‹ Le liquide céphalo-rachidien, normal et pathologiqueChapitre 2 sur 329 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

NOTIONS TECHNIQUES

pour l’examen de petites quantités de liquides organiques,

et de

l’humeur rachidienne en particulier.

Les petites quantités de liquide mises habituellement à la disposition du laboratoire ne sont nullement, comme certains cliniciens ont pu le penser, incompatibles avec un examen chimique précis et complet.

Une analyse, pour être rigoureuse, exige moins une abondance de matière, que l’emploi de méthodes convenables, d’inslrunienls gradués exacts et de liqueurs dont le litre a été soigneusement vérifié.

Si ces précautions élémentaires sont remplies, je puis affirmer, sanscrainle d’être démenti, que les déterminations effectuées sur 15 à 30 cc. de liquide de ponction ne le cèdent en rien, comme exactitude, aux chiffres obtenus dans la pratique courante sur des quantités plus importantes d’autres humeurs.

J’ajouterai même que, dans le cas spécial du liquide cérébro-spinal et en raison du peu de complexité ou tout au moins du peu d’abondance de substratum organique de ce milieu, les mesures effectuées sur lui ont une précision ignorée des autres analyses de produits biologiques. Les mauvais virages y sont ignorés.

Tout au plus, pour cet examen, qui est essentiellement du domaine des recherches cliniques, est-il nécessaire de faire un choix parmi les procédés habituellement employés.

J’ai seulement voulu, dans les pages suivantes, rassembler les techniques LES PLUS APPROPRIÉES, SOULIGNER CELLES QUE l’exPÉRIENCE m’a MONTRÉ ÊTRE LES MEILLEURES, INDIQUER LES MODIFICATIONS QUE J’aI PU LEUR APPORTER.

NOTIONS TECHNIQUES

Observations préliminaires.

Nécessité de centrifuger le liquide examiné.

Les déterminations d’extrait, d’albumine, de phosphore, de fer, de potassium, du liquide céphalo-rachidien ne sauraient comprendre les éléments correspondants des globules blancs et rouges ou des cellules de desquamation qui peuvent s’y rencontrer.

Une première précaution est donc de centrifuger le liquide de ponction. Il convient même de ne pas tarder à effectuer cette opération si le nombre des éléments cellulaires est tant soit peu abondant, car, in vitro, des échanges de diverse nature peuvent se produire entre ces corpuscules et le liquide qui les baigne, échanges certainement préjudiciables aux déterminations ultérieures' (1).

A quel moment convient-il de procéder à l’analyse chimique ?

Une fois centrifugé, le liquide ne saurait, à moins de contamination microbienne, changer notablement de composition.

Aussi, la précipitation que montrent certains auteurs à procéder à l’analyse me paraît tout à fait inutile, surtout si le liquide est préalablement centrifugé. Un examen fait dans le courant de la journée ne peut être critiquable.

Peut-on, en cas de force majeure, différer de quelques jours l’examen chimique du liquide de ponction ? Et quelles sont dans ces conditions les précautions à prendre ?

Quand il m’a fallu remettre un examen, je me suis bien trouvé de porter simplement les tubes contenant le liquide céphalo-rachidien pendant cinq minutes au bain-marie bouillant. Ce chauffage est suffisant. J’ai conservé ainsi des liquides inaltérés plusieurs jours et même quelques semaines. Avoir seulement la précaution après refroidissement, d’enfoncer les cotons et de boucher soigneusement au liège afin d’éviter toute concentration.

(1) Ce contact est particulièrement préjudiciable au dosage du sucre.

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