‹ Le liquide céphalo-rachidien, normal et pathologiqueChapitre 162 sur 329 · SUB · texte numérisé non relu

SUB

• . 0 rHp

Pu O G5 lOlN , , ,

^ CO W ts.

guBx

ao

SUB Z

îi<J ScoO

••2 ^ ^ OtN,Ot^Oo

•poueg

SUB X

limp.

inc.

SUB X

limp.

inc.

lymph.

très

légère

SUB X

limp.

inc.

lymph.

ilbuniin '.hlorure iucre .

Extrait '.endres

•o;uv ^

SUB g

■< so •'*4 ^

• . iTi 1^ ..

PU(J lO CO

s.s 1 do 11- 1 1 1 §

fO

SUB g

limp.

inc.

lymph.

et

polyn.

Moyt

■S.raa

SUB X

limp.

inc.

lymph.

moy.

SUB g ^

limp.

inc.

Aspect

Couleur

Albumine

Fibrine

Sucre

NaCl

Extrait

Cendres

Examen cytologique...

MKNINGITliS CHRONIQUES

L’aspect cl la couleur du licjuidc céphalo-rachidien sont normaux dans le (abcs, à moins qu’il ne s’agisse de cas avec une poussée de méningite parliculièremenl accusée. Le liquide ne devieuL alors [)as louche, mais prend des rellels jauuAlrcs, lorsqu’on regarde suivaiiL l’axe du tube.

Il a été fait quelques dcLerminalions de densité et de viscosité.

Sur deux tabès à période paralytique, j'ai obtenu — 0"55 et 0'“59 (obs. 61 et 62) dont la moyenne : — 0"57 est normale. Une autre fois j’ai trouvé — 0°60.

Achard Loeper et Laubry (1901) et Dirksen ont trouvé dans 9 cas des A variant de — 0"51 à — 0°60 avec une moyenne de —0^*54 (chiffre normal suivant leurs déterminations).

Albumine.

Le chiffre d’albumine est variable dans le tabès. On y rencontre des valeurs normales de 0 gr. 25, mais te plus souvent des chiffres voisins de 0 gr. 50 et 0 gr. 60. Quelquefois, aussi, on note des valeurs supérieures à un gramme (obs. 39 et 55).

J’ai dit les relations qui existent entre cette albumine et le fait d’une méningite tabétique. En thèse générale, les liquides les plus albumineux correspondent aux lésions méningo-vasculaires, aux méningites les plus accusées.

Le chiffre d’albumine est donc particulièrement intéressant à connaître et à suivre chez un tabétique.

Variations de l’albuminose au cours du tabès. — L’albuminose du tabès est précoce (obs. 30, 35, 38) : l’observation 38 (tabès de trois mois) est particulièrement instructive à ce sujet, le malade ne présentant comme tout signe de tabès que l’abolition des réflexes tendineux, quelques phénomènes douloureux qui n ont rien de bien caractéristique, une légère diminution de la sensibilité profonde et un peu d’hypotonie. Pas d’Argyll, pas de Romberg. Or déjà à ce momentje note 0 gr. 80 d’albumine.

Les moyennes que j’ai données montrent que l’albumose seiait peut-être un peu plus grande dans les premiers mois ; elles se maintiennent au taux de 0,60 pendant de longues années, n’augmentent pas, mais diminueraient plutôt à la dernière péiiode. La lymphocytose suit, du reste, un cycle analogue (Milian).

Si à ces données on ajoute que la diminution des chloruies est légèrement plus importante dans la période du début, on voit que

TABÈS

ie processus de la méningite semble, tant soit peu plus marqué dans les premiers mois qii’ultérieurement. J’ajoute que ce sont là des nuances.

Albiiminose et Ihérapeuliques rachidiennes du tabès. — Les tliéraoeutiques rachidiennes du tabès peuvent modifier d’une façon heu- •euse et parfois rapide l’albuminose du liquide céphalo-rachidien, le ne reviendrai pas sur ce que j’ai dit au sujet de l’élecru’o = Hg, je renvoie à mes notes à la Société de Biologie et à la idîèse de Sappey (1910) (1).

Vateurs trouvées par tes auteurs :

Wolf (1901) cite clans le tabès un chitïVe de 4 gi\ ; Nonxe et Appelt, dans le nombreux dosages, notent des valeurs variant de 0 gi-, bO à 1 gr. par itre (1907); Frenkel-Heiden (1906) dose: 2 gr. 45.

^Recherche des globulines.

Essai de Guillain (1903). — Guillain sature ciuelciues centimètres cubes -le liquide céphalo-rachidien par le sulfate de magnésium et obtient ainsi un ouche (p. 16).

Le pourcentage des réactions positives est très élevé dans le tabès (Guilet Parant (1903) ; Sicard, GCillain et Ravaut (1903); Smidt (1910).

Essai de Nonne et Appelt (1907). — Ces auteurs ))réfèrent au sulfate de -nagnésie le sulfate d’ammoniaque à demi-saturation (p. 16). L’examen du -iquide doit être fait après trois minutes. Les résultats sont du même ordre (jue 'es précédents (Nonne et Appelt (1907), Ziveri, Billestroe.m, Sculessinc^er, UIaYER, ZiCHELBERG et ^^’lRK).

