‹ Le liquide céphalo-rachidien, normal et pathologiqueChapitre 242 sur 329 · FORMULE CHIMIQUE DANS LA TYPHOÏDE AVEC RÉACTION MÉNINGÉE · texte numérisé non relu

FORMULE CHIMIQUE DANS LA TYPHOÏDE AVEC RÉACTION MÉNINGÉE

La participation méningée se caractérise dans la typhoïde par : Un abaissement des chlorures.

Peut-être une légère modification de l’albumine (une augmentation sensible est un signe d’inflammation vraie, d infection) Le taux du sucre demeure normat ou très tégèrement audessus du chiffre physiotogiqiie (une valeur hypo est un signe d’infection céphalo-rachidienne.

La formute cytotogique est rare dans ta typhoïde.

Formules anormales.

Au cours de la typhoïde, on peut rencontrer des formules d’apparence anormale, comme dans les trois cas que présente le tableau n° 20.

Il s’agit alors en réalité de la superposition à la formule ci-dessus d’un second schéma dû à l’apparition d’une complication.

Il s’agit, soit d’une imperméabitité rénate surajoutée, qui tait de l’hyperchlorie et surtout de Vhypergtycorachie ; soit d’une « faittite de ptexLisyy provoquée par un état de profonde intoxication du sujet, traduisant une déchéance de toutes les ponctions organiques, et

INFECTIONS AIGUËS

que l’on renconlre souvenL do ce fait dans la période prémorlein {hijperalbuminose massive Jujperglycose, coloration du liquide, etc.).

Ces exceplions ne sauraient gêner le clinicien dans son appréciation, au sujet d un cas de typhoïde, mais doivent l’orienter vers la cause qui les déterminé, 1 histoiie clinique du malade ne saurait qu’y gagner.

la lièvre lyphoide ou les alJeclions ynslro-

Densité. Typhoïde : 1007 à 1011 Comba (1899). Enlériles aiguës : 1008 et 1010 Comba (1899).

Typhoïde : —0057 et — 0“60 Achard Loeper et Laubry (1901) Affections gastro-inlestinales : —0“60 Monod (1902) ; — 0052 Crlsafi (1904).

Albumine

Entérites :

.- Typhoïde : 0 gr. 12 à 0 gr. 25 (4cas) Comba (1899) ; 1 gr. Dikcsen 0 gr. 23 et 0 gr. 30 (Comba 1899). k i ^

Chlorures. Typhoïde , 7 gr. 12 Nobécourte et Voisin (1903). t) gr. 66 Crisafi (1904) ; 7 gr. 10 Voisin (1904).

5 gr. 96 (?) Landau et Halpern (1908).

® “ S''- 8 gr- 08 Nobécoubt et Voisrx

(1903) , / gr. 30 Monod (1902) ; 7 gr. 50 Crisafi (1904).

Sucre. — T yphoïde : 0 gr. 51 et 0 gr. 53 Sicard et Rousseau Langewelt. Castro entente : 0 gr. 40 a 0 gr. 46 (Sicard et Rousseau Langwelt (1904) Helminthiase intestinale : 0 gr. 39 à 0 gr. 50 {ibid.).

Azote restant (Azote total-azote albuminoïde).

0 ■’ ® ^ ® fois (néphrite) :

Entérites aiguës : 0 gr. 164 ; 0 gr. 211 Comba (1899).

Perméabilité : Dans une (Carrière 1902).

intoxication intestinale avec méningisme, nulle

Propriétés bio-chimiques.

En dehors des méningites éberthiennes proprement dites ou de tout autre cause de perméabilité anormale des méninges, les agglulimnes du sérum ne se retrouvent pas dans le liquide céphalo-rachidien des typhiques :

WiDAL et Sicard (1897) (typhoïde avec méningisme); Sicard (1899) (thèse, p, 59), ne peuyent déceler aucun pouvoir agglutinant au liquide céphalo-rachidien le sérum possédant pourtant ce pouvoir à un haut degré. Un chien immunisé donne d’autre part à Sicard un sérum et un liquide péricardique actif, alors que le liquide céphalo-rachidien ne l’est en aucune façon.

P. CouRMONT (Path. générale) arrive aux mêmes conclusions: les humeurs agglutinent, le liquide céphalo-rachidien pas.

FIÈVRE TYPHOÏDE

L’agglulination se produit au contraire clans des cas un peu ditïerents, tel que celui de Bonnamour (1907), qui note une agglutination avec le liquide céphalo-rachidien d’un typhique porteur d’une paralysie infantile. L’existence de cette lésion nerveuse n’est sans doute pas étrangère à celle perméabilité anormale.

Les propriétés et les différentes valeurs fournies par les auteurs corroborent celles que nous avons nous-même indiquées et juslifient le type de réaction donné pour la typhoïde; albuminose généralement normale; chlorures abaissés; sucre normal.

Méningite typhique.

Le bacille d’Eberth peut, en dehors de simples phénomènes réactionnels de méningisme, déterminer de véritables méningiles avec hyperalbiinunose et infection ebertliienne de la cavité sous- arachnoïdienne. Ces cas sont encore assez rares cependant, à ne considérer tout au moins c|ue ceux pour lesquels le b. d’Eberlh a été réellement reconnu responsable des accidents notés.

Clâret et Lyon-Caen (1909) en relèvent 12 cas dans la littérature, ce qui fait 13 avec le leur, et 15 avec ceux de Stalinéano et Galisesco (1905), Norman et Rosemberger (1908), que je puis ajouter.

Cultures et agglutinations sont pour les observations précédentes positives. Les liquides sont signalés albumineux, leur aspect peut même être purulent: 3 cas (Wentworth, 1899; Crüchet, 1902 ; — Norman et Rosemberger ; ou seulement ■' opalescent: 1 cas (Schutze, 1905), le plus généralement limpide (8 cas); — quelquefois hémorragique : 3 cas (Jemma, 189/), — Lewkowicz (1902) ; — Nieter (1908).

On y rencontre enfin quelquefois un peu de fibrine (Netter, 1904; — Norman et Rosemberger, 1908).

INFECTIONS AIGUES

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