V. B..., nilelle de 18 mois, entre pour liydrocéphalie
Anlécédents hérédiloires : Père en lionne santé, pcm%ait-d. IV eie ^ ‘etix e.
.Ne présente aucun signe d’intelligence, (.ns de
sauts Exorbitisme. Ne peut tenir la tete droite. 1 était au bibeion. I as de diarrhée ; pas «le vomissements. Pas de température.
La fontanelle médiane est énorme. rit'. i,,M^o..ipndn
Des pondions successives sont laites, roujours liquide *bypei|emni.
On relire: 40 cc., 70 cc., 120 cc., 120 ce., 7a cc. Chaque ponction arnm e une diminution dans l’intensité des cris, mais s accompagne dune anemie intense des segments, avec tendance à la syncope.
L’enfant meurt au niilieu de convulsions, 2 jours apiés ponction. Aucune amélioration ne s était produite au couis t
ment. . . , , > i r
On ne saurait préciser l’origine de celle hydrocéphalie.
Examen du liquide de ponction lombaire :
Ponction d'avril.
Al. 0.25. — Ch. 7,45.
Pression, excessivement forte. — Aspect, linxpide. — Couleur, incolore. - Réaclion butyrique de Noguchi 0. — Examen microscopique, pas de
formule.
2'"' ponction.
Al. 0,60 [2). — Ch. 7,50. — Suc. [0,55). — Exl. 11,30. — Ce. 8,80.
Pression, excessivement forte. — Aspect, limpide. Couleur, incolore.
— Alealinilé des cendres 1,12. — Examen microscopique. Pas de formule.
(1) Enfant ilu service du professeur Baumel ; observation communiquée par le docteur (ii Eix.
MÉNINGITES CHRONIQUES
OBSERVATION nc 64. — dosyphilitique; troubles rison.
Hydrocéphalie congénitale, chez une héré de la déglutition d’origine centrale ; gué,
Enfant de 2 ans 1/2 (1). De|)ui,s 1 an, trouble de la déglution, d'onuinp centrale, survenu a la sudc de convulsions très rapprochées ayant S près (I un mois.
Etat général inmivais, rachilisnie. Créne natifoiane, volumineux Pnn mous : honte bacillaire d un sommet. Adénoiiatbies niulliples. Pas de lièviv Heredo-spécificite. i ^ ^
Examen des liquides de ponclion lombaire.
Ponclion du 8 décembre 1908.
Al. 0,25. - Ch. 7,80. - Suc. 0,28.
Aspect, eau de roche. - a -Om. - Amylase, traces (?). - Examen microscopique, lymphocytoses.
Ponction du 23 décembre 1908.
Suc. 0,17.
Aspect, eau de roche. — Perméabilité aux nitrates, nulle. — Examen microscopique, quelques lymphocytoses.
Ponclion 23 juin 1909.
Al. 0,10. — Ch. 7,25. — Suc. 0,66. — Ext. 10.72.
Pression, hyper. Aspect, eau de roche. — Couleur, incolore.
A —0^58. — Perméabililé aux nitrates, 13 mmgr.
Valeurs données par les auleurs :
A. part l’analyse de Müller, les chiffres fournis par le littérateur n’indiquent guère que le dosage de l’albumine (Voyez tableau n° 12).
Tenant compte de ces quelques données, les propriétés des liquides du premier groupe se résumeraient de la façon suivante :
Aspect, couleur : liquides limpides et incolores, eau de roche.
Albumine: variant de 0 gr. 10 à 0 gr. 27.
Chlorures: 7 gr. 25 à 7 gr. 45 (Mestrezat).
Sucre : Absence, légère réduction, ou hyperglycorachie .suivant les cas.
Extrait et cendres : normales (Müller, Mestrezat).
L’azote restant (azote total — azole albuminoïde) est normal : 0 gr. 140 (CoMBA, 1899). Ces liquides ne renferment ni peptone, ni urée (CoNCETTi).
(1) Eleig et Gaüjocx. Analyse physio-pathologique d’un trouble central du réflexe de la déglutition, journal de physiologie el de pathologie générale, PJ07, p. 460.
