URÉE. — SUCRE
En conclusion générale : on peut maintenir ce que je disais au début : Il n’y a pas de méthode spécifique pour la recherche de la choline. De
TOUS LES PROCÉDÉS EMPLOYÉS, LA FORMATION DES CRISTAUX DE PERIODURE SEMBLE DEVOIR ÊTRE PRÉFÉRÉE.
URÉE
Recherche et dosage.
Les auteurs ont toujours recherché et dosé l’urée dans le liquide céphalorachidien par riiypobromite de soude, en opérant sur le liquide luimême (L.
Cette façon de procéder n’est certes pas à l'abri des critiques, mais elle est cependant suffisante pour les besoins de la clinique et a l’avantage d’ètre d’une grande simplicité.
Une défécation préalable est inutile. Veiller seulement à opérer sur un volume suffisant de liquide céphalo-rachidien ( 1 ou 5 cc.). La plupart des appareils conviennent si leurs divisions sont suffisamment distantes les unes des autres (les quantités d’azote dégagées n’étant jamais considérables).
y. — Hydrocarbones.
SUCRE
Recherche et dosage.
Mieux vaudrait parler du «dosage des matières réductrices» que de celui du «sucre», l’unicité des substances de celte humeur capables de réduire la liqueur de Fehling étant peu probable.
Ce dosage comprend deux opérations : 1“ La défécation, opération destinée à éliminer les albumines et diverses substances pouvant gêner ; 2“ La réduction de la liqueur de Fehling par le liquide déféqué.
Défécation. — Les quelques auteurs qui se sont occupés de doser le sucre dans le liquide céphalo-rachidien ont pour la plupart, à la suite de Patein (2', Bierry et Portier 1902, Grimbert et Coulaud 1903, Sicard et Rousseau,
(1) Réactif obtenu en mélangeant : 50 cc. d’une solution à 30 p. 100 de soude en plaque, 50 cc. d’eau et 5 cc. de brome.
(2j Tanret, avant P.ytein, employait dans ces cas les sels mercuriques comme défécants.
NOTIONS TECHNIQUES
Langwelt 1001, fait usage du réaclif inerciirique, dit réactif de Patein, pour déféquer la prise d’essai sur laquelle ils opéraient.
Malgré cette préférence martpiée pour l’azotate mercurifpie, et sans vouloir nier ses précieuses (jualités, lorsque le milieu renferme des pc[)tones ou autres produits de dégradation des albumines, je ne crois pas cependant que son usage, qui nécessite de sérieuses complications, soit réclamé pai‘ le li(iuide céphalo-rachidien.
Celui-ci ne renferme en effet aucun des corps au.xquels s’adresse généralement le réactif de Patein; l’électivité avec laquelle s’e.xerce la perméabilité méningée lui assurant une constitution infiniment moins comple.xe que celle des autres humeurs. D’autre part, faire usage du mercure, c’est s’e.xposer à « manquer » nombre de dosages.
Le zinc, habituellement employé pour purger la liqueur de mercure, n’y réussit, en effet, pas toujours d’une façon satisfaisante. Des traces de mercure restent, modifiant légèrement le coefficient de réduction du Fehling, ce qui entraîne de grosses erreurs, la quantité de liquide C. R. mise en jeu n’excédant pas 10 centimètres cubes. Dailleurs le zinc lui-méme doit être éliminé, ce qui allonge les opérations et multiplie les causes d’erreurs.
L’emploi de Vhydrogène sulfuré semble à ces divers points de vue préférable : élimination certaine du mercure, simplicité plus grande des opérations : mais ici encore toutes sortes de précautions sont à pz’endre, ce qui rend plus illusoire que réelle la rapidité du procédé. Il faut chasser par le vide IDS, bien séparer le soufre, qui par réduction aurait pu se former, veiller enfin à la neutralité rigoureuse du milieu pour éviter à chaud toute destruction de sucre.
Quelle que soit la technique suivie, le dosage du sucre rachidien est donc en résumé une opération longue et délicate, pour ne pas dire difficultueuse. Ces faits suffiraient à expliquer le peu de déterminations qui ont été faites malgré le grand intérêt des variations de cet élément.
C'est pour remédier à ces faits, et afin d’élaborer une méthode réellement pratique, que je me suis attaché à mettre en œuvre un mode de défécation simple, qui permette cependant des mesures précises.
h'acétate neutre de plomb m’a donné, sous ce rapport, la plus entière satisfaction. Son emploi est aisé, les opérations rapides, et les résultats entièrement comparables à ceux fournis par les défécanls mercuriques comme permet d’en juger le tableau suivant:
Glucose par litre Défécation par :
L’acétate neutre Le réactif de de plomb Patein
Tabès
Tabès
Tabès
Hémiplégie syphilitique
l’olynévrile
Ancien hémato-rachis..
Syringomyélie
Epilepsie