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SYNDROMES DÉCRITS SOUS LE NOM

DE NÉVROSES

L on décrit sous le nom de névrose un certain nombre de syndromes nerveux, moteurs, sécrétoires, sympathiques, qui semblent évoluer en dehors de lésions organiques appréeiables.

Cependant, cel te notion de névroses vraies se restreint chaque jour davantage, au fur et à mesure que des moyens d’investigation plus fins démontrent l’existence dans des cas, de plus en plus nombreux, de processus morbides, qui font souvent rentrer le cas envisagé dans l’un des chapitres précédents.

A ce point de vue, l’examen chimique ne diffère pas desconstalalions nécropsiques ; au même titre qu’elles, il montre quelquefois chez des épileptiques et autres malades considérés comme « névrosés » des liquides de pondions franchement pathologiques, ou 1 hyperalbuminose, la baisse des chlorures fait surabondamment la preuve des lésions organiques réelles.

L analyse chimique me paraît même un moyen d’investigation particulièrement délicat, pour mettre en évidence une « épine » seulement légère, comme dans les observations 104 par exemple et quelques cas relevés dans la littérature.

ÉPILEPSIE ESSENTIELLE

ÉPILEPSIE ESSENTIELLE

Je ne possède que deux observations d’épilepsie essentielle :

OBSERVATION n“ 103. — Epilepsie essentielle chez une jeune fille de 20 ans.

Casab... jeune fille de 20 ans, service du professeur IUuzier, salle

Espéronnier, n» 32. i

Crises tous les mois environ a ses dires. N a pas eu de crises depuis dix jours, mais en avait eu deux, dans le service, la semaine avant.

Ponclion le 24 décembre 1910. , , ,, . , ,

\ la suite de la ponction la malade a présenté une cephalee violente, qui a persisté 3 ou 4 jours. En plus, s’est montré un syndrome méningé net; nausées, vomissements, constipation, rachialgie, réllexes rotuliens vifs. Crises ultérieures le 1" et le 8 janvier.

Examen du liquide de ponclion :

Al. 0,16. — Suc. 0,42.

Liquide, hypertendu, incolore et limpide. — Réaction, alcaline.

Ces chiffres sont normaux (1).

OBSERVATION n" 104. — Epilepsie survenue il y a 15 mois à

la suite d’une dothiénentérie

Joui... entrée le 30 novembre 1910 dans le service du professeur Carrieu, pour crises épileptiques consécutives à une dothiénentérie. En moyenne une crise par mois au moment des règles. Début il y a 15 mois. INe sent pas venir la crise ; perte de connaissance subite avec chute ; pas d’aura, pas de cri initial. Urine sous elle. Forte latigue apres crise. Ne se souvient de rien une fois la crise passée.

Stigmates de dégénérescence et d’bérédo-syphilis. Bacillose du sommet droit avec craquements, induration à gauche.

Ponction lombaire le 10 décembre 1910. , . , ,

Consécutivement à la ponction: Vommissements porraces qui nont cessé qu’après 2 ou 3 jours.

Crises ultérieures le 22 décembre; le 17 et le 25 janvier; le 11 et le 20 février; le 20 mars; le 17 avril; le 9 et le 20 mai. Même état en ce moment qu’en décembre.

Examen du liquide de ponclion :

Al. 0,38. — Ch. 7,30.

Liquide, limpide et incolore. — Réaction, légèrement alcaline au tournesol.

(1) La malade avait avant sa ponction lombaire reçu une injection de phloridzine, ce qui peut légèrement abaisser le taux du glycose.

NÉVROSES

— Nm 0,0. {Se comporte comme un liquide normal après un certain temps). — Pas de réaction cytologique.

Dans cette observation, le chilïVe de 0 gr. 38 d’albumine dénote une épine organique très nette. Je regrette de n’avoir pensé a doser le sucre, que j’aurais vraisemblablement trouvé d’un taux inléressant.