Aucune de ces réactions ne présente d’intérêt sérieux : l’appréciation d'un i-ésultat positif est délicate et sujette à caution (p. 236).

Réaction de Noguchi. — Cherchant toujours à mettre en évidence Vluiperiliobutinorachie rencontrée dans le tabès, comme dans la P. G. et la syphilis nerveuse, se trouve encore le procédé à l’acide butyrique de Noguciu. Cet >;ssai fourni 80 à 90 p. 100 de résultats positifs ici.

Les observations 30, 31, 34, 38, 43, 44, 50, 52, 54, 59 ont donné le précipité

(1) Voici quelques résultats obtenus:

I. — L’albumine fait complètement retour à la norniale dans les obs. 38, 13, 44, 50.

Passant de : 0 gr. 80 à 0 gr. 36

— de : 0 gr. 42 à 0 gr. 20

— de : 0 gr. 55 à 0 gr. 33

— de : 0 gr. 50 à 0 gr. 34

II. — L’albumine est peu modifiée ou reste élevée : obs. 34 , 49 52 55.

Passant de : 0 gr. 55 à 0 gr. 48 , — de : 0 gr. 90 à 0 gr. 70

* — de : 0 gr. 72 à 0 gr. 55

— de : 1 gr. 46 à 0 gr. 70

Tel serait encore le cas des obs. 31, 32, 37.

•Iavorski (1910), a signalé dans le traitement mercuriel (non rachidien), ine disparition du précipité fourni par le sulfate d’ammoniaque (globules). On admet toutefois en général que cette thérapeutiiiue n’agit >uère sur les lésions tabétiques.

MÉNINGITES CHRONIQUES

caracléi'isliqiie après liois lieuros. Je n’ai rien ohlenii dans l’obs. 53. La réacUon devient négative après le traitement à l’électro = Ilg, lors<{ue la cicatrisation des lésions a lait disparaître l’iiyperalhnminose (obs. 42 et 5ü).

Fibrine et fibrinogène. — La fibi ine n’a jamais été signalée dans le tabès. Même dans le cas de méningite tabétique ravivée par une injection d’électro == llg faite quarante-huit heures avant (obs. 52).

Mucine. — Le liquide céphalo-rachidien ne renferme pas de mucine (obs. 10 et 45).

Nucléoalbumines. — Williamson y a signalé cinq fois surcinqdes nucléoalbumines (?)

Albumoses. — Le môme auteur n’a pas trouvé d'albumoses.

Sucre. — Le taux du sucre est seulemeuL légèrement abaissé dans la majorité des tabès ; la réaction directe du fehting (p. 30) est toujours obtenue.

Les valeurs trouvées .sont rarement très basses ; une seule fois dans un cas un peu spécial, sur un liquide très albumineux j’ai do.sé 0 gr. 13 (obs. 55). Dans deux cas au contraire sans méningite, mais médiocrement caractérisés comme tabès (obs. 56 et 57), j’ai dosé 0 gr. 87 — 0 gr. 88. En dehors de ces faits, comme je le disais, les chiffres sont normaux ou légèrement hypo. Pour le détail des valeurs obtenues, voyez le tableau n“ 11. ^

Gillard. (Dosage de Boulud 1904) a trouvé : 0 gr. 42.

Somme toute, le taux du sucre de la méningite chronique du tabès est intermédiaire entre la normale et les valeurs très hypo des méningites aiguës. La moyenne, qui est de Ogr. 42-0 gr. 47, est celle que nous retrouverons dans la plupart des affections syphili-

tiques des centres.

NaCl.

Les chiffres quej’ai notés varient de 6 gr. 98 (obs. 30) à 7 gr. y3 (obs. 38) avec des moyennes de ;

7 gr. 13 — 7 gr. 30 — 7 gr. 17 Un tabès tuberculeux m’a donné : 6 gr. 89 (obs. 63).

La valeur type se place aux environs de: 7 gr. 10-7 gr. 1d mais souvent les laux obtenus sont plus ele\és à cause des lésions rénales amorcées ou existantes chez les sujets sypliililiques G), lesquelles élèvent rapidement le taux des chlorures.

A noter dans la 3 tabès : Aciiard

littérature, les cbilTres de 7gr.29 (valeurs corrigées) dans Loeper et Laurry et Dirksen (1901) ; — De 7 gr. Sicard ci

(l) Thèse qui semble d’ailleurs justifiée par ce fait, rpie côté des chiffres élevés des chlorures, montrent la présence de iloses

négligeables d’urée.

TABÈS

ViRON (1903); de 6 gr. et 6 gr. 60 : Viteman (1906); de 6 gr. 43, 6 gr. 28,6 gr. 20, i gr. 43 : Landau et Halpern (1908).

Extrait. Cendres. — Rien de particulier à noter.

Phosphates. — Donatii (1904) donne des cluHres variant de 0,042 à 0,426 avec une moyenne de 0,202 (6 déterminations). Appelt et Schumm (1908) indiquent seulement 0,025.

