‹ Le liquide céphalo-rachidien, normal et pathologiqueChapitre 100 sur 329 · I. POIDS APPARENT DU CERVEAU, DANS LE LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN · texte numérisé non relu

I. POIDS APPARENT DU CERVEAU, DANS LE LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN

Un rôle, et non des moindres, du liquide céphalo-rachidien est ' assurément de diminuer dans des proportions considérables la force avec laquelle toute la masse cérébrale tire sur ses attaches crâniennes ou s’écrase sur la hase de la boîte osseuse.

Le cerveau pèse en effet, en moyenne, d’après Sappey: 1 kg. 182 chez l’homme et 1 kg. 093 chez la femme, avec des densités respectives de : 1041 et 1032 (3).

(1) Gha.sset et Rauzier. Traité pratique des maladies du système nerveux.

(2) Richet. Dictionnaire de physiologie. Article Cerveau.

(3) ChiflVes de Uanielwsky, d’accord, d’ailleurs, avec la moyenne admise.

LIQUIDE NORMAL

D’aiilre pari, la densité normale du liquide céphalo-rachidien qui baigne les centres étant de 1007,5, ceux-ci ne se trouvent plus présenter un poids apparent de :

1007,5) = 30 gr.

1007,5) = 26 gr.

soit 39 grammes chez V homme et 26 seulement chez la femme. '

Ces calculs très simples donnent mieux que de longs discours la raison de la « suspension hydraulique » des centres dans toute la série animale. Ils suffisent à la justifier, indépendamment de toute action amortissante des chocs qu’elle a encore et qui est longuement décrite dans les ouvrages spéciaux.

II. LE LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN, MILIEU DE CONSERVA- TION DE L’EXCITABILITÉ CELLULAIRE.

V. Sérum minéral » complet par excellence, puisqu’il est purement et simplement dialysé, le liquide céphalo-rachidien ne peut être qu’un milieu de premier ordre pour les expériences de réviviscence, meilleur même que le sérum lui-même, dont s’accommodent^mal les éléments délicats (Fleig).

Son isotonicité, son absence de toxicité achèvent de leur donner toutes les qualités requises.

De fait, Fleig a réalisé avec lui des expériences de survie d’organes isolés du corps des plus curieuses :

« Pour l’intestin, la vessie, l’utérus, écrit-il (1), les contractions s’y manifestent pendant plusieurs heures à la température du corps et, si les organes sont maintenus à basse température, un peu au-dessous de zéro par exemple, on peut encore, au bout d'une semaine, voir réapparaître leurs contractions, en les ramenant progressivement à une température convenable. »

Ces expériences particulièrement intéressantes doivent trouver place dans toute histoire du liquide céphalo-rachidien.

(1) Fleig. « Des divers liquides organiques, en tant que milieux nutritifs artificiels pour les organes isolés du corps ». C. R. Soc. Biol. T. 63, p. .362, 26 octobre 1907.

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