Choline. — Donatii, parla méthode au chlorure de platine, a cru caractériser en 1903 la choline dans le liquide céphalo-rachidien d’épileptiques, (15 recherches positives sur 18.

Nous connaissons en réalité le peu de spécificité de cette technique (p. 23). Aussi, malgré les quelques résultats confirmai ifs de Wilson (1 cas), Rosenfeld (1905), de Buck (1905) et quelques nouvelles recherches de Donath en 1905, à l’aide du microscope polarisant, l’opinion générale est-elle aujourd’hui que la choline rachidienne ne se rencontre pas clans l’épilepsie.

Skoczenski (1905), par la méthode de Donath, ne retrouve pas cette base dans 1 cas. Tandis que par un procédé plus spécifique, bien que tout aussi sensible pour la recherche de la choline (réactif ioduré). Allen (1904), Denigès et Sabrazès (1905), Kajiura (1908) et surtout Zievera (1908), 25 fois sur 26 dans des cas graves, ne peuvent enmettre en évidenceet élablissent ainsi sans appel que la choline n’existe pas dans le liquide céphalo-rachidien, quel que soit le moment où la ponction est pratiquée (1). Handelsmann (1908)de son côté ne peut obtenir davantage d’aurate insoluble et conclut à l’absence de toute quantité appréciable de choline.

Propriétés du liquide céphalo-rachidien dans l’épilepsie, ' d’après les auteurs

Aspect. Couleur. — D’après Subsol, fort aulorisé en la matière, le liquide céphalo-rachidien dans l’épilepsie, pendant ou en dehors de la crise, est eau de roche (2).

(1) Denioês et Sabrazès qui n’ont rien obtenu chez un épileptique ponctionné entre les crises auraient Cependant durant l’accès noté des traces de cristaux iodés.

(2) Seul d’Orméa à noté sur des chiens et dans l’épilepsie expérimentale, un aspect louche, et une teinte rosée se montrant pendant l'accès et persistant après lui. En réalité au sujet de ces expériences on peut se demander: 1” Si l'on peut l'éellement comparer l’épilepsie expérimentale au haut mal. 2" Si le sang trouvé ne vient pas, l’animal se débattant, des interventions réalisées sur lui pour la soustraction du liquide.

ÉPILEPSIE ESSENTIELLE

__0"â^(WiDAL, SiCARoet Ravaut 1900) ; — 0°ô2 dans 2 cas (Fucus et Rosenthal 1904) ; — 0»57, — 0"58 — O^SO (Nizzi Pighini 1908).

Albumine. , . ^

I PS valeurs suivantes sont trouvées :

0 oT 30; 0 gr. 50; 1 gr. 50 (Schæffer 1902);— 1 gi’. 00 (Fuchs et Rosenthal 1904® — traces, 0 gr. 30, 0 gj. 50 (LinnsciiER 1906); — 0 gr. 30 a 0 gr. 60 dans 3 cas, (Nonne et Appelt 1907).

^7 o-r 24 en moyenne (1) (Sicard et Viron 1902). — 7 gr. 40 (moyenne)^ (NobécouRT et Voisin 1910); - 6 gr. 78 à 7 gr. 96, avec une moyenne de / gr. 49, dans 24 cas (J. et R. Voisin 1910). — 6 gr. 40 à 7 gr. 60 avec une moyenne 7 gr. 14 pour 16 dosages (Viteman 1906).

de

Rossi (1903', a- caractérisé le glucose dans ces liquides; Gillard (1904) y a dosé:0 gr. 42 et 0 gr. 58; De Ruck a cru remarquer une hyperglycosie rachidienne dans l’épilepsie.

