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Le liquide céphalo-rachidien, normal et pathologique

1 . Analyse du liquide céphalo-rachidien dans un cas d’hydrocéphalie consecutive à un gliome

du cervelet. Contribution à l’étude de cette sécrétion (C. U- de la Soc. de Biologie. Avec E. Gaujoux. T. 66, p. 259, 13 février 1909).

2. Contribution à l’étude chimique du liquide céphalo-rachidien. Remarques sur la nature

du principe réducteur (Analyse complète clans un cas d'hydrocéphalie consécutive à un gliome du cervelet) \.fournal de Physiologie el de Pathologie générale. N“ 3, p. 408, mai 1909. Et in; Journal de Pharmacie el de Chimie. T. 29, p. 472, 16 mai 1909).

3. Présence de nitrates et de nitrites dans le liquide céphalo-rachidien. Perméabilité

méningée aux nitrates (C. R. de la Soc. de Biologie. Avec E. Gaujoux. T. 66, p.424, 13 mars 1909).

4. Exagération de la perméabilité méningée au.x nitrates ; diagnostic de la méningite

tuberculeuse (C. B. de la Soc. de Biologie. Avec E. Gaujoux. T. 66, p. 533, 27 mars 1909. Note additionnelle. T. 66, p. 637, 24 avril 1909).

5. L’épreuve aux nitrates. Perméabilité des séreuses en général (Bull, de la Soc. des

sciences médicales de Montpellier . Avec E. Gaujoux. Séance 30 avril 1909. Bull. p. 192. Montpellier Médical, 1909).

6. De l’élimination des nitrates par les diverses glandes de l’organisme, dans ses

rapports avec la perméabilité méningée à ces sels {Montpellier Médical. Avec E. Gaujoux. T. 29, p. 121, 8 août 1909).

7. Réaction méningée dans un cas d’urémie convulsive et comateuse (C. B. de la Soc.

de Bio'ogie. Avec J. Anglada. T. 64, p. 638, 24 avril 1909).

8. Xanthochromie du liquide cé|)halo-rachidien dans un cas d’ictère par rétention avec

urobiline et hyperglyco.se Passage tardif des pigments biliaires dans ce liquide {C. H. de la .Soc. de Biologie. Avec J. Anglada, T. 66, p. 711, 7 mai 1909).

9. Analyses chimiques de liquides céphalo-rachidiens. In Thèse O Anglada

(Thèse de Mompcllier, N“ 55, 8 mai 1909).

10. Analyses du liquide céphalo-rachidien dans la méningite tuberculeuse (C. R. de la Soc-

de'B ologie. Avec E. Gaujoux. T. 66, p. 1089, 26 juin 1909).

11. Contribution il l'étude du liquide céphalo-rachidien dans la méningite tuberculeuse.

Essai d’établissement (l’une formule chimique {Revue IVeurologigue. N" 12, p. 733, 30 juin 1909).

12. Analyses du liquide céphalo-rachidien dans la méningite cérébro-spinale à méningoco-

ques {C. B. de la soc, de Biologie. Avec II. Roger. T. 67, p. 203, 17 juillet 1909).

13. Analyses du liquide céphalo-rachidien dans la méningite cérébro-spinale à méningoco-

ques [C. R. (le la soc. de Bio'ogie. Avec E. Gaujoux. T. 67, p. 364, 31 juillet 1909).

14. Analyse chimique du liquide céphalo-rachiden dans la méningite tubercuhnisc et la

méningite cérébro-spinale à méningocoques (Séance de la Soc. chimique de France. Scct. de .Montpellier, du 25 juin 1909. Bull, de la Soc. chirnigue de France, S. 4, T. 5, p 806).

15. Analyso chimique du liquide céphalo-nichidien dans la mdniiiHite cérébro-spinale k

méningocoques. Composition et formule cliimirjuc. Valeiii- diagnostique et pronostique de cette formule (Congrès de Lille de l'Association fran(;aiso pour l’avancement des sciences, G août lf)09. Com}>lcH reii(/iis, l'.tûl), p. 91)9. In Jieo ne médecine, 1910, p. 189;.

