RÉSORPTION
Démonstration expérimentate. — Reiner el Schritzler (1896), injectant une solution de ferrocyanure de K dans les espaces sousarachnoïdiens, retrouvent, peu après, ce sel dans le sang de la jugulaire.
L. Hill colore les veines des sinus par injection, au niveau de la boîte crânienne, d’un sérum au bleu de méthylène. Il remarque, d’autre part, que, si les veines sont rapidement bleues, it faut près d'une heure aux ganglions du cou pour se teinter (rurine était déjà colorée 20 minutes après l’opération).
L’examen microscopique, de son côté, résout la question de la façon la plus élégante.
Sur un chien injecté d’encre de Chine, Sicard et Cestan (1904) saisissent le passage des granulations de charbon des espaces sousarachnoïdiens dans les capillaires veineux « qui les drainent au dehors, vers les trous de conjugaison ».
Milian (1904), dans une hémorragie méningée en voie de résorption, montre les gaines périvasculaires bourrées d’hématies et il démontre avec Froin, par des ponctions praliquées en séries, que la très rapide résorption du début dans les hémorragies méningées n’emprunte pas d’autre voie ; les hémalies font par là retour à la circulation générale.
On se fera une idée de l’importance de la résorption veineuse en considérant les milliers d’hématies résorbées ainsi en un temps très court (1).