Existe-t-il une méningite urémique
Celle queslion, posée en 1908 par Lépine, a élé comprise de façons Irès diverses. Les uns se sonl placés au poinl de vue anatomopathologique, d’aulres, les plus nombreux, au poinl de vue cytogiqiie, quelques-uns enfin au poinl de vue chimique.
Une méningite vraie est en réalité caractérisée par l’existence simultanée de ces trois modifications, d’ordre : anatomique, cytologique et chimique.
L évolution ordinaire de Viirémie a un caractère trop aigu pour qu en dehors des états organiques relevant d’affections méningées concomitantes dans des cas d urémie associée, les formules cytologiques ou Valbumine que l’on a pu signaler soient à rapporter à un processus de méningite urémique. Les causes qui déterminent la sortie hors des vaisseaux de l’im ou l’autre de ces éléments dans les cas précédents n’ont rien à voir avec la méningite urémique.
Cependant la méningite urémiciiie existe, mais dans des conditions parliculières, telles qu’on les trouve réalisées dans l’observalion de Nordmann (Lo/re d/eV/.^ fév. 1911).
Il faut en eflet que l’intoxication urémique se prolonge un temps sulfisant pour permettre à la congestion méningée de s’organiser, aux lésions vasculaires de s’établir.
Dans ces conditions, et dans ces conditions seulement, au môme titre que toute intoxication chroniciue, l’urémie peut amener les modifications anatomo-pathologiques nécessaires à modifier la coin-
URÉMIE. — appendice
position du liquide céphalo-rachidien suivant la formule que nous
connaissons. .
C’esl ainsi que Nordmann, dans ce cas d’urémie « chronique », a
relevé une dose de 1 gr. 50 d’albumine, noté une formule cyLologique légère et trouvé à l’autopsie les lésions caractéristiques de
méningite chronique.