16. Quelques recherches sur un cas do méningite céi-ébro-spinale avec méningococcémie

[Annales de médecine et de chiriirr/ie infunliles. Kn collaboration. Avec E. Gaujoux et M. Delanoé. Octobre 1909).

17. Syndrome de coagulation massive, de xanthochromie et d'hématoleucocytose du liquide

céphalo-rachidien (C. Il- de la Soc. de Biologie. Avec II. Roger. T. 66, p. 1000, 7 juin 1909J.

18. Syndrome de coagulation massive, de xanthochromie et d’hcmatoleucocvtose du

liquide céphalo-rachidien : méningite l’achidienno, hémorragique et cloisonnée. En collaboration avec E. Derrien et H. Roger {Revue Neurologif/ne N° 17, p. 107.5. 15 septembre 1909).

19. A propos du syndrome de coagulation massive et de xanthochromie du liquide

céphalo-rachidien. Essai de pathogénie. Valeur diagnostique. En collaboration avec H. Roger. [Gazette des Rôpitauv. N“ 120, p. 1495, 21 octoorc 1909).

20. Premier essai d’une chimie pathologique du liquide céphalo-rachidien.

Prix Swiecicki, 1908-1909 'Mé^noire de 200 pages, pré.srenté le 23 mai 1909, et couronné le 26 juillet par la Faculté de médecine de Montpellier.

21. Importance de l'examen chimique du liquide céphalo-rachidien dans le diagnostic

des méningites. Avec le D'' Bousquet (Soc. des sciences médicales de Montpellier. Séance du 3 décembre 1909. Montpellier Médical, 1910).

22. Biligénie hémolytique locale dans les mucocèles des sinus frontaux. Analyse chimique

et cytologique d'un nouveau cas (C. B. de la Soc. de Biologie. T.' 68, p 125, 22 janvier 1910).

23. Analyses du liquide céphalo-rachidien dans la fièvre de Malte (Soc. des sciences médi-

cales. Séance du 4 février. Montpellier médical. T. 30 p. 375. 1910).

24. Liquide céphalo-rachidien dans la fièvre de Malte et la fièvre typhoïde. Analyses chimi-

ques et formule {Province médicale. N“ 14, p. 155, 2 avril 1910).

25. Le liquide céphalo-rachidien dans la fièvre de Malte. Avec Lagriffoul et H. Roger

\C. B. de la Soc de biologie, T. 68, p. 358, 26 février 1910).

26. Des injections intra-rachidiennes d'électroinercurol dans le tabès. Modifications consé-

cutives du liquide céphalo-rachidien. Action sur le processus méningé et les lésions profondes [C. B. de la Soc. de Biologie. Avec F. Sapuby. T. 69, p. 167, 23 juillet 1910).

27. Méningite et perméabilité méningée consécutives aux injections intra-rachidiennes

d’électromercurol chez les tabétiques (C. B. de la Soc. de Biologie. Avec F. Sappey. T. 69, p. 239, 30 juillet 1910).

28. Composition chimique du liquide céphalo-rachidien normal. "Vraie nature

de cette humeur (Communication de la Société chimique. Séance du 17 mars 1911, et Soc. des sciences médicales de Montpellier, 7 avril 1911. In Bulletin de la Société chimique. S. 4,' T. 9, p. 683).

29. La réaction du liquide céphalo-rachidien à l’acide butyrique (réaction de Noguchi). Sa

valeur dans le diagnostic de la syphilis du névraxo (Avec J. Euzièbe et IL Roger L'Encéphale, N" 9. septembre 1911, et in Bull, de la Soc. des sciences médicales et Montpiellier Médical).

30. Sur un nouveau procédé de dépigmentaüon des préparations histologiques (Avec le

professeur E Grynfeltt. C. B. de la Soc. de biologie. T 61, p 87, 21 juillet 1906;.

