EN RÉSUMÉ
Cette étude anatomique nous conduit aux conclusions suivantes ;
Le liquide céphalo-rachidien se trouve confiné dans un système de deux cavités :
1° Les cavités ventriculaires revêtues par l'^épendyme, épithélium se différenciant par places {aux points où il vient en contact avec un tissu conjonctif sous-adjacent richement vasculaire), pour donner les plexus choroïdes des divers ventricules. Les cellules de ces plexus présentent à considérer des figures histologiques qui démontrent jusqu’à V évidence leur participation à la formation du liquide céphalo-rachidien. La surface des plexus est de plus d’un mètre carré.
2° Les espaces sous-arachnoïdiens limités de partout par un endothélium empêchant le liquide qui les emplit de venir, à l'étal physiologique, au contact des tissus voisins, susceptibles d’en modifier la composition.
Ces espaces communiquent avec les lymphatiques extérieurs par des gaines neurales, voies efférentes, qui prennent un développement tout particulier au niveau des nerfs olfactif, optique, auditif et rachidiens. Ils se prolongent du côté des centres par les gaines périvasculaires, sans que l'on puisse cependant définir anatomiquement, d’une façon précise, la relation qu’elles affectent avec les espaces péricellulaires de His et de Mott, c’est-à-dire avec la circulation lymphatique des centres. Nous verrons cependant, pour des raisons toutes physiques, que le liquide céphalo-rachidien ne participe pas à cette dernière.
La dure-mère est imperméable de dehors en dedans, mais laisse communic[uer la cavité arachnoïdienne avec V extérieur .
Les vaisseauxde la pie-mère et des centres sont des voies de résorption ; ils ne jouent, à l’étal physiologique, aucun rôle dans la genèse du liquide cérébro-spinal.