‹ Le liquide céphalo-rachidien, normal et pathologiqueChapitre 71 sur 329 · PM · texte numérisé non relu

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Pour NaCl = 7 gr. 32 l’abaissement cryoscopique serait de — 0“44.

(3) Cytologiquement, aucun des liquides examinés ne présentait de réaction méningée. Il s’agissait d’un tubercule cérébral ; d’une épilepsie jacksonienne ; d’une hémiplégie ; de scléroses en plaques ; d’un Pott sous-occipital, etc.

(4) Ils se sont adressés à des sciatiques, des saturnins, des lumbagos.

CONSTANTES PHYSlCO-CHlMlQUES

Sur 15 hérédo-syphilitiques, Voisin (1903) donne comme valeur d’ensemble ; — O^SSO. Léri (1902), sur un « normal », trouve — 0“59. SoLTMANN (1903) « place la normale » à — 0®535 (5 cas examinés). Chez 'des sujets « sains », Fucus et Rosentiial (1904) indiquent — 0®53 (1 cas), et Pende — 0°59 (1 cas).

Recherches personnelles. — A considérer les valeurs précédentes, il est difficile de se faire une opinion. Certains auteurs placent la aormale vers — 0“54, tandis que d’autres penchent pour des chifires plus élevés, voisins de — 0‘*59.

Mes recherches personnelles m’ont montré que la vérité se trouve entre ces deux moyennes.

L’ensemble de 20 liquides normaux donne en effet :

D’autre part, cinq liquides normaux, considérés à l’état

frais et examinés séparément, fournissent une mouenne de :

très voisine de la précédente, avec des exlrêmes de 0“57 et 0®59.

Je ne rapporterai pas ici les nombreux chiffres que j’ai obtenus sur des malades chroniques ou souffrant d’alfections apparemment sans retentissement méningé, leur moyenne serait peu dilïérente des précédentes.

Conclusion. — La concordance des chiffres que fai oblenus sur des échanlillons de liquide céphalo-rachidien réellement normaux provenant d' individus sains m'incite à ne retenir que ces valeurs, et à placer le A normal au voisinage de : — 0“,575

Concentrations moléculaires comparées,

du liquide céphalo-rachidien et du sérum.

-Pour Massaglia, le liquide céphalo-rachidien norma/ serait zsoou hyper-tonique par rapport au sérum.

La moyenne que j’ai donnée de — 0°576 se trouve très légèrement hypertonique, le sérum normal ayant un A de — 0®56 (1).

Ce n’est toutefois là qu’une apparence. J’ai en effet déjà fait

*(1) Dreseii (1892) ; W’inter (1896) Bousquet (A déterminé avec des instruments de précision).

LIQUIDE NORMAL

remarquer que les cryoscopes de modèle simplifié, couramment employés, douuenl des valeurs ti'op fortes de 8 °/o environ (1). Or cette correction, faite sur 0“576, fournit un A précisément égal à celui du sérum ; soit — 0®56 (2).

En conclusion :

Le liquide céphalo-rachidien et le sérum ont à Vêlai normal même tonus, lorsque celle déterminalion est faite à l’aide d’appareils de précision.

MÉTHODE HÉMOLYTIQUE DE ZANIER-BARD ET TONUS DU LIQUIDE CÉPHALO-RACHIDIEN NORMAL.

Zanier, avons-nous dit (3), a cherché à comparer le tonus rachidien à celui du sérum chez le bœuf, en diluant ces liquides de quantités croissantes d’eau, jusqu’àJaquage.

Il a ainsi constamment trouvé le liquide céphalo-rachidien légèrement hypertonique par rapport au sérum. Mais d’autres facteurs que les éléments cryoscopants du liquide céphalo-rachidien ou du sérum interviennent en réalité, ce qui nous conduit à n’accorder qu’une valeur relative à ces déterminations (4). La présence d’urée en particulier et d’autres constituants du sérum normal pourraient expliquer ces résultats.

CONDUCTIVITÉ ELECTRIQUE.

Quelques valeurs dites « normales » ont été données :

Fuchs et Rosenthal (1904) trouvent une conductivité spécifique de 0,0159, Iscovesco (1907), de 0,0143 dans un cas, de 0,0158 dans un autre à 25° G.

(1) W. Mestrezat. Etude cryoscopique du vin. Bull. Soc. chimique (1909).

(2) On pourrait aussi ajouter que le A du sérum est très légèrement plus faible que le A vrai du plasma, en raison des phénomènes d’absorplion qui immobilisent les éléments minéraux au voisinage des éléments figurés ou de la fibrine (Tezner et Roske, 1908).

(3) Voyez au chapitre de techniciue, p. 6.

(4) L’exposé de la signification exacte de ces méthodes sera faite à propos des valeurs pathologiques du tonus rachidien (2' partie).

CONSTANTES PHŸSiCO-CIllMlQÜÈS

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