31. Un gliome du cervelet chez l’enfant. Présentation do pièces (En collaboration avec

E. Gaujoux et Maillet. Soc. dos Sciences Médicales. Séance du 12 février 1909. Bulletin, p. 79 ; Montpellier Médical, 1909).

32. Un nouveau cas de tumeur du cervelet chez l’enfant (En coll. avec E. Gaujoux.

Annales de médecine et de chirurgie infantiles, 15 mars 1909).

33. Sur un cas de méningite tuberculeuse à début anormal chez l’enfant. Présentation de

pièces (En coll. avec E. Gaujoux et Brunel. Soc. des sciences médicales de Montpellier. Séance du 5 mars 1909. Bulletin, p. 111; .yontjiellier Médical. 1909).

Un cas de méningite cérébro-spinale épidémique (En et Maugarot. Soc. des sciences medicales de Montpelliei. Séance du j juin 1909. Bull. p. 248 et Monlpellier Médical. T. 29, p. 132, 1909).

Méningite cérébro-spinale à méningocoques. Début et séquelles d ordre mental. Iniections intra-racliidiennes d’électrargol et de sérum de Dopter. Gneiason. Analyse du liquide céphalo-rachidien (Avec IL Roger et Margarot. Montpellier Medical T. 28 , 22 juin 1909).

Méningites vraies ou complètes. Méningites incomplètes (Avec E. Gaujoux. Mont- ‘ pellier Médical. ï. 29, p. 264, 19 septembre 1909).

37. Sur l’acide malique dans les moûts et h'S vins. Sa consommation dans la fermentation

(C. R. de l'Académie des sciences. T. 145, p. 260, 22 juillet 1907).

38. Note sur l’acide malique dans les monts et les vins. Sa consommation dans la fermen-

talion (Congrôs de Bordeaux 2 et 3 juillet 1907. In BulL dQ ! AssocÀoliou d^s cfiiinisles de sucrerie et de distW erie de France et des Colonies T. 25, in Annales de chimie analyliqne. T. 12, p. 347, 15 septembre 1907).

39. L’acide malique en vinification et les fermentai ions malo-lacliques {Revue de Viticul-

ture. T. 29, p. 647. 11 juin 1908. Et Journal de pharmacie et de chimie. T. 28, p. 13, E'' juillet 1908).

40. Formation d’acide lactique par la levure dans la fermentation alcoolique Soc. chimique

de Ki-ance. Scct. de Montpellier. Séance du 26 mars 1909. Bull, de la Soc. chimique de France. T. 5, p. 469, 20 mai 1909).

41. Nouvelles recherches sur l’acide malique; Consommation d’acide malique par la levure

dans la fermentation et formation d’acide lactique. Indépendance de ces dettx phénomènes. (Congrès do chimie appliquée do Londres, 2 juin 1909. C. R., Sec. VI b, p. 94).

42. Origine des nitrites contenus dans la salive. Leur formation par réduction microbienne

des nitrates éliminés par ce liquide. (Avec le professeur J. Ville. C. R. de la Soc. de Biologie. T. 63, p. 231, 27 juillet 1907).

43. Les nitrites salivaires. Leur origine (mémoire) (Avec le professeur .1. Ville. In Bull,

de la Soc. chimique, de France. S. 4. T. 3, p. 212, 20 février 1908, et in Montpellier Médical. T. 26, p. 5, 21 juin 1908).

44. Sur les variations de la réduction microbienne des nitrates salivaires (Avec le

professeur J. Ville. C. B. de la Soc. de Biologie. T. 65, p. 66, 11 juillet 1908).

45. Origine physiologique du pouvoir saccharifiant de la salive (C. B. de la Soc. de

Biologie' T. 63, p. 737, 21 décembre 1907).

46. Origine du pouvoir saccharifiant de la salive chez l'homme (mémoire) {Bull, de la Soc.

chimique de France. S. 4. T. 3, p. 711, 5 juin 1908).

47. Le sucre existe-t-il dans la salive de chat (En coll. avec M. Lisbonne. C.R. de la Soc.

de Biologie. T. 66, p. 835, 22 mai 1909).

