IV. SUBSTANCES MINÉRALES
CENDRES
Substances minérales totales.
Reflet fidèle de la partie minérale du plasma, les cendres du liquide céphalo-rachidien seraient intéressantes à étudier dans leur composition au cours de divers états morbides.
De tels renseignements manquent encore, ce qui me réduit, à ne considérer, pour l’instant, que les fluctuations du chilTre global de ces substances minérales.
Très fixes, ou tout au moins n’oscillant qu’entre des limites peu étendues dans la plupart des afTections, comme me permet de l’affirmer le grand nombre de déterminations que j’aifaites, les cendres présentent en deux occurrences seulement des valeurs particulières :
1° Dans la méningite tuberculeuse où elles diminuent ;
2° Dans V impermécibitité rénale où elles augmentent.
a) Abaissement des cendres dans la méningite tuberculeuse.
De toutes les méningites aiguës, la méningite tuberculeuse est ta seule à présenter des valeurs aussi basses.
Je relève en effet :
6 gr. 75 (Obs. n° 2)
7 gr. 25 (Obs. n“ 3)
8 gr. 40 (Obs. n“ 4)
7 gr. 45 (Obs. n® 5)
7 gr. 70 — 7 gr. 07 — 5 gr. 80 (Obs. n“ 6)
8 gr. 00 (Obs. n“ 7)
7 gr. 87 (Obs. n® 8)
7 gr. 50. (Obs. n® 9)
GENDRES
7 gr. (Obs. n“ 10)
7 gr. 50 - 7 gr. 25 - 7 gr. 00 (Obs. n“ 12)
Denigès et Sabhazès ont donné ; 7 gr. 30 et 7 gr. 35.
La méningite cérébro-spinale fournit des chiffres supérieuis à
d grammes :
8 gr. 60-8 gr. 00 — 8 gr. 66—8 gr. 73—8 gr. 15. — Cas rustes : 8 gr. 87.
La méningite pneiimococcique : 9 gr. 37.
La méningite slreplococcicpie : 8 gr. 62 et 8 gr. 00.
Ces valeurs sont importantes et signalent la méningite tubercureuse au clinicien. Leur baisse du chiffre des cendres au-dessus de 7 gr. 30, et à plus forte raison de 7 gr. 50, est la signature indéniable du processus tuberculeux.
En dehors de la méningite tuberculeuse, on ne rencontre en aucun cas des chiffres abaissés d’une façon appréciable, ce qui ^souligne bien l’importance diagnostique de ce signe (1).
Cet abaissement des cendres dans la méningite tuberculeuse nu’est pas, comme on pourrait le penser, le seul fait de l abaisse- 1 ment des chlorures, mais le résultat d’une déminéralisation globale Idu sang au profit, peut-être, des tissus. La constatation d une ibaisse un peu forte est d’un pronostic rapidement latal.
Ib) Elévation du taux des cendres dans l’imperméabilité rénale.
Les cendres ne s’élèvent que dans l imperméabilité renale.
J’ai trouvé :
10 gr. 50 (Obs. 163). Néphrite au cours d’une pneumonie.
Phénomènes nerveux. Mort.
— 9 gr. 40 (Obs. 165). Urémie nerveuse chez une infectée
syphilitique.
— 13 gr. 30 (Obs. 168). Néphrite avec état infectieux mal
défini.
La « rétention minérale » ne porte pas aussi, ici, exclusivement
(1) Dans quelques cas d’hydrocéphalie, on a signalé dans les anciennes analyses deu.v ou trois chiffres assez bas (Voyez 3» sous-division). Resterait à démontrer qu’ils sont exacts, et le seraient-ils qu’ils posent parfaitement ie problème de la nature bacillaire de l’affection.
LIQUIDE CÉPIIALO-HACIIIDIEN PATHOLOGIQUE
sur les chlorures, mais également sur les autres constituants minéraux.
Je rajipelle à ce sujet le chilTre élevé de phosphates Irouvé par Appelt et SciiuMM dans un cas d’urémie.
En résumé :
Le taux des cendres a une valeur diagnostique de premier ordre dans la méningite tuberculeuse et l’imperméabilité rénale.
CHLORURES