CHIMIQUE
L analyse chimique du liquide de poiicUon lombaire ne fait pas à lui seul le diagnostic de syphilis nerveuse, encore moins celui de syphilis secondaire.
Dans le premier cas, il révèle seulement un état congestif ou un processus de méningo-myélite que d’autres considérations rapporteront au tréponème.
Dans la syphilis non nerveuse, pour les lésions cutanées profondes, l’examen chimique montre une certaine réaction des méninges, comme d’ailleurs au cours d’autres affections cutanées.
La facilité avec laquelle, dans la syphilis secondo-tertiaire, il fait dépister, par le dosage du sucre, des chlorures ou de V albumine, une réaction organique avant que celle-ci fasse une hyperalbiiminose appréciable et ne soit en conséquence très prononcée ou ne présente une formule leucocytaire, le désigne tout spécialement pour suivre l’évolution de ces malades et saisir au début, au cours des ponctions systématiques réclamées par quelques auteurs (Nageotte, Sicard, Sézary, Tinel), une localisation nei veuse qu il est ainsi possible de traiter avec plus de chances de succès. Mieux vaut prévenir que guérir.
TUBERCULOSE
— LÈPRE
TUBERCULOSE
Tuberculose pulmonaire.
J’ai eu l’occasion d’efTecLuer quelques analyses chez des bacillaires, sans avoir jamais remarqué de modificalions des principaux élémenls, imputables à l’état de tuberculose existant chez
ces malades.
Tuberculose des centres.
Le liquide céphalo-rachidien n’est modifié que dans la tuberculose des centres, déjà étudiée au point de vue des lésions chroniques (p. 453 et p. 466) ou aiguës (p. 303). Je n’y reviendrai
pas.
LÈPRE
Je puis, dans la lèpre, apporter quelques déterminations obtenues sur un malade du professeur Vedel.
OBSERVATION n“ 157 (1).
M. Manq..., 31 ans, forgeron, né au Brésil, entre le 12 avril 1910, salle Ricord, n<> 30, dans le service du professeur agrégé Vedel.
Apparition en 1905 de lépromes sur tout le visage. Les boutons deyiennentnientôt rouges et confluents. Perte de forces. Sueurs, thermoanalgésie.
La face est actuellement repoussante. Les mains sont violacées, dures au toucher. Quelques dernières phalanges sont nécrosées. Plaques violacées sur les membres. Sensations tactiles normales. Sensibilité thermique parait revenir.
Ponclion lombaire le 28 janvier 1911. Liquide incolore, limpide; pas de réaction cytologique. ^ ...
Le malade depuis sa rentrée à l’hôpital a été souinis à des injections de cyanure de mercure et d’oxycyanure. En octobre 1910 ; injection d’électrargyre. légère amélioration fin novembre. Après la ponction lombaire du 28 janvier, injection intraveineuse de 606.
Ponclion du 28 janvier 1911.
Al. 0,20. — Ch. 7,10 — Suc. 0,547.
Pression, moyenne. — Aspecl, limpide. — Couleur, incolore. — Réaclion, légèremenl alcaline. — Examen microscopique, pas de formule cylologique.
(1) Observation aimablement communiquée par M. Carrieu, interne des Hôpitaux.
APPENDICE
aux
affections chroniques