MALADIES DE LA NUTLITION
VALEUR CLINIQUE DE L’EXAMEN CHIMIQUE
Valeur diagnostique.
La glycorachic parLicalièremeiiL élevée que l’on reiiconlre dan.s le (liabèle, loujours supérieure à 0gr.90 (soil presque 1 gramme), est, on peut bien le dire, caracLérisLique de celle afieelion. L’hisloire clinique du malade, la considéralion du resle de la formule évilenl de confondre celle hyperglycorachie avec celle des maladies infec-
tieuses et de Furémie, rarement aussi élevées, encore avec celle des lésions nerveuses,
La recherche de l’acétone, si facile par la réaction de Frommer- Emilewiecz, complète et précise d’ailleurs, dans les cas de coma surtout, le diagnostic (p. 618).
Qu il s agisse de coma urémique^ alcoolique, diabétique, apoplectique, la seule analyse du liquide de ponction fait le diagnostic ; les services ainsi rendus ont déjà été appréciés.
Valeur pronostique.
La valeur pronostique de l’examen chimique n’est pas moindre.
La grandeur du taux de la glgcorachie a, par elle-même, une signification très nette, l’état d'intoxication, d' auto-intoxicalion du malade est, nous l’avons vu, proportionnelle à ce dernier.
La présence plus ou moins constante d’acétone, et surtout celle des acides acetoniques , n’est pas une indication de moindre valeur, elle révèle un état plus grave encore. C’est la signature de la dgserasie diabétique; une urémie simple peut augmenter le sucre rachidien, mais ne saurait créer une acétonémie.
L acétone augmente avec la gravité de l’acidose.
Quant aux acides acétoniques, ils révèlent un élat de déchéance organique profonde, et une inloxication très marquée signature
DIABÈTE
qu’ils sont de la « faillite » fonctionnelle de l’épithcliuin des plexus choroïdes.
Concluons donc :
aue le dosage du sucre et la caraclérisalion des produits acélo- Lues dans le liquide céphalo-rachidien sont de première importance dans te diagnostic et le pronostic de la dgscrasie diabétique et des glycosuries en général.