque quil veut aller avec euv.)
MAURICE
Non!., tu ne le pourrais pas!., nous ne le voulons pas !.. obéis, si tu nous aime !..
(Ace moment, Lambert qui allait sortir, s'arrête tout-
A-coup.)
MAURICE
Qui t'arréte ?
LAMBERT
Pardon, lieutenant, mais j'ai cru entendre làbas comme le rugissement du tigre.
MAURICE
Eb bien! n'avons-nous pas nos armes... viens.
(Maurice et Laml)ert s’éloignent péniblement à travers la montagne. Abdallad, épuisé de fatigue, dévoré par U soif, essaye de gravir la eolUoe, mais ses efforts sont Impuissans, et il tombe accatiié. Tout-A-coup 00 entend les mugissemens d’un tigre qui SC montre A l’entrée d’une caverne placée audessus d'Abdallah. Le tigre Jette autour de lui des regards furieux qui semblent chercher une proie. Abdallah s’est réveillé de son assoupissement ; il examine ce terrible animal qui ne tarde pas A l’apercevoir. A la vue d’un homme, le tigre redouble de férocité \ il s’élance du haut du rocher qui couronne ta caverne, cl se jette sur Abdallah, Celui-ci cherche A recueillir scs forces pour ceredoutabk combat La luttea’engage, Abdallad est traîné parle tigre qui s’acharne sur sa proie avec une fureur toujours croissante ; mais Abdallah a retrouvé toute sa vigueur et toute son adresse. Il résiste A son ennemi, il égalise la lutte, il prend l'avantage, et le tigre Ûnit par être vaincu. Terrassé par Abdallah, U reste immobile sous son genou qui ,) le presse. Des Arabes paraisseui et garnissent la col-
8 LE LION DU DLSKnT,
line: Ilia md^AbdallaJ, ils témoignent leur Jok demies Arnbes reculent iTce (errenr. Dans le tableau le retrouver |X)ur le punir d'avoir quitté la tribu. | nal, Abdallah gravit 1a colline et aeoace encore du Abdallah se fait alors une arme, un défenseur du tigre | tigre les Arabes qui tentent de le suivre et qui ItceUe qu’lladomplé; Ilkmontre auxArabes. A cet aspect, vue s'arrêtent.