48. Liquides céphalo-rachidiens noi maux. Composition chimique (Soc. chimique de France.

Sect. de Monlpellier. Séance du 17 décembre. Bull, de la Soc. chimique de France. S. 4. T. 7, p. 88. N» 3, 5 février 1909).

49. Des causes d’erreur du dosage de l’alcool dans les vin.s par les ébulliomètres {Rev. com-

merciale de Bordeau.1' el du sud-Ouest, p. 5, 30 mai, 1903).

50. Dosage des acides volatils dans les vins (Avec L Roos. Annales de chimie analy-

lique. T. 11, p. 41, 15 février 1906).

^ 51. Dosage de l’acide malique et de quelques autres acides fixes dans les jus de fruits

fermentés ou non [Comptes rendus de V Académie des Sciences. T. 143, p. 185, 16 juillet 1906).

52. Oxvdation des acides tartrique et malique, leur dosage manganimétriqtie (Annales de chimie analytique. T. 12, p. 173, 15 mai 1907).

r.3. Dosage sous pression réduilc des acides volatils dans les milieux de fermentation : moûts, vins, bières, etc. (Avec L. lloos. Congrès de bordeaux des chimistes de rafflnerie, de sucrerie, et œnologie, 3-'i juillet 1907. JiaU. de l'Associalion des chimistes de sucrerie et de distillerie de France et des Colonies. T. 25, p. 41, juillet-août 1907).

54 Dosage sous pression réduife des acides volatils dans les vins, les moûts, les bières

(Avec L. Roos, Revue de Viticulture. T. 28, p. 291, 22 août 1907).

55 Sur le dosage do l’acide tartriquo dans les vins par évaporation {Annales de chimie

anaty tique. T. 13, p. 433, 15 novembre 1908).

.56. Du dosage do l'acide tartrique dans les vins {Journal de Pharmacie et de Chbnie. T. 29, p. 9, D'' janvier 1909).

57. Etude cryoscopiquo du vin. Rapport dos points cryoscopiques aux degrés alcooliques

i Annales de chimie analytique. 15 janvier 1909. Et liull.de la Soc. chimique de France. S. 4. T. 5, p. 250, 5 mars 1909).

58. Sur une méthode do dosage de l’acide lactique dans les milieux de fermentation

(Séance de la Soc. chimique de France. Sect. do Montpellier, 26 mars 1909. Bull, de la Soc. chimique de France. T. 5, p. 469, 20 mai 1909).

59. Action hydrolysante de l’acide fluorhydrique sur la cellulose (Avec le professeur J. Ville.

Séance^de la Soc. chimique de France. Sect. de Montpellier, 15 mars 1910. Bull, de la Soc. chimique. S. 4. T. 7, p. 372).

60. Sur l’hydrolyse fluorhydrique de la cellulose (Avec le professeur J. Ville. C. R. de

^Académie des Sciences. T. 150, p. 783, 21 mars 1910).

61. Action de l’acide fluorhydrique à diverses concentrations sur le glucose (Avec le pro-

fesseur J. Ville. Séance de la Soc. chimique de France. Sect. de Montpellier. Séance du 16 décembre 1910).

62. Notes de voyage. Le mildew en Suisse (iîenue ccmmerciale de Bordeaux et du Sud-

Ouest, 12 septembre 1903).

63. Traitement des marcs par diffusion {Feuille vinicole de la Gironde, 26 octobre 1905).

64. Les vins de diffusion \Feuille vinicole de la Gironde, 4 janvier 1906).

65. Stérilisation et concentration des moûts, Tentative faite en Algérie {Feuille vinicole

de la Gironde, 15 février 1906).

66. Vins renfermant de l’arsenic {Veuille vinicole de la Gironde, 16 août 1906),

67. Ethers et bouquet du vin [Feuille vinicole de la Gironde, 28 février 19071.

68. Ji'arsenic dans les vins [Feuille vinicole de la Gironde, 11 juillet 1907).

69. Les vins de diffusion. Légalité de la diffusion des marcs [Feuille vinicole de la Gi-

ronde, 7 mai 1908).

