B. — ÉLÉMENTS ISOLÉS
I) Composés organiques a) Matières albuminoïdes.
ALBUMINE
'Très ncimbreuses sont les méthodes qui ont servi au dosage ou à la recherche de 1 albumine du liquide céphalo-rachidien. Deux seulement.
(1) Ronchèse. — Bull. Soc. chimique, 11 mai 1907, t. 62, p. 867.
RECHERCHE DE l’aLBUMINE
cependant, me paraissent remplir les conditions d’exactitude et de rapidité désirable tout en n’exigeant qu’une faible quantité de liquide. Ce sont :
1“ Une méthode diaphanométrique ;
2" Une méthode par pesée,
que j’ai toutes deux étudiées et que j’exposerai en détail dans les pages suivantes.
Un mot d’abord des procédés de recherche.
Recherche des albumines vraies.
Méthode de choix. — La meilleure technique consiste à combiner l’action de la chaleur et de l'acide Irichloracéliqiie.
.1 cel effet, on chauffe 2 cc. de liquide céphalo-rachidien au voisinage de l’ébullition dans la flamme d’un bunsen. On les relire du feu. Puis on les additionne de VI gouttes d’acide Irichloracétique au tiers.
Un liquide normal ne donne, dans ces conditions, qu’un flou léger.
Des méninges enflammées fournissent, au contraire, un li([uide qui louchit et précipite d’autant plus, que la quantité d’albumine renfermée est ellemême plus importante.
Ce simple examen qualitatif suffit pour apprécier le caractère normal ou pathologique d’un liquide. Rien n’est cependant, plus aisé que d’évaluer numériquement avec ce simple essai la quantité d’albumine précipitée.
L’acide trichloracétique employé offre l’avantage sur l’acide acétique ou les acides minéraux utilisés d’habitude, de ne pas redissoudre 1 albumine précipitée et de se montrer d’une grande sensibilité.
Il ne précipite à chaud ni les albumoses, ni les peplones.
Autres méthodes. — La recherche de l’albumine a encore été faite par d’assez nombreux procédés, que nous allons rappeler, mais dont la valeur est souvent discutable.
Chauffage simple sans aucune addition (Méthode Guillain et Parant,
WlDAL, SiCARD et Ravaut, 1903).
Plusieurs auteurs se sontcontentés (à la suite de Guillain et Parant);Widal, SiCARD et Ravaut (1903), de chauft’er purement et simplement jusqu’à l’ébullition quelques centimètres cubes de liquide de ponction ; tels sont : Robert (1905), Anglade et Jacquin (1906), Reaussart (1910).
Un liquide normal ne donne dans ces conditions, aucun louche, tandis que les liquides de P. G. P., de tabès ; les méningitets chroniques, les méningo-myélites, les syphilis cérébrales, laisseraient apparaître un trouble plus ou moins prononcé, allant jusqu’à la formation d’un précipite. 11 en est de même des méningites aiguës.
Le signe serait précoce (Guillain, Sicard et Anglade). Pour Guillain, le louche est constitué par de la sérine. , . ,
Les psychoses non organiques et les névroses sans retentissement méningé ne donneraient aucun trouble, d’où un diagnostic dilTérentiel possible.
Une telle façon de rechercher l’albumine a été critiquée à juste titre . Sans conteste, un liquide qui donne sous la seule action de la chaleur un louche marqué ou un précipité, peut être considéré comme pathologique, mais la réciproque n’est pas vraie. La précipitation des albumines dans ces conditions ne saurait servir de base à un procédé sérieux. On s’étonne de trouver cette méthode encore rapportée dans un article de Ravaut [Monde médical, oct. 1911, p. 869).
NOTIONS TIÎCIINIOUES
Chauffage en milieu acide, avec ou sans addition de sels neutres.
\u acide acétique est de heaiicoiip le réaclif le i)liis employé. Il redisüoul, malheiireusemcid, le précipité rormé, si l’on dépasse tant soit peu la quantité e.xacte à ajouter.
Pour remédier à cet inconvénieid,, on peut lui adjoindre un sel indilTérenl : S(.)-*Na2, S()*Mg, NaCl (Denigks, 1806; JlnANDEis et MoNooun, 1006), ce ([ui évite en partie cette redissolution.
L’on a aussi employé Vacide azoliqae à froid.
Ouelques auteurs ont enfin essayé le réactif de Tanret, mais il se montre, d'une façon générale, trop sensible et donne des l’ésultats positifs dans tous les cas.
Dosage de l’albumine.