PIIYSIOLOÜII': NO PM AM
jugulaire de cliieiis iclériques, l.eigneiiL les plexus de ces animaux et voienl peu de temps après le liquide cérébro-spinal renfermer les éléments de la bile, que iéleclivilé de la fillralion opérée avait jusque-là écartés. Puis, la couleur fixée s’éliminant, le liquide reprend peu à peu son ai)parence noianale, les plexus recouvrant eux-mèmes leur fonclionnemcnl [)hysiologi(jue.
c) Arguments cliniques.— Si l’expérimenlation n’est pas toujours d'une interprétation univoque et jie saurait constituer une dômonslration absolue, beaucoup plus nels sont, sous ce rapport, les faits que nous offre la clinique.
Les cas d' hydrocéphalie ventriculaire, par obslriiction totale ou partielle des voies d' écoulement du liquide céphalo-rachidien, des ventricules vers les espaces sous-arachnoïdiens, sont des plus fréquents (1). C’est une tumeur qui fait compression, unelésion inflammatoire aiguë ou chronique qui, par cicatri.sation ou œdème, gêne l’écoulement. Avec Gaujoux, j’ai observé ainsi une hydrocéphalie assez importante consécutive à un gliome du cervelet.
Cette distension par le liquide céphalo-rachidien des ventricules, lorsque ceux-ci se trouvent isolés des espaces sous-arachnoïdiens, démontre bien, de la façon la plus nette, l’origine ventriculaire de cette humeur.
Mais la clinique précise davantage encore. Elle montre que l’hypertension rachidienne tient à des affections localisées des parois Aœntriculaires. 11 s’agit d’hydrocéphalie, consécutive à des cas de liimeurs bénignes, de sclérose, d'hypertrophie des plexus choro’ides (2). Localisation, dont les conséquences ne laissent aucun
(1) Le nombre des observations de ce genre que rapporte la littérature est considérable, Citons au hasard celles de Claisse et Levy. — Cushing et Sladen (1908). Jour, of exp. Med. vol. X, n“ 4. p. 548, juillet (obstruction après une méningite cérébro-spinale).
(2) SlaymaivEr et Eléas (1909). — Papillome des plexus avec hydrocéphalie (Transact. of the Chicago Pathol. Soc., vol. VII, n" 7, p. 187, 1909).
Ludlum. — Hydrocéphalie et plexus choroïdes ex.-histologiques {New- York rned. J., n» 1569, p. 1207, 20 déc. 1908).
De Roubaix. — Sclérose interstitielle et lésions vasculaires, 2 cas d’hydrocéphalie congénitale (Congrès de Liège, 1905, p. 25).
Haushalter et Théry. — Hydrocéphalie et sclérose des plexus choroïdes (Soc. Biol., t. 67, p. 739, 21 nov. 1909).
A. ViGOUROux. — Presse médicale, 1909.
VAISSEAUX SOUS-ARACHNOÏDIENS
doute sur le rôle de ces revêtements épithéliaux, sur l’origine plexoïde du liquide céphalo-rachidien.
2. — Les vaisseaux de la cavité sous-arachnoïdienne n’interviennent pas à l’état physiologique dans la formation du
liquide céphalo-rachidien.
a) Raisons anatomiques. — Remarquons d’abord qu’il iiij a pas de capillaires dans la cavité sous-arachnoïdienne. Celle-ci n’est traversée que par des vaisseaux plus ou moins gros, qui se rendent aux centres ou se divisent dans la pie-mère avant de pénétrer la masse nerveuse.
Dans les gaines périvasculaires (qui s’ouvrent à une extrémité dans les espaces sous-arachnoïdiens), nous n’avons affaire qu’à des artérioles ou des veinules. Or ces artérioles et ces veinules^ loin de transsuder, font preuve de propriétés résorbantes prononcées, comme nous aurons l’occasion de le voir.
Les capillaires, qui seuls pourraient entrer en ligne de compte, sont situés trop profondément pour influencer le liquide céphalorachidien. Nous en avons donné les raisonS;, en discutant de la circulation lymphatique des centres, p. 72.
h) Rcdsons chimiques . — La composition chimique du liquide céphalo-rachidien n’a, d’autre part, rien de celle d’un transsudai . Nous aborderons plus tard en connaissance de cause cette question. Remarquons seulement que les traces d’albumine que l’on rencontre dans cette humeur, la faible quantité de sucre qui y existe, en font le produit d’une filtration trop élective pour être réalisée par un endothélium vasculaire, ou laisser supposer qu’une transsudation quelconque ait même pu s’y mêler.
D’ailleurs, l’ingestion de nitrates., qui fait apparaître ce sel dans le sang et tous les transsudats, ii augmente pas sa teneur dans le liquide céphalo-rachidien.
Idiodure de même ne s’y retrouve pas.
Ces faits établissent bien qu’à l'état normal les vaisseaux qui viennent au contact du liquide céphalo-rachidien ne prennent aucune part à sa formation, ne laissent rien diffuser dans celle humeur.
PHYSIOLOGIIC NORMALE