Alcalinité. — D’orméa et de Buck ont déterminé l’alcalinité du liquide céphalo-rachidien en versant directement une solution d’acide dans le liquide céphalo-rachidien additionné de toiirnesc)!, dosent de la sorte un ensemble complexe de carbonates et d’une partie des sels organiques. Les alcalinités ainsi trouvées varient relativement peu d’un sujet a 1 autre ; De Buck (1905) a donné comme moyenne de 4 cas (en CÜ^N^) : 1 gr. 68 ; d Urmea (1902), moyenne de 7 cas, dans l’intervalle des crises : 1 gr. oO (en carbonate de soude), pendant les crises 1 gr. 65, après les crises: 1 gr. 61; il conclut à une légère augmentation au moment de la crise, ce ((ui concorde bien avec la congestion encéphalique ((ue l’on sait exister à ce moment.

Acide lactique. — Absence : Donath.

Acétone. — Absence: De Buck.

Cholestérine. — Présence 13 fois sur 22 (Pighini 1909).

NH3. — Donath a trouvé de l’ammoniaque dans l’épilepsie.

Mais De Buck (1905) n’a pu en déceler des quantités appréciables.

Diazo-réaclion. — La diazo-réaction fait défaut dans le li<[uide céphalo rachien (De Buck 1905).

L’hypothèse de la choline au point de vue physiologique n’est pas mieux démontrée. Gonlrairemenl aux eflets qu’avait observés Donath en 1903, à la suile d’injections intra-cérébrales de choline (?) à des chiens (2), Allen (1905) n’a obtenu aucune convulsion inexpérimentale sur des rats et des lapins (injections sous-duremérienne, sous-péritonéale, ou intra-veineuse). De même Handelsmann (1908) chez le cobaye et le lapin ne constate rien qui rappelle une crise d’épilepsie (injection sous-duremérienne). Enfin Gésari en 1907 note l’absence de précipiléplatinique dans le liquide céphalo-rachidien de chiens soumis à des crises répétées d’épilepsie expérimentale.

(1) Moyennes corrigées (p. .36).

(2) La choline est très altérable et les échanlillons commerciaux présentent tous de ce fait des propriétés ((ui ne sont pas celles de la choline pure. La choline pure n’est pas convulsivante.

NÉvnOSES

En un mol, chimiquement et physiolocjiquemenl parlant, la question de la choline dans l’épilepsie paraît acluellemenl jur/ée, comme elle l’esl d’ailleurs pour les affections où certains auteurs avaient cru trouver cette base (1).

Perméabilité.

La perméabilité an brome a été quelquefois recherchée dans lepilensie Les méthodes employées à cet effet sont particulièrement peu sensinles aussi les résultats en apparences contradictoires obtenus ne doivent-ils nâs surprendre (p. 91). ‘

Sudsol(1903) J. et R. Voisin (1910) n’ont pas retrouvé de brome, tandis que . ViTEMAN, Redlicii, Potzl et Hess notent une perméabilité positive

La réalité d’une perméabilité aux bromures est établie par ces derniers résultats.

Toxicité.

Quelques recherches contradictoires. Bellisari, Sub.sol, Dide et Sagquepée trouvent une toxicité, tandis que Sicard (1902), De Buck (1905) n’en noient pas. La question est complexe, et les méthodes différentes employées ne sauraient étayer actuellement une opinion quelconque.

De Bück, au sujet de ces liquides, émet l’hypothèse d’une neurotoxine ayant une action propre, spécitique sur les cellules de l’homme.

En résumé :

La majorité des liquides paraît normale dans l’épilepsie à en juger par les delta, les chiffres d’albumine, de chlorures et de sucre donnés :

Albumine 0 gr. 20 à 0 gr. 30

Chlorures 7 gr. 20 à 7 gr. 40

Sucre 0 gr. 42 à 0 gr. 58

Néanmoins, fréquents sont encore les cas pour lesquels l’on trouve une épine organique (comme dans l’obs. 104 par exemple : albumine 0 gr. .38), ou ceux où les chiffres d'albumine et de chlorures sont franchement anormaux (valeurs signalées par les auteurs).

