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III. Pneumonie et broncho-pneumonies avec méningite

Albumine Forleixieiit augmentée.

Chlorures 6 gr. 42 (1 cas).

Sucre Diminué.

(Formule de méningite).

On ne saurait mieux caractériser que par ces moyennes les trois éuenliiaUtés qui peuvent se présenter :

a) Absence de toute participation méningée.

b) Participation légère avec congestion et œdème, correspondant le plus souvent cliniquement à des phénomènes de méningisme.

c) Véritable méningite, albumineuse et siippurée.

Défaut de parallélisme entre l’examen clinique et les lésions anatomiques réelles. Supériorité de l’analyse chimique sur les autres modes d’investigation.

A ne plus considérer des moyennes, mais des cas séparés, Voisin fut amené à faire, au sujet des broncho-pneumonies, des constatations de première importance. Si l’on reprend avec lui les obsenations de sa thèse, celles pour lesquelles un examen anatomo-pathologique a été fait, on conclut sans hésitation ;

a) A l'insuffisance de l'examen clinique qui induit souvent en erreur, au sujet de l'importance réelle des lésions existantes, chaque individu ayant un coefficient de v. réaction » différent, impossible à préciser.

b) A la façon très satisfaisante, au contraire, dont l'examen chimique renseigne sur l'étal de simple congestion, cl infiltration crdémaleiise ou d' inflammation plus ou moins prononcée , trouve ci l’aulopsie ou à l'examen microscopique.

A) Voisin (1904), résumant le résultat de l’examen de dix-huit cerveaux de cas suivis par lui, s’exprime de la sorte (p. 65) : « Si nous comparons les résultats fournis par l'examen microscopique aux symptômes que l'examen clinique avait permis de relever, nous voyons c[ue, même en dehors de symptômes méningés, les bronchopneumonies peuvent présenter une altération méningée. C’est ainsi que clans tes observations XXXIII et XLII nous avons noté une

INFECTIONS AIGUES

inflammalion légère polynucléaire, premier slade crime ménincjile conl'irmée, el clans l'obseru. XL une infillralion lymphocijlaire...))

Dans cVaulres cas par conlre, malgré des convulsions el une sgmplomalologie méningée accusée, les méninges paraissenl à peine alleinles. Voisin concluL (p. 97) : « Les sgmplômes méningés peuvenl faire défaiil avec un liquide céphalo-rachidien el des méninges réellemenl lésées, comme ils peuvent au contraire exister, alors que les lésions sont très minimes, »

Il y a donc pour certains sujets une aplilucle parliculière à réagir, pour une atteinte seulement légère, une véritable prédisposition, que j’ai personnellement maintes fois pu constater. Il existe chez eux à proprement parler une « débilité nerveuse », analogue à celle que l’on rencontre pour le rein, par exemple, dans les alfections rénales, débilité qui peut fausser l’interprétation clinique. Voisin dit d’ailleurs lui-même qu’il intervient probablement UYiQ prédisposilion hérédilaire ou acquise de la cellule nerveuse, à s’allérer ou à réagir », comme inversement d’autres individus porteurs de grosses lésions demeurent incapables de traduire cliniquement leur état.

B) Par contre, si l’examen clinique ne peut donner la mesure exacte de Valteinte méningée, l’analyse chimique se montre au contraire particulièrement apte à le l'aire.

L’étude des méningites tuberculeuses et cérébro-spinales m’a déjà fourni des exemples de diss Dciations des examens clinique et chimique, dissociations toujours en faveur de ce dernier.

Les observations de Voisin où des examens anatomo-pathologiques et des analyses chimiques ont été faites apportent une démonstration remarquable de ces faits. Sans revenir sur ce que j’ai dit p. 199 et suivantes, constatons que le taux des chlorures est d’autant plus abaissé que l’inflammation est elle-même plus prononcée.

L’obs. LXXVI ; Congestion très marquée, avec léger œdème par places, donne 6 gr. 84,

L’obs. LXXIl : Œdème séreux, méningite séreuse, accuse 6gr. 61.

L’obs. XLII où les lésions sont plus avancées encore ; Inflammation légère, et les méningiles vraies, fournissent des chillVes plus bas encore, voisins de 6 gr. 50, ou atteignant 6 gr. 33 et 6 gr. 10 quand l’inllammation est très aiguë.

PNEUMONIE ET BRONCHO-PNEUMONIES

Le parallélisme de Texamen chimique avec les lésions anatomo-pathologiques a toujours été parfait. Il est d’ailleurs à priori évident que l’existence d’une lésion méningée inflammatoire ne peut que retentir sur la composition du liquide céphalo-rachidien, comme inversement une altération de la formule physiologique ne saurait que révéler la réalité d’une lésion.

VALEUR CLINIQUE DE L’EXAMEN CHIMIQUE; CONCLUSIONS

La valeur diagnoslique el pronosLiqvic de rexameii chimique dans la pneumonie et les broncho-pneumonies n’est autre que celle des toxi-inlections en général. Elle découle des modilications du liquide céphalo-rachidien relevées, modilications d autant plus accusées que l’atteinte méningée est elle-mômc plus grave. Ces modifications caractérisent tous les slades possibles ilepuis la simple congestion jusqu’à rinllammation véritable et la méningite.

Les variations de la composition chimique traduisent mieux que ne saurait le faire l’examen clinique ou cytologique la participation des centres ou de leurs enveloppes au processus morbide.

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