HYDROCÉPHALIE
Les densités trouvées ont été de: 1007,4 (Müller) (valeur normale — 1004 (Patein). — 1009, 1008, 1009, 1009 (Comba).
Pas de perniéahilité au mercure et à l’iodure (Concetti).
En somme, ce sont des liquides normaux de par leur chidVe d'albiimine et de chtorures, ce qui écarte Vidée de tésions de méningite et fait penser à une pathogénie mécanique.
La considéiation du seul chiffre d'atbumine ne suffit cependant pas toujours pour affirmer qu’il en est bien ainsi, on peut se trouver en P ésenced’un germe peu virulent, incapable de créer une hyperalbuminose marquée. Le taux de sucre fournirait alors des rensei- :.gnements utiles (obs. 64).
IB. — Liquides albumineux, avec albuminose inférieure ou voisine de 1 gramme par litre.
Cette catégorie réunit de beaucoup le plus grand nombre de cas.
Je n’ai qu’une observation personnelle d’hydrocéphalie avec albuminose ; encore le processus de méningite y est-il léger, ce qui a pu me faire considérer jadis ce liquide comme normal. Voici l’histoire clinique de cette malade que j’ai suivie avec le docteur G.^kUJOux (1909).
OBSERVATION n" 65. — Hydrocéphalie consécutive au développement d’un gliome du cervelet. Léger retentissement méningé (1).
E. P. Fillelte de 10 ans entrée dans la clinique des maladies des enfants le 3 juin 1907.
Antécédents héréditaires bacillaires. Chorée il y a 3 ans, ayant guéri. Depuis deux mois, les symptômes caractéristiques d’une tumeur cérébelleuse se sont progressivement installés. Troubles de l’équilibration ; titubation et marche diuicile; vomissements ; céphalée occipitale brutale et tenace. La vue a baissé.
La tète a un volume énorme, le regard est vague. Aucune paralysie vraie ; mais l’enfant ne peut se tenir debout (rétro-latéro-pulsion). La marche est impossible. Les réflexes tendineux sont exagérés. Pupille gauche un peu paresseuse. Pas de vertige.
Sommet droit induré. Pas de signes d’hérédo-spéciflcité.
L’état de la malade continue à s’aggraver. Elle est maintenant couchée, les membres inférieurs fléchis en chien de fusil et contracturés. Crises de céphalalgie.
Vertiges pénibles. Quelques vomissements. Incontinence d’urine et de matières fécales. Escarre fessière.
J Une ponction lombaire est à ce moment pratiquée [fin juillet 1908). Onretire
, (1). Obs. in Galmoux et Mestrezat. Annales de Médecine et de chirurgie infantiles, 1909.
MÉNINGITES CHRONIQUES
ainsi une qnaranlaine de ce. d'un liquide limpide sous forte tension. I a malade. s'esl trouvée soulagée. Analyse ci-après.
Etat toujours de plus en plus grave. Céphalée violente. Torpeur. Augmentation de riiydrocéphalie. Agravation rapide des lésions jndmonaires .Mort dans une syncope le 15 décembre 1908. Ni sucre, ni albumine dans les urines.
Nécropsie [IS b. P. M.). Pas d’hydrocéphalie externe; mais hydrocéphalie interne avec distension ventriculaire très grande. Un litre de liquide s’écoule par ponction du ventricule latéral dr. (analyse ci-après). Bien à signaler du côté des hémisphères. Quatrième ventricule très distendu. Chiasinà aminci. Pas d’adhérences méningées. Cungeslion manpiée : les vaisseaux sont turgescents. Les plexus choroïdes sont congestionnés et volumineux. Le cervelet présente à la coupe une perte de substance impoidante |)ar fonte d’un gliome du lobe médian. Les parois de cette poche sont épaissies et très vascularisées (examen anatomo-pathologique pratiqué par le professeur Bosc). Les poumons sont farcis de granulations.
En somme : gliome du cervelet, aganl par compression surtout et stase veineuse déterminé une hydrocéphalie importante.
Le siège profond de la tumeur a mis jusqu’à un certain point le liquide céphalo-rachidien à l’abri de modifications notables, comme on peut en juger par les chilïres sùivants.-La méningite de voisinage a été peu marquée, bien que réelle cependant en juillet..
Examen des liquides de ponction lombaire :
Ponction de juillet 1908 (1).
Al. 0,35. — Ch. 6,95. — Suc. 0,51. — Ext, 10,60. — Ce. 8,20.
Aspect, limpide. — Couleur, incolore. — a —0^55. — Réaction, lég.
aie. — Fibrine, 0,0. — Examen microscopique, pas de réaction.
Ponction de novembre 1908.
Al. 0,17 — Ch. 7,66. — Suc. (2). — Ext. 10,93. — Ce. 9,00.
Aspect, légère opalescence due ci un peu de sang. — A — O^OO. — Réaction lég. aie. — Albumoses et peptones 0,0. — Urée, 0,0. — Amylase, absence. — Nitrates, jaible quantité; traces de nitrites. — Examen microscopique, quelques éléments cellulaires.
Analyse des cendres du liquide de novembre 1908 : CaO 0,087; Na^O 4,13; K^O 0,37 ; F^O'i traces ; SO» 0,080 ; P^O^ libre 0,012 ; Cl 4,64.
L’analyse du mois de juillet témoigne, comme je l’ai dit, d’une légère réaction méningée (albumine ; chlorures). Celle de noveinbre révèle, par conli e, un liquide normal. L’analyse des cendres que j’ai pu pratiquer sur ce liquide a donc un réel intérêt, les délerminalions de cel ordre effectuées sur des liquides ne présenlaiil pas de réaclion méningée étant des plus rares. Les particularités présentées par la réduction dè la liqueur de Felhing avant et après
(1) In Soc. de Biologie, février 1909, cl Journal de physiologie et de pathologie générede, mars 1910.
(2) Traces : aiirès défécation, mais avant, réduction très marquée du fehling.
HYDROCÉPHALIE
défécation prêtent à diverses considérations sur la nature non exclusivement glucosique de la matière réductrice du liquide céphalo-rachidien, voyez p. 141.
Chiffres des auteurs :
Les analyses Lrouvéps dans la littérature sont assez nombreuses ; j’ai collationné les plus complètes dans le tableau ci-après (1), donnant ainsi celles de :
Berzélius (1833) — Mulder (1833) — Marchand (1833) C. Schmidt (1850) — Hoppe-Seyler (1859) — Cm. Robin (1874) — Guérin (1897) (m Haushalter et Théry) — T. Panzer (18991 — Guerbet — I.-H. Coriat (1903), auxquelles on peut ajouter les
déterminalions portant sur un nombre plus restreint de constituants, de ;
, CoNOÜEST (1838), MaRCET, BoSTOCK, BaRRUEL, HaLDAT, IlOPPE- Seyler (n° 2), Halliburton (1889), Rieken, Pfaundler, Fuchs et Rosenthal (1904), Frenkel-Heiden.
Tous ces documents et ma propre obscrvalion n 65 lont décrire les propriétés suivantes au liquide céphalo-rachidien de la seconde catégorie, caractères qui laissent se dessiner la silhouelle de la méniiigile chronique de V hydrocéphalie :
Aspect, couleur : Liquides incolores ou seulement très légèrement xantliochromiques.
A ; — 0°52 et — 0°49, Fucus et Rosenthal (1904) ; — 0°55 à — 0"60, Mestrezat (1909) (Dans une hydrocéphalie mécanique avec léger retentissement méningé).
Albumine : Variant de 0 gr. 35 à 0 gr. 66 (2).
Fibrine : Absence (Coriat, Mestrezat).
Albumoscs et peplones : Signalées par Halliburton, mais non retrouvées par Coriat et moi-même.
Mucine : Absence (Mestrezat).
Chlorures : Au-dessous généralement delà normale, mais quelquefois aussi notablement aa-c/essus (facteur rénal). Aux valeurs
(1) En n’en n’exceptant que 2 ou 3 dont les valeurs sont sujettes à caution.
(2) Hopi’E-Seyleh (1859) et Halliburton (1889) ont signalé une augmentation du chilTre d’albumine avec les progrès de l'alTection.
Le Liquide Céphalo-Rachidien dans l’Hydrocéphalie
MENINGITES CIIHOMQUES
■oO
as
as