(1) Tout au plus fjeut-on penser que dans les cas où les précipités platini- (jues se sont montrés abondants, ou que quelques cristaux de periodiires ont été trouvés (Denigès et SAun.xzÈs), le liquide céphalo-rachidien ait pu renfermer en quantités supérieures la normale des bases azotées (différentes de la choline), qui n’ont, nous l’avons vu, rien de spécifique.

ÉPILEPSIE ESSENTIELLE

Il s’agit alors de lésions organiques graves (1), qui ne sauraient plus longtemps laisser considérer ces malades comme de simples névrosés. L’examen chimique à ce point de vue, devance les constatations nécropsiques. Les indications qu’il fournit deviennent ainsi précieuses au point de vue pour le traitemenl et du pronostic.

Pathogénie de Lépilepsie et composition chimique.

L’intoxication des centres dans l’épilepsie joue depuis longtemps un rôle important dans les théories pathogéniques du haut mal (action prédisposante, adjuvante ou provocatrice des crises).

Parmi les éléments qui ont été incriminés, on peut distinguer :

a) Des bases : Ammoniaque, Choline, Carbonates, Sets de potassium, corps que quelques auteurs envisagent en bloc, parlant de Vatcatinité du liquide céphalo-rachien (Guidini et Guerri, 1904).

b) Des acides : acide urique, acide tactique.

Ce que nous avons dit de la composition chimique du liquide céphalo-rachidien dans l’épilepsie semble devoir notablement limiter le rôle prêté à ces corps. Nous n’avons en elTet trouvé ni ammoniaque ni chotine, et il ne semble pas que les carbamates existent en excès (à en juger par la façon de se comporter du réactif de Nessler). L’acalinité, elle, ne présente rien d’anormal, l’acide lactique non plus.

N’oublions pas toutefois qu’un effet toxique est souvent la résultante de plusieurs facteurs d’autant plus difficiles à déceler individuellement qu’ils sont plus nombreux. C’est dire que la méthode physiologique de recherche d’une toxicité globale serait ici précieuse. Nous avons malheureusement noté son insuffisance et le caractère grossier des indications qu’elle fournit. Sans compter qu’il n’est pas absurde d’accorder avec de Buck une certaine spécificité au produit toxique en question, et qu’il n’est pas démontré

(1) Les constatations faites à l’autopsie de sujets ayant présenté des crises épileptiques nous renseignent sur la nature des lésions que l’on rencontre quelquefois. 11 s’agit d’anciennes scléroses, avec ou non de périencéphalite, ou bien des lésions d’encéphalite en pleine activité ; encore d’une induration scléreuse du cerveau, donnant aux circonvolutions une consistance toute particulière.

N’KVHOSKS

que les cellules nerveuses du cobaye soient assimilables sous ce rapport à celles de l’homme.

La question de la toxicité du liquide céphalo-rachidien dans l’épilepsie ne saurai! en un mot être tranchée actuellement, dans un sens ou dans l’autre. Le champ reste ouvert à de nouvelle.s recherches (1). Disons, seulement que l'analyse chimique n'a pu déceler de suhslances lùxiques dans le liquide céphalo-rachidien ; la mélhode physiologique demeure hésilanle dans sa réponse el demande à êlre rénovée pour fournir des indicalions cerlaines.

EPILEPSIE JACKSONIENNE.

Je rapproche des observations précédentes quelques cas d’épilepsie jacksonnienne, bien que ce syndrome nerveux n’ait, par son étiologie, rien d’une névrose.

On trouvera un liquide normal (obs. 105); un cas intéressant de ponction en pleine crise (obs. 96) qui, conformément à la congestion que l’on sait exister en pareil cas, montre des chiffres de chlorures et de sucre modifiés ; enfin une troisième observation d’épilepsie jacksonnienne chez un syphilitique, où se reconnaît bien la formule d’une syphilis nerveuse.

OBSERVATION!!" 105. — Epilepsie jacksonienne. Hémiplégie progressive droite. Crises d’épilepsie jacksonienne. Pas de syphilis.

