DÉTERMINATIONS PHYSICO-CHIMIQUES
Déterminations physico-chimiques.
COULEUR
L’examen de la coùleur du li(iuide céplialu-racliidien esL l'ail sur le liquide cenlrifugé. Le tube est regarilé sur un fond blanc et suivant l’axe, si la coloration est peu prononcée. 11 convient de plus, dans ce cas, aPin de ne pas se méprendre sur une coloration due au verre, de comparer les rellets perçus à ceux que donne dans les mômes conditions de l’eau distillée.
Je ferai ailleurs l’étude des diverses xanthocliromies ; Je rappelle seulement que, dans le but très louable de mieux apprécier l’intensité de ces colorations, Javal a établi une gamme de safran, étalonnée par une solidion au 1 500° de bichromate de potasse !la([uclle correspond aune solution de bile au 1,600°).
DENSITÉ
La densité est obtenue en pesant au cinquième de milligramme un volume connu de liquide à essayer, mesuré à 15“ ou à une température voisine, et en divisant le poids trouvé, par celui d’un égal volume d’eau distillée, mesuré dans les mêmes conditions.
Si la quantité de liquide le pei’met, on fait usage de picnomètres d’une contenance de 10 à 20 centimètres cubes.
La densité du liquide céphalo-rachidien normal, que j’ai déterminée, a été obtenue par la méthode du flacon. L’appareil avait une contenance de 73 cc. ; les volumes étaient mesurés à 15 degrés centigrades.
Pour les déterminations courantes, la balance de Dalican, dite encore balance aréométrique, est d’un emploi commode. Elle donne le quatrième chitTre et n'exige que 10 à 15 cc. de liquide.
De Buck (1905) semble avoir employé pour ses déterminations la méthode d’HAMMERSLAG, qui consiste à faire choir dans des mélanges de densité variable de benzine et de chloroforme, une goutte du liquide a essayer, jusqu’à rencontrer un mélange dans lequel la goutte versée reste en équiliure, sans monter ni descendre. La densité du mélangé, déterminée à la balance de Dalic.an, ou autrement, est celle du liquide mis en expérience.
VISCOSITÉ
Les quelques auteurs qui ont elïectué des déterminations viscosimétriques sur le liquide céphalo-rachidien ont utilisé l’appareil d’OswALO pour la description auquel je renvoie aux ouvrages spéciaux (1).
La méthode consiste essentiellement à comparer les temps d’écoulement à travers un tube capillaire, de volumes égaux de liquide et d’eau, dans des conditions identiques de température et de pression. Le coefficient de viscosité relative par rapport à l’eau du liquide considéré est représenté par la formule suivante :
t d to do
dans laquelle t et d sont les temps d’écoulement et la densité du liquide considéré; to et do les valeurs correspondantes pour l’eau.
(1) On consultera avec intérêt : V. Henri, Cours de chimie physique, et B. Gay, Thèse de Paris, 1909,
NOTIONS TECHNIQUES
Si (.1 et (lo sont très voisins, ce qui est ici le cas, nous avons :
Un appareil particulièrement ingénieux et précis qui permet d’opérer sur des ((uantités de liquide ti-ès petites a été employé par Mastrohuono pour riuimeur aqueuse ; son usage pourrait dans certains cas se substituer à celui d'üswALD.
POINT CRYOSCOPIQUE.
Tonicité du liquide céphalo-rachidien.
La détermination du A ou de l’abaissement du point de congélation du liquide céphalo-rachidien est faite, comme pour les divers liquides de l’organisme, au moyen de cryoscopes de modèle simplifié.
Douze à quinze centimètres cubes de liquide sont introduits dans un tube d’essai à parois épaisses. La réfrigération se fait par un mélange de glace et de sel. La glace doit être en fragments moyens et seulement saupoudrée de sel. Il convient en effet que la température du mélange ne descende pas au delà de 6 à 7“ au-dessous de zéro, afin d’éviter un refroidissement trop brusque. Pour une raison analogue, veiller au libre écoulementdes eaux de fusion.
Dans le tube prennent place ; un agitateur, constitué par un fil de platine enroulé en spirale, et un thermomètre au centième. Le thermomètre suspendu à une potence occupe l’axe du tube, dont il ne doit pas toucher le fond.
Pour opérer, on manœuvre d’une main l’agitateur de façon à répartir uniformément l’action réf’.igérante. La colonne de mercure baisse d’abord; puis à un moment donné remonte brusquement jusqu’au point cherché. La même opération faite avec de l’eau distillé donne le zéro de l’appareil.
Quelques auteurs ont entouré le tube renfermant le liquide d’un manchon isolant de laine ou l’ont fait plonger dans un second tube rempli d’alcool. Ces dispositions n’ont au fond aucun avantage sérieux, elles compliquent le dispositif expérimental, allongent l’opération, sans rendre les résultats plus précis.
Bien maniés, tous ces appareils donnent, comme je m'en suis rendu compte, des résultats comparables ; inférieurs seulement de 3 à 4 % aux valeurs absolues (1), que donnei’ait seul le grand cryoscope de Raoult, inutilisable dans la pratique courante.
PROCÉDÉS HÉMOLYTIQUES DE DÉTERMINATION DU TONUS.