‹ Le liquide céphalo-rachidien, normal et pathologiqueChapitre 205 sur 329 · MAL DE POTT · texte numérisé non relu

MAL DE POTT

Les caractères du liquide poüique oui élé donnés par Sicard l I"oix (1910) et Sicard (1911), dans la Presse médicale.

Le syndrome au maximum présente les propriétés suivantes :

■ a) Une xanthochromie franchement accusée.

b) Une coagulation parfois spontanée., abondante.

c) La présence d’albiimoses dans la première ponction praliniée.

d) Une teneur « massive » d'albumine.

■ e) Peu ou pas de glycose.

l) Une hémolyse nette des globules rouges du lapin.

(j) Une formule cytologique toujours extrêmement peu accusée.

Au minimum : l’albumine demeure en quantité notable, la colo- •alion jaune seulement est très diminuée ou fait défaut. 11 n’y pas d'albumoses, pas de formule cytologique, pas de pronriétés hémolytiques. Le glycose n’est pas diminué.

• Ces modifications seraient caractéristiques pour Sicard du aal de Pott.

yoici le détail de ces recherches :

Sur 20 liquides examinés, 10 semblaient incolores. V albumine qui est oujours très abondante présente à chaud certains caractères d’acéto-solu- 'ilile et précipite à froid d'une façon particulièrement « massive » par acide azotique. Cinq fois, la recherche des albumoses a été positive, et eulement lors de la première ponction (1).

(1) Sicard rapproche cette présence d’albumoses des albumosuries consiees dans certaines affections delà moelle osseuse, lesquelles n’ont rien à cflc/es de l’os dont il est ici question. Aucun pott, aucune istsp osseuse n’a fait d’albumosurie. La preuve d’ailleurs que la lésion

)iii« P®® cause, c’est que les ponctions ultérieures ne présentent

enip / alburnosiques. Ces alhumoses tiennent à une digestion

•t I. • épa/2c/iées, digestion rendue possible par la stase du liquide

n/.nu d’une cavité close, dont la virole de pachyméningite durenenenne se trouve responsable.

La formule cylologiqne est, parloiil, rfaluite ;’i son sirict minimum • 1p fni. ne mamiLie pas d’elonner lorstiii’on lui oppose la richesse paiticuli(hx*tnet

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rouges. C’est une preium (pie ses . ^,05..,.-,.:, .. aucune

liemorragie (raison de la non-coagulation spontomm et massive de c't« • syndrome complet, p. 241). ^ ^

‘L’nlin les liquides pottiques jouissent de propriétés hénwlulmues (1 Lmi,Hp de sang pur de lapin ; X gouttes de scîrum physiologique une Lmutte i cette (!'mulsion oour V gouttes de tiqiiide à examiner, plus enfin une iront o de sérum complément, de cobaye. Après deu.x heures d’étuve à 37» riuor n lyse est produite. ’

Peut-on réellement dire que toutes ces propriétés soient « caractéristiques» du mal de Pott?

Tous phénomènes de coagulation mis à part, ne reconnaissons-nous pas, dans le tableau précédent, les traits meme du syndrome de coagulation massive et de xanthochromie? La quantité d’albumine y est en effet colossale, la coloration, jaune ; il y a absence presque complète de sucre, existence d’un pouvoir hémolytique, etc.

SicARD n’a pas noté de « coagutation massive », mais cela tient à la façon même dont ses ponctions ont été réussies, à l’absence de toute trace de sang et consécutivement de fibrine-ferment, le liquide céphalo-rachidien n’en renfermant pas naturellement.

Les atbiimoses qu’il a quelquefois trouvées, et toujours lors de la première ponction seulement, ne sont-elles pas une preuve de la « stase » du liquide (p. 443) ? La « cavité ctose » n’est-elle pas réalisée par la « virote » de pachyméninaite toujours signalée par SiCARD ?

L’assimilation du syndrome pottique au syndrome de coagulation massive et de xanlhochromie du liquide céphalo-rachidien ne fait aucun doute, à mon avis.

Je concturai donc, sous ta réserve des nouvettes expériences, avec addition de sérum frais aux tiqiiides de ponction, que le

syndrome décrit par Sicard, n’est qu’un cas particulier du syndrome de coagulation massive et de xanthochromie ;

comme tui, it comprend des cas typiques et des cas frustes.

On a signalé dans le Pott les valeurs suivantes :

Densité : 1005 à 1008, Halpern et Landau.

Albumine : 3 gr. 80, Sicard ; 7 gr. 25 ReNON et Tixier (1906).

Chlorures : 7 gr. 40, Nobécourt et Voisin (1903) ; 7 gr. 27, moyenne 6 cas, Halpern et Landau (1908) (extrêmes 6 gr. 93 à 7 gr. 72).

Sacre : 0 gr. 40 ; Launois et Boulud (1904).

Azote total : 0 gr. 336 à 0 gr. 672. Moyenne : 0 gr. 480, Halpern et Landac.

Perméabilité : nulle à l’iodure et au salicylate de soude, Sicard (Th. de Mathieu, 1902).

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