70. De la question du danger de l'emploi des sels arsenicaux en agriculture {Feuille

vinicole de la Gironde, 15 octobre 1908, et Journal de pharmacie et de chimie. T. 28, p. 393, 1 novembre 1908).

71. I^es traitements arsenicaux et le vin. La question devant l’Académie de médecine

[Feuille vinicole de la Gironde, 21 juin 1909).

72. Recherche du sucre dans l’urine : Conseils au praticiens (in Annales de médecine

el de chirurgie infantiles, mars 1909).

73. De la proprété chimique des récipients cmplovées en clinique. L'alcool à brûler cause

d’erreur dans la recherche de l’acétone (Avec IL Roger, BuH. de la Soc. des sciences médicales de Montpellier, 1911).

INTRODUCTION

L’association toujours plus étroite du laboratoire et de la clinique, la mise en œuvre des méthodes bactériologiques, cytologiques et de réactions biologiques délicates ont, depuis quelques années, fait revivre et rajeuni Vhiimorisme d’antan.

De toutes les humeurs, le liquide céphalo-rachidien put, à juste titre, être considéré, dès l’apparition de la ponction lombaire, comme susceptible de fournir les renseignements cliniques les plus utiles sur les tissus et les organes au contact desquels il se trouve.

Les premières recherches furent d’ordre chimique, mais bientôt deux méthodes ayant pour elles l’attrait de la nouveauté : L'examen bactériologique et Vexamen cytologique, orientèrent les esprits dans une autre direction.

h'examen bactériologique a donné de très beaux résultats dans les méningites, h'examen cytologique, par sa simplicité apparente, sa mise en œuvre facile dans toute clinique, ac(|uit la vogue qu’on lui connaît; non toutefois

INTRODUCTION

(jue les rcnseigneiiKMils foui’nis puissciiit jiistilier cel engouement on l’onhli, inconsidéi’é peut-être, mais réel, des elTorts tentés dans une voie diiïéi-ente.

h' examen ci/lologique, en se boimant à constater la présence ou rabsence d’une réaction leucocytaire, sa nature lymphocytaire ou polynucléaire, reste dans des généralités, demeure peu précis.

Ce qui est plus grave, c’est qu’il se trouve souvent inexact et quelquefois même en défaut.

Les éléments cellulaires sont en effet en suspension, ce qui rend leur répartition dans le liquide céphalo-rachidien défectuense et variable. Sicard l’a bien montré, les formules et les pourcentages obtenus varient suivant la position du malade, la hauteur de la ponction, les mouvements antérieurs de celui-ci, et autres circonstances dont il est difficile de tenir compte.

Ajoutons que l’obtention de formules anormales, le manque complet de réaction sont des faits courants (1).

De sérieuses critiques seraient donc à adresser à l’examen cytologique, mais faut-il pour cela lui jeter la pierre comme certains font fait?

Pour ma part, je ne saurais y souscrire, car s’il est vrai qu’il a peut-être retardé l’éclosion de certaines idées, il n’en demeure pas moins que c’est lui qui, sous l'impulsion vigoureuse et toute française des Widal, des Sicard, des Ravaut, a tiré presque du néant la question du liquide céphalo-rachidien et l’a imposée au monde médical.

Quoi qu’il en soit, l’examen cytologique, pour avoir puissamment servi la cause générale, n’en demeure pas moins insuffisant .

(!) On trouvera dans celle Ihèse même au chapitre de la méningile tuberculeuse, des exemples torts nets de ces laits.

INTRODUCTION

Personne ne saurait en effet nier qu’il ne peut prétendre éclairer qu’un petit côté de la question, ne soulever le voile que sur une minime fraction de la réaction aux agents infectieux ou toxiques, ne donner qu’un aperçu raccourci des phénomènes que nous cherchons à connaître tout entiers.

Donner les raisons (jui me font écrire ces lignes, c’est justilier le mode même d’investigation qm; j’ai l’avantage de proposer.

