ROLE DES PLEXUS
revêtement des plexus choroïdes, qui suffiraient à elles seules à établir la réalité d’une « sécrétion » au sens tout physique et microscopique du mot.
b) Faits expérimentaux. — Une démonstration expérimentale du rôle des plexus est plus difficile à donner,
Naunyn et Falkenheim (1887), puis surtout Cappelletli (1900) ont cru percevoir une augmentation de la quanlité de liquide céphalo-rachidien s’écoulant par une fistule, chez des chiens ayant reçu de l’éther ou de la pilocarpine. L’écoulement leur parut au contraire diminué par administration d'atropine ou d'hyosciamine.
Ces expériences malheureusement ne prouvent en aucune façon que les plexus soient seuls en cause, et n’ont d'ailleurs pas été répétées avec le même succès par Sicard (1899) pour la pitocarpine.; Dixon et Halliburton (1910) pour celle même substance et Vadrénatine (1).
Plus démonstrative est peut-être l’expérience de Milian qui injecte par la carotide interne une solution d’encre de Chine, Cet auteur constate une incrustation des vaisseaux des ptexiis par les granulations de charbon, et parallèlement une augmentation de la pression rachidienne, augmentation qu’il semble logique de mettre sur le compte de l’irritation mécanique ainsi déterminée.
On pourrait rappeler encore l’expérience de Ducrot et Gautrelet, qui met en évidence d’une façon analogue le rôle des plexus. Ces auteurs, par une injection de violet de méthyl poussée dans la
(1) Quelques auteurs aussi voient une démonstration indirecte du rôle sécrétoire des plexus dans le fait que les lymphagogues d’HEioENHAiM demeurent sans influence sur la formation du liquide céphalo-rachidien. (Cavâzzani, 1891).
Les corps employés ont été ; la peptone, l’extrait de tête de sangsue, le glucose, le NaCl, l’iodure de potassium.
Plus récemment, Dixon et Halliburton (1910) ont également essayé sans plus de succès divers lymphagogues (sucre, extrait de muscles, peptone, etc.).
Signalons en passant qu’ils ont aussi trouvé sans action : l’eau distillée ; l’adrénaline ; l’extrait de glande pinéale ; l’extrait de pie-mère ; le sang ; le sérum ; le NaCl ; la pilocarpine et autres alcaloïdes ; l’acide lactique ; la phrénosine ; la cérébrine ; la choline ; et autres substances rentrant dans la composition du cerveau. Il leur a, par contre, semblé que l’exlrail de plexus choroïdes étail actif.