I. — Rapports du côté des centres
Pie-mère.
La pie-mère est une membrane conjonctive qui moule étroitement les centres. C’est la plus interne des trois méninges.
On lui distingue, au niveau de la moelle, une couche externe et une couche interne (intima pia), toutes deux revêtues sur chacune de leurs faces d’un endothétium. L’intima pia existe seule au niveau de la boîte crânienne.
D’apparence très vasculaire (matrix vasculosa), la pie-mère est
en réalité dépourvue de tout capillaire propre ; elle ne sert que de
CONSinÉRATlONS ANATOMIQUES
support, comme nous 1 avons dit à propos de gaines périvasculaires, à une trame de vaisseaux, destinés aux centres.
Ces vaisseaux sont isolés d’elle par un manchon endothélial {gaines périvasculaires).
La pie-mère ne saurait donc nialérielleinenl, à l’état physiologique, jouer un rôle quelconque dans la formalion ou la résorplion du liquide céphalo-rachidien.
Espaces lymphatiques des centres.
Le liquide céphalo-rachidien affecte-t-il avec les centres des rapports plus intimes que ceux que nous lui connaissons au niveau des gaines périvasculaires ? .
Existe-t-il une circulation lymphatique des centres, et le liquide céphalo-rachidien y participe-t-il ?
Espaces lymphaliques de His. — Pour His (1865), il n’y a, entre la cellule nerveuse, ou ses prolongements, et le tissu où elle se trouve plongée, qu un simple conlacl, sans adhérence intime ; partout ainsi, autour du neurone, un espace virtuel, suffisant cependant pour assurer l’imbibition nutritive indispensable.
A l’état pathologique, comme le fait remarquer Testut, la fente virtuelle fait place à un espace réel, indiqué par les nombreux éléments leucocytaires qui s’y trouvent. Tels sont les espaces péricellulaires de His. Tous ces espaces communiqueraient entre eux par les prolongements nerveux des cellules. Ils déboucheraient finalement dans périadvenlitiel, espace de même valeur,
situé entre l’adventice des vaisseaux ou des capillaires et la substance nerveuse.
La conception de His a été attaquée. Tandis que quelques auteurs (1) semblaient en vérifier l’exactitude, d’autres, un peu trop légèrement et syslématiciuement peut-être, ont pu prétendre qu il s agissait d « arte facts », que les fentes cellulaires n’existaient vraisemblablement pas sur le vivant.
On ne saurait cependant admettre que la cellule nerveuse soit intimement unie, soudée aux éléments disparates qui l’entourent.
(1) Obersteiner-Rossobach et Schwald-Friedmann-Paladixo.