MALTE
Dans le tableau ci-contre, sont colligés les résullats analytiques des observations précédentes.
— Fièvre de Malte avec ou sans phénomènes méningés. Réaction méningée de l’infection mélitensienne.
On peut i-enconlrei- dans la fièvre de Malle, comme dans toute infection :
a) Des liquides normaux ou sensiblement tels.
b) Des liquides modifiés suivant la formule générale que j’ai
donnée.
Les premiers correspondent à l’absence de toute atteinte méningée ; les seconds révèlent un élat congestif une infillralion œdémateuse, seuil d’une inllammation vraie.
Cette participation méningée est encore assez fréquente dans la fièvre de Malte, à en juger par les cas que j’ai pu observer. Ce n’est pas cependant ce qu’indiquerait le seul examen clinique (1), mais j’ai dit ce qu’il convenait de penser delà dissociation quelquefois constatée entre le laboratoire et la symptomatologie observée au lit du malade, et combien celle-ci se trouvait toujours en faveui de l’analyse chimique (p. 514).
Les chiffres que j’ai obtenus donnent pour la fièvre de IMalte avec « réaclion méningée » (qu’il y ait ou non phénomènes méningés cliniques) la formule suivante :
Tension, normale (ou hyper).
Couleur, aspect. Incolore et limpide. Sauf dans 1 obs. 123 où la symptomatologie méningée étant plus accusée que dans les autres le liquide est légèrement jaune.
Albumine, normale ou très légèrement augmentée.
Chlorures, voisins de 7 grammes (obs. 120, 122, 123).
Sucre, toujours élevé, 0 gr. 64 à 0 gr. 78.
Extrait et cendres, normales.
(1) On ne connaît guère, en effet, que les observations de Scherb (1908), Cantaloübe (1909); l’obs. 123 ; l’obs. 124 ; le cas de Brault (1910), et enfin les observations de Souleyre (1910), ci-dessus rapportées, qui aient présenté des phénomènes nerveux.
INFECTIONS AIGUES
Examen cijloloejique . Formule lymphocytaire fréquenle.
Propriétés biochimiques. Nous n’avons pas trouvé avec MM. Lagrif- FouL et UoGER de pouvoir agglutinant au liquide céphalo-rachidien dans les obs. 119, 121, 123. Contrairement aux faits relevés parOouGET, Agasse, Laffont et Weill; ces trois liquides se sont également monlrés stériles.