Sulfates. — Dans un cas (obs. 46) j’ai trouvé 0,090 en SO^, chifl’re plus élevé que la normale.

Urée. — Peut se rencontrer en quantité déjà aiapréciable, soulignant une ’égère imperméabilité rénale, sur laquelle l'élude des chlorures avait déjci attiré l’allenlion. J’ai trouvé en grammes d’urée par litre : 0,40 (obs. 31). — 0,22 )obs. 59). — 0,20 (obs. 60).

NH3. — Pas de NH3 (obs. 40, 45, 49, 56, 61, 62).

Mais rapidement apparaît par le réactif de Nessler un précipité jaune -serin avec une coloration (p. 248) qui semblent dus à des produits aminés.

Acétone. — Pas d’acétone (obs. 41 et 60).

Perméabilité. — Quel que soit le mode triiivesligalion, aucune perméabilité n’a été trouvée dans le tabès:

Achard, Loeper et Laurry (1901) et Sicard dans sa thèse (1899) ont essayé l’iodure. — Sicard, [in tb. Dicksen 1901); le bleu. — Launoy et Leroux ? Soc. Biol. 1902) dans 6 observations, Sicard (1902) dans 2 cas, ont vainement -recherché le mercure.

Personnellement., je n’ai noté aucun passage appréciable des nitrates, cinq tabès m’ont en effet donné des chiffres variant ide 9 à 13 milligr. d’azotate de soude par litre, ce qui est presque laormaLUne irritation locale, par une injection d’éleclro — Hgpeut, -par contre^ créer une perméabilité notable qui était de 37 millig. (obs. 52) après deux jours.

'Le tabès s’accompagne d’une hyperalbuminose moyenne, d’un abaissement léger de la gtycorachie, ainsi que des chlorures ; la peritnéabilité est normale. Les A, Vexlrait, les cendres onl des valeurs ■physiologiques (1).

L’Albumine, fonction de Vintensilé du processus inflammatoire, varie de 0 gr. 25 à 1 gr. 50, atteignant peut-être parfois 2 gr. 50. La valeur habituelle est de 0 gr. 50 à 0 gr. 60.

I avons deux exemples des allures particulières de la méningite du

apés clans les valeurs analyticjues trouvées cincj et deux jours apres une injection d’électro = Ilg chez deux diabétiques (obs. 43 et 52).

MÉNINGITES ClIHONIQUES

Les Chlorures sonl raremenl inférieurs à 7 grammes, compris en général aux environs de 7 gr. 10-7 gr. lo, ou bien normaux ou même hgper, suivant Vêlai de la perméabilité rénale..

Le Sucre est hgpo à des degrés variables, mais le plus souvent légèrement {mogenne approximalive de 0 gr. 45).

Les autres consliluanls sont peu modifies. A signaler seulement la tendance du tabès à faire, comme la P. G. et la syphilis nerveuse, une albumine riche en globulines, c’est à ce fait qu’est dû le pourcentage élevé de réactions positives que donnent les essais de Noguchi, Guillain, Nonne et Appelt, etc. dans cette afiection, sans qu’il y ait là rien d’un caractère spécifique.

A noter encore la présence, en quantité supérieure à la normale, de bases aminées, que décèle le réactif de Nessler.

En résumé ;

A Rien de particulier.

Albumine Augmentée moyennement (0 gr. 50-

0 gr. 60).

Chlorures Légère diminution (7 gr. 10 - 7 gr. 15).

Sucre Légère diminution (0 gr. 45).

Extrait-Cendres . Normaux.

Perméabilité Normale ou presque (10 - 13 mmgr).

Telle est la formule chimique du Tabès.

11 est certain cependant qu’il ne s’agit là que d’un type moyen ; les formules obtenues pouvant varier suivant l’intensité de la méningite tabétique.

VALEUR CLINIQUE DE L’EXAMEN CHIMIQUE

La valeur diagnostique de la formule du tabès Qsi'ASS&zreslreinle. Néanmoins, le fait très constant d’une hyperalbuminose (de valeur moyenne dans le tabès), la nolion de la précocité de cette manifestation (surtout en rapport avec la symptomatologie douloureuse) n’est pas sans intérêt ; au cas échéant, elle permet un diagnoslic différentiel avec des étais morbides, viscéraux ou périphériques.

La valeur pronostique, l’intérêt (lue présente Y examen chimique en renseignant suvYétal des lésions méningées esl autrement importanl.

TABÈS

Il fait connaîlre à chaque iuslanl au médecin Vêlai du processus de mêningo-vascLilarile rencontré dans le tabès, ce que 1 examen clinique, seul, ne saurait faire.

La précocilê des altérations chimiques permet de déceler les lésions au début, de les traiter de bonne heure, ce qui quelquefois peut laisser espérer une guérison.

L’analyse du liquide de ponction, enfin, sijslémaliquemenl praliqiiée, à intervalles réguliers, chez un malade, permet de suivre les effets d’un traitement, montrant soit une régression de la formule ; pathologique, soit au contraire, si le malade ne bénéficie pas de la ; thérapeutique employée, une aggravation du syndrome morbide.

Page 1