‹ Le liquide céphalo-rachidien, normal et pathologiqueChapitre 276 sur 329 · O O ÇO · texte numérisé non relu

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11,20 à 25,50 (inoy. 16,24)

URÉMIE

. . NornticilG, n gsI siug'iTiGnlBG c|uc dons ccitoiiis cas d’urémie associée (lésions nerveuses concorailanles) ou dans des cas graves et mortels d’urémie pure (intoxication très prononcée).

Chlorures . . . Augmentés dans tous les cas, ^ / gr. 50

(rétention chlorurée).

Extrait

. Très augmenté (

rétention

des principes fixes).

Cendres. . .

. . Très augmentées

(valeurs

pathognomoni-

ques de rétention minérale).

Perméabilité.. Discutée (serait en rapport avec des lésions

des méninges ou des plexus).

Le tableau n'’ 28 indique, à côté les unes des autres, les valeurs obtenues dans les éventualités chimiques successivement envisagées.

On consultera avec fruit ces données pour le diagnostic de l’un ou l’autre des cas envisagés.

VALEUR CLINIQUE DE L’EXAMEN CHIMIQUE

Valeur diagnostique.

Les taux trouvés pour l’urée, les chlorures, les cendies lont le diagnostic à' imperméabilité rénale, LViirémie, au sens étymologique et physiologique du mot.

Ces chiiïres jugent d’une façon très exacte l’intoxication du sujet, par suite des rapports qui existent entre les quantités de cette substance contenues dans le sang et celles relevées dans le liquide céphalo-rachidien. J’ajouterai que les dosages de l’urée dans ce dernier ont., en outre, l’avantage d être infiniment plus faciles, plus rapides et plus exacts.

L’intoxication devient sérieuse lorsque la dose trouvée atteint ou dépasse un gramme; la mort est certaine au delà de tiois grammes, ce qui correspond sensiblement à la toxicité de 1 mine, donnée par Bouchard.

INTOXICATIONS

Les rappoi-ls qu’an‘ecl,e l'inloxicaLioii révélée par la ponclion lombaire avec le syndrome clinique « urémie » sont, sans revenir sur ce que j’ai dil, d'une lagon générale, les suivants : il y a iirémie au delà d'un gramme ; les exceptions que l’on renconrré~ s’interprètent par une prédisposition, ou, au contraire une inaptitude parliculière des sujets considérés à manirestcr leurs lésions ou leur intoxication.

Cette présence d’urée dans le liquide céphalo-rachidien au cours de l’imperméabilité rénale peut rendre des services inappréciables dans certains cas douteux, dans les cas de coma et dans bien d’autres circonstances encore. Dans les syndromes les plus classiques, en effet, n’y a-t-il pas souvent place pour plusieurs hypothèses?

Froment écrit textuellement :

« Aucun caractère sémiologique constant ne permet de différencier ['urémie convulsive des convulsions analogues. Le délire, le coma, les paralysies urémiques n’ont pas non plus de caractères absolument pathognomoniques et prêtent encore plus facilement à l’erreur. Les syndromes urinaire et cardiovasculaire permettent de déceler l’altération rénale, mais non d’éliminer une hémorragie cérébrale ou un ramollissement, alors même que l’on n’envisage pas la possibilité d’une lésion cérébrale simplement coïncidante. »

Il conclut un peu plus loin : « Il n’existe pas de critérium ctinique absotu de t’iirémie. »

Dans les néphrites, l’examen du liquide de ponction révèle la nature de l’imperméabilité, quand celle-ci se rencontre (imperméabilité chlorurée, minérale, azotée...) Ce qui n’est peut-être pas sans intérêt au point de vue du régime qu’il convient d’ordonner au malade.

Valeur pronostique.

La valeur pronostique de l’analyse du liquide céphalo-rachidien est très grande dans l’urémie.

Le diagnostic d'urémie pure étant posé, c’est-à-dire tout état organique nerveux ou non susceptible de compliquer le cas considéré et d’ajouter ses effets à l’intoxication urémique

URÉMIE

/n 578) étant écarté, on peut dire que IWmte es/

uii taux rachi^en inl'é^ur à 3 granimes. Le pronostic est au

^itraire fatal pour une dose supérieure à ce chiflVe.

Maintes fois les auteurs ont pu vérifier Lexaclilude de ces faits,

et moi-même j’en ai apprécié l’exactitude.

Le pronostic porté par l’examen chimique semble parfois contraire à tout ce qu’il est permis de penser en présence d’un tableau clinique présenté par le malade, mais toujours la suite des faits montre que ce pronostic chimique est exact, la précision des réponses est remarquable.

En conclusion:

L'examen chimique du liquide céphalo-rachidien en inalière d’urémie nerveuse ou non el, d'une façon générale, dans l'imperméabililé rénale, a une valeur clinique qui en fait un mode d'invesligalion de loul p/'emier ordre.

(M - ’lf-S' ce CS, .

APPENDICE

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