La réponse des méninges souffrantes et de l’organisme tout entier ne se borne en effet pas, en vérité, au seul « exode figuré ». Celui-ci, |)oui' être la [)orlion visible de l’épanchement, n’en est pas la [)lus importante.

Bien avant que la diapédèse se produise dans la suite des phénomènes qui constituent l’intlammalion, les vaisseaux laissent transsuder des principes variés, des éléments dissous du plasma qui vont constituer un exode « non fgiiré ». Dans cet exode, le chimiste suivra avec facilité l’apparition des matières réducUdces, des chlorures, des albumines du sang, et celle de bien d’auti*es substances envisagées en bloc sons les rubriques d’exti-ait, de cendres, d’alcalinité..., autant de facteurs dont les varialions électives permettront de connaîti’e dans tons ses délails et ses moindi’es particularités une réaction donnée. Cela par le fait que nous ne jugerons plus sur un seul élément, sur un symptôme isolé, comme le faisait l’examen cytologique en ne s’occupant que de ha diapédèse, mais sur un ensemble de faits, sur un faisceau de preuves, sur un syndrome humoral tout enlier.

L’exode fguré » n’est (ju’un incident de la réaction de l’organisme dont l’histoire est, en réalité, chacun ne peut qu’en convenir, dans l’exode sérique ».

INTRODUCTION

Les incertitiulcs, les aléas, le man(|uc de précision des réponses du mode d’investigation précédent n’existeront plus lors({ue l’on envisagera l’cxode ((non tiguré»; on ne considère plus, dès lors, qu’un tableau dont la richesse et la précision toute numérique des détails donne une idée de l’ensemble plus puissante et autrement mieux assise que celle habituellement envisagée.

Le champ d’investigation de la ponction lombaire s’élargit et la signitication que prend celle-ci devient intiniment plus haute. On lira dans une formule chimique comme on le ferait sur une coupe anatomo-pathologique, ce n’est plus une probabilité que l’on énonce, mais un diagnostic que l’on pose.

Comment ce fait si simple, que la connaissance de ce qui se passe pour d’autres humeurs aurait pu indiquer (1), est-il demeuré si longtemps dans Lombre ? Nous ne pouvons que constater que l’histoire en avait décidé autrement.

Les recherches chimiques sont demeurées courtes et superficielles. Les valeurs obtenues, données comme supplément d’information , se sont trouvées quelquefois inexactes , et toujours , vite perdues dans le flot d’une bibliographie colossale. A tout prendre d’ailleurs, se serait-il trouvé quelqu’un pour rassembler ces résultats, la façon môme dont ils étaient présentés

(!) 11 y a longtemps, en elfel, que la pathologie générale enseigne l’éleclivilé des phénomènes de Iranssudalion. L’élude que j’ai faite du liquide céphalo-rachidien pathologique suITirail, au cas contraire, à le prouver.

INTRODUCTION

OU obtenus me fait douter de l’intérêt pratique qu’eussent présenté les conclusions d’un tel labeur.

Ou bien les auteurs n’ont, en effet, donné qu’un seul chiffre, ce qui est notoirement insuffisant pour juger d’une formule; ou bien, ayant effectué deux ou trois déterminations, ils les ont publiées avec les rubriques trop vagues d’hémiplégie, de syphilis, de pneumonie ; or, de toute évidence, il y a hémiplégie et hémiplégie, comme hydrocéphalie et hydrocéphalie, pneumonie et pneumonie. Des complications diverses peuvent exister, des lésions rénales, nerveuses ou autres se rencontrer, et la formule prendra des allures spéciales, les contituanls des valeurs différentes. Ces valeurs, inléressantes pour qui sera au courant des particularités cliniques du cas, demeureront incompréhensibles et contradictoires h celui qui n’aurait su, ou pu, rentrer dans ces détails.

L’existence enfin de valeurs indéniablement fausses, que nous verrons se rencontrer, aurait achevé de brouiller l’écheveau, déjà difficile à démêler.

