‹ Le liquide céphalo-rachidien, normal et pathologiqueChapitre 53 sur 329 · RÉSORPTION · texte numérisé non relu

RÉSORPTION

La résorption du liquide céphalo-rachidien est un lait banal. Tous les auteurs qui ont employé la voie sous-arachnoïdienne sont d’accord pour reconnaître une perméabilité de dedans en dehors importante (1).

La disparition des albumines des sérums thérapeutiques injectés, la résorption particulièrement rapide des albumines et des éléments figurés d’une hémorragie méningée en seraient des preuves de plus (2).

Seules les voies par lesquelles se fait cette résorption sont discutées. L’accord semble cependant fait aujourd’hui sur ce point, et l’on peut décrire deux grandes voies de résorption, classiques d’ailleurs :

1) La voie veineuse.

2) La voie lymphatique.

1. — Voie veineuse. — Résorption par les gaines périvasculaires.

La voie veineuse est, au point de vue du drainage des espaces sous-arachnoïdiens, la plus importante, ainsi d’ailleurs que la plus rapide.

(1) On note seulement un petit retard et une élimination plus prolongée que par la voie sous-cutanée dans les éliminations par l'urine.

Th. Jacob (1898) ; Sicard (1899).

(2) L’injection de 20 cc. de sérum introduit dans le liquide céphalo-rachidien 1 gr. 5 à 2 grammes d’albumine, soit plus de 10 fois la quantité que peut renfermer la lolalilé de cette humeur dans certaines méningites.... et cependant, moins de vingt-quatre heures après, on ne saurait retrouver trace de l’injection dans la cavité sous-arachnoïdienne ; il y a eu résorption.

Les antienzymes et bien d’autres substances injectées disparaissent avec la même rapidité (Dochez, 1909).

Page 1