Barcl service du professeur Carrieu. Salle Bichat, n" 25, mai 1909.

Femme de 35 ans ; hémiplégie progressive droite, il y a cinq mois, avec trois crises d’épilepsie jacksonienne. Nie la syphilis. Pas d’antécédents syphilitiques.

(1) 11 n’est peut-être pas sans intérêt au su jet de la théorie toxique de l’épilepsie de rappeler les faits que j’ai exposés lorsque j’ai parlé de la circulation lymphatique des centres. Pour moi, le liquide céphalo-rachidien ne vient pas au contact des cellules nerveuses ; sa toxicité importe donc moins que celle delà lymphe qui diffuse au niveau des capillaires et imprègne comme dan.« tout autre partie du corps les éléments cellulaires, cela sans qu'il y ait en aucune façon à redouter une pollution du liquide céphalo-rachidien. C’est donc bien plutôt la toxicité du sérum que celle du liquide céphalo-rachidien qu’il faudrait ici envisager.

ÉPILEPSIE JACKSONIENNE

Acfaellemenl : Hémiplégie droite avec état spastiqiie, plusieurs crises d’épilepsie à début du côté droit dans le service.

Ponction du 10 mai:

Al. 0,15. — Ch. 7,31. — Su. (1). — Ext. 11,40. — Ce. 8,90.

Aspect, incolore. — Couleur, limpide. — a —0°57. — Aie. des cendres, [enCO^Na!^) 1,27. — Examen microscopique, 0,0.

OBSERVATION n“ '96. — Crises d’épilepsie jacksonienne chez une malade atteinte d’abcès multiples du cerveau. Ponction en pleine crise.

Cette observation a déjà été détaillée (p. 467).

L’examen du liquide de ponction a donné ;

Al. 0,17. — Ch. 7,07. — Suc. 1,00.

Pression, hypertension. — Aspect, limpide. — Couleur, incolore. — Réaction, légèrement alcaline. — Examen eylologique, pas de culot.

Il esl difficile, dans celte formule, de faire le départ de ce qui revient aux abcès cérébraux ou à la crise d’épilepsie jacksoiiienne actuelle ; disons seulement que ces chiffres témoignent d’une congestion intense (chlorures, hyperglycose).

OBSERVATION n“ 106. — Epilepsie jacksonienne. Syphilis cérébrale.

Malade au service du professeur Carrieu, juin 1910. Salle Bichat, n“ 8.

Examen du liquide de ponction.

Al. 0,40. — Ch. 7,42. — Suc. 0.42.

Aspect, limpide. — Couleur, incolore. — Essai butyrique de Noguchi, positif. — Examen cytologique, très légère réaction.

CHORÉES.

La tendance actuelle est de faire de la chorée une maladie organique.

Les trois cas que j ai observés ne semblent cependant guère

justifier cette hypothèse, à part peut-être le second de par son taux tic sucre.

Il est évident, néanmoins, que ces faits ne sauraient trancher lu question.

(1) Normal.

NEVROSES

OBSERVATION n° 107. — Chorée de Syndenham.

M. C..., 14 ans 1/2, entre pour de la cliorée. Garçon de ferme. A eu, il y a trois mois, un phlegmon de la face et de la cuisse.

Pas d’antécédents d’aucune sorte. Danse de Saint-Guy depuis trois mois. Va en augmentant. Hypotonie. Réflexes vifs.

Ponction lombaire le 10 juin 1910. Analyse ci-après: Injection de sérum de Houx. Augmentation de tous les phénomènes choréiques avec fièvre des accidents aigus. Phlegmon de la fesse incisé cinq jours après. En voie de guérison après ce coup de fouet.

Ponction du 10 Juin 1911.

Al 0,20. , — C/l. 7,30. — Suc. (0,55).

Pression, normale. — Aspect, limpide. — Couleur, incolore. — Examen microscopique, pas de formule.

OBSERVATION n“ 108. — Chorée électrique, suite de rougeole (1).

Léon A..., 11 ans. Service de maladie des enfants.

Hyperexcitabilité musculaire survenue à la suite d’une rougeole.

Examen du liquide de ponction lombaire :

Al. 0,20. — Ch. 7,37. — Suc. 0,64. — Exl. 10,87.

Tension, hyperlension. — Aspect, limpide. — Couleur, incolore. — Réaction, légèrement alcaline. — Examen cylologique, pas de culot.

OBSERVATION n° 109. — Syndrome de chorée. Myoclonie à

symptômes complexes (2).

Etienne J..., homme de 39 ans, entré dans le service du yîrofesseur Carrieu. Cultivateur. Pas d'antécédents. Pas de stigmates de dégénérescence.

Le début des accidents remonterait à six ans. Mouvements continuels de deux sortes: Mouvements spasmodiques assez arrondis ; par moment mouvements plus brusques, véritables secousses électriques.

Mobilisation spasmodique et périodes de relâchement consécutives, des membres inférieurs surtout, mais également des membres supérieurs et de la face. Ces troubles musculaires sont très variables comme intensité, comme localisation, comme forme, etc., etc. Pasde troubles de la sensibilité. Réflexes rotuliens exagérés. Rien à signaler du côté des autres appareils. Gros mangeur et gros buveur. Polyurie et hyperchlorurie (41 grammes par vingt-quatre heures).

Examen du liquide de ponction lombaire :

Al 0,14. — Ch. 7,36.

Tension, hyperlension. — Aspect, limpide. — Couleur, incolore. ■ Réaction, légèrement alcaline. — Examen cytologique, pas de réaclion.

Remarquons que les troubles de la nutrition relatifs aux chlorures ne retentissent en rien suc ta composition chtorurée du tiqiiide céph ato-rachidien.

(1) Maillet. Soc. des Sc. médicales de Montpellier, mars 1911.

(2) Obs. détaillée, in Anglada, Monlpellier médical, 1910.

MALADIE DE PARKINSON

Valeurs trouvées par les auteurs :

Le sucre a élé trouvé compris entre 0 gr. 40 et Ogr. 54 chez cinq enfants de 7 à 14 ans, atteints de chorée, par Sicard et Rousseau Langwelt.

La perméabilité à l’iodure était nulle dans un cas : Cruchet (1904).

MALADIE DE PARKINSON

Encore ici, pas de liquides franchement anormaux, une légère hyperalbuminose seulement dans l’observation 111.

OBSERVATION n° 110. — Maladie de Parkinson.

Femme de 62 ans, service de M. le professeur VinES.

Débal il y a plusieurs années. Peut marcher, soudure légère seulement. Tremblement classique.

Ponction du 25 février 1909 (1).

Al. 0.25. — Ch. 7,02 (2). — Suc. (3).

Tension, moyenne. — Aspect, limpide. — Couleur, incolore. — Perméabililé aux nilrales, 12 mmgr. — Examen cytologique, Pas de réaction.

OBSERVATION n° 111. — Maladie de Parkinson

Femme de 72 ans. Service de M. le professeur Vihes.

Débat il y a plusieurs années, tableau classiaue. Soudure complète. Ne peut faire que quelques petits pas. Pas de syphilis.

Ponction lombaire le 25 février 1909 (4).

Al. 0,35. - Ch. 8,08. — Suc. 0,77.

Tension, hypertension. — Aspect, très légèrement opalescent. — Réaction, alcaline. — Perméabilité aux nilrales, 14 milligr. — Examen cytologique, 7 ou 8 lymphocytes par champ.

Données des auteurs :

De Roubaix (1905) a donné 0 gr. 80 df atbiimine dans un cas.

0) Analyse déjà donnée in thèse d’ANGLAOA (obs. XI). loi Anglada a donné par erreur (6,66))

(3) Normal.

(4) Analyse déjà donnée in th. Anglada (obs. X).

NÉVROSES

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