‹ Le liquide céphalo-rachidien, normal et pathologiqueChapitre 237 sur 329 · II. Méningo-myélites frustes tardives au cours de la fièvre · texte numérisé non relu

II. Méningo-myélites frustes tardives au cours de la fièvre

de Malte.

Modifications tardives, marquées du liquide céphalo-rachidien.

Plus tardivement dans l’évolution de la fièvre de Malte, les réactions peuvent revêtir un caractère chronique. Les parois des vaisseaux s’altèrent, et consécutivement les modifications relevées dans la composition du liquide céphalo-rachidien deviennent plus notables, l’albumine peut apparaître. Tel est le cas des méningomyélites tardives mélitensiennes.

Nous connaissons actuellement deux exemples superposables de ces méningo-myélites tardives au cours de la fièvre de Malte: l'observation du malade de Rauzier et Roger (obs. 124) et un cas de SOULEYRE (1910).

Chez ces deux malades, les chlorures présentent des taux notablement abaissés atteignant ; 6 gr. 36 et 6 gr. 43 ; dans un troisième cas rapporté par Souleyre, l’albumine se serait élevée à 1 gr. 40, le chiffre des chlorures étant de 6 gr. 01.

Quant au sucre, s il n’y a pas infection delà cavité rachidienne, il doit êti’e hyper ; je n’ai toutefois pas fait de dosage dans mon cas. Souleyre dans le sien n’aurait relevé que des « traces » ou même « rien » comme sucre, mais ses résultats sont peut-être contestables (1).

(1) Il y avait en effet ici infection du liquide céphalo-rachidien par un diplocoque, ce qui explique les résultats obtenus. Sans compter que, comme M. Souleyre a bien voulu me le communiquer, les analyses eu question ont été faites à Alger, ce qui nécessitait un transport assez long, pendant l’un des mois les plus chauds de l’année. Il ne s’agit d’ailleurs que de recherches qualilaliues ; or l’on sait combien l’intensité de la réduction observée peut varier d’intensité suivant les doses resiiectives de felhing et de liquide céphalo-rachidien employées.

FIÈVRE DE MALTE

Page 1