Sans doute sur le nombre il s’est trouvé des essais sérieux ; Voisin a vu juste au sujet des variations des chlorures ; mais son opinion et bien d’autres se sont heurtées à des avis autorisés, victimes de déterminations erronées qui ont déclarés que « telles variations » échappaient à toute règle...

Faut-il encore ajouter que, tout en discutant valeurs pathologiques, personne ne s’est préoccupé de connaître la formule physiologique ? Un exemple : Tandis que quelques auteurs placent, avec les classiques, le taux normal de l’albumine environs d' un gramme, d’autres, plus près de la vérité parlent de quelques centigrammes seulement. Que croire ? Gomment juger des résultats analytiques ?

INTRODUCTION

'Fol était Félat de la <j Lies lion lorsijue, en 190H-U)01), je Fus amené à j)rali()ner des analyses détaillées de liquide céjihalo-rachidien dans la ménimjile liiberculeuse et (jnelques autres affections ; et cela avec des méthodes analytiques convenables. Or je ne tardai pas à remarquer la iniperposabililé des résultats obtenus dans un état pathologique donné et à comprendre bientôt l’intérêt clinique qu’auraient de telles recherches étendues aux divers chapitres de la pathologie.

Le succès a répondu à mon attente au delà de mes espérances. L’examen chimique du liquide ceÿ/za/o-rac/i/c//e/z se présente aujourd’hui, de tous les modes d’examen de cette humeur, comme celui qui, en matière diagnostique et pronostique, par la ponction lombaire, dans les affections nerveuses ou en dehors d’elles, donne les résultats les plus sârs, les plus complets^ les plus brillants.

Mais, pour étayer ces conclusions avec toutes les garanties possibles, j’ai dû reprendre sur des bases nouvelles et essentiellement personnelles la question, jusqu’ici mal posée, de l’examen chimique du liquide céphalo-rachidien.

En dehors de l’emploi de méthodes analytiques simples, rapides et précises, il fallait :

1° Fixer la composition du liquide céphalo-rachidien normal.

2° Au début, ne pas limiter les investigations aux variations d'un ou deux éléments .,vodi\s^ s'efforcer de saisir l'ensemble de la formule chimique.

Tabler sur les variations d’un seul élément, c’est s’ex-

INTRODUCTION

poser aux pires mécomptes. Quel clinicien porterait un diagnostic sur un seul symptôme?

3® Enfin, sous peine de pai*aîlre long au chimiste, j’ai ciTi indispensable de joindre aux formules obtenues les observalions cliniques^ qui, seules, peuvent justilier les anomalies possibles, permettre la comparaison avec les résultats trouvés en d’autres circonslances, ap|)rendre à lire dans la formule les particularités du cas, ce qui n’est pas un des côtés les moins intéressants de l’examen chimique.

En essayant de remplir ces conditions, l’effort que j’ai fait se distinguera peut-être de celui de mes prédécesseurs. 11 saura tout au moins, je l'espère, mieux profiter à l’étude chimique du liquide céphalo-rachidien.

Mon travail comprend, en dehors d’un chapilre de technique, deux parties :

1” Une partie physiologique, traitant du liquide céphalo-rachidien normal.

2° Une partie pathologique.

La première est une étude anatomique, physiologique et chimique du liquide céphalo-rachidien normal.

La seconde réunit tous les faits pathologiques que j’ai obtenus ou dont j’ai eu connaissance, relatifs è la chimie de l’humeur rachidienne. Je m’y efforce d’abord, à l’aide de l’histoire clinique de chaque élément et de documents expérimentaux, de préciser la signification et Vorigine des variations observées, pour établir ensuite, sous forme de monographies, les syndromes humoraux des diverses affections, afin d’en tirer les indications

INTRODUCTION

dicKjnosliqiies, pronosliqaes et Ihérapeuliqnes qu’ils compoi'tent.

Une table des matières détaillée rend compte des chapitres successifs constituant cet ouvrage.

Ma bibliographie est par noms d’auteurs. Les travaux de chacun s’y trouvent indiqués dans l’ordre chronologique.

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