AZOTE AMMONIACAL
AZOTE AMINÉ ]
De Buck (1905), de ses essais de disLillalioii sur trois liquides de P. G., et d’im imbécile, concluait à l’absence d’ammoniaque libre ou de sels ammoniacaux dans le liquide céphalo-rachidien.
De fait, le réactif de Nessler, d’une grande sensibilité (2), ne donne, dans les premiers instants, ni coloration, ni. précipité; tout au plus perçoit-on une teinte que l’on pourrait évaluer à un dixième de milligramme d’azote ammoniacal par litre environ. Cependant, avec le temps, on voit peu à peu se développer une légère xanthochromie, nette après quelques minutes et correspondant à 2-3 milligr. d’azote ammoniacal par litre. Puis, dans les heures qui suivent, ou plus rapidement, apparaît un précipilé jaunâtre, plus ou moins abondant.
Une solution d’un sel ammoniacal donne d’emblée une coloration jaune, mais aucun précipité ultérieur. Une solution d’albumine ne fournit rien de sensible.
C’est donc que le réactif de Nessler, assez fortement alcalin, libère déjà à froid de l’ammoniaque ou plutôt des bases susceptibles de reproduire les phénomènes observés. La preuve en est dans l’apparition immédiate de la coloration et du précipité, si, avant l’addition du réactif de Nessler on a laissé le liquide céphalo-rachidien au contact de 3-4 gouttes de soude à 30 p. 100 pour 2 cc. (3).
(1) Semblant varier de 0 gr. 10 à 0 gr. 30 et atteignant, mên\e 0 gr. 50 pour 1000 gr. d’après les déterminations de Schôndorff, Barcrofft, Wurtz, Treskin, Pekelharing, Munk.
(2) Voyez au chapitre de technique ;
10 milligr. d’N ammoniacal par litