‹ Le liquide céphalo-rachidien, normal et pathologiqueChapitre 19 sur 329 · Méthodes chimiques · texte numérisé non relu

Méthodes chimiques

Obtention des chloroaurates. — Avec le chlorure d’or, la choline donne, comme avec les sels de Pt, un sel double peu soluble [C^’HUNOChAuCF], fusible à 238°.

Celle réaction plus spécifique n’est, par contre, pas aussi sensible. Elle est d’ailleurs donnée par d’autres bases organiques.

Les cristaux obtenus sont des croix jaunes, verdâtres ; des prismes obliques; des tables hexagonales, et présentent encore d’autres formes cristallines (Gulemitsch (1898), Gumpreciit (1900), Kauffman (1908), Rielander (1907). Autres réactions.

La coloration obtenue avec Valloxane; les précipités formés par Vacide phosphomolybdique ; \m réactif bismuthique ; le réactif de Nessler, ne constituent pas des réactions très intéressantes.

L'odeur de Iriméthylamine, dégagée sous l’action de la chaleur en présence d’un alcali fort, a fourni quelques résultats à Kauffmann (1908). La réaction serait extrêmement sensible, et ne prêterait pas à confusion avec l’NH^ ou diverses amines (2).

(1) Denigès en procédant convenablement a pu obtenir une cristallisation pour 1/2 millième de milligr. de Iriméthylamine par prise. On conçoit, dès lors, que dans le cas du liquide céphalo-rachidien, en prenant un volume assez grand, et en concentrant suffisamment, la limite de sensibilité puisse être extrêmement reculée.

Pour assurer à la méthode son maximum de sensibilité, Denigès conseille de procéder de la façon suivante :

Les deux gouttes étant disposées côte à côte sur une lame, à l’aide de l’extrémité d’un petit agitateur effilé, on tourne à l’intérieur de la goutte, en appuyant assez lortement, sans cependant rayer le verre. Cela une cinquantaine de fois. De petites lamelles gris-iode et mordorées apparaissent alors. On couvre et on examine au bout d'une minute. Les cristaux sont rougesbruns ou noirs suivant leur épaisseur. Ils se présentent en octaèdres ou en macles, en croix. Si la teneur du liquide est faible, on obtient îles formes allongées qui rappellent les cristaux de Florence.

(2) Un ensemble de 12 liquides de PGP ne lui aurait pas donné celte odeur, pas plus, d’ailleurs, que les cristaux obtenus par ce liquide, par le PtCP et le réactif iodo-iodure. Même résultat pour le produit de concentration d’un litre de liquide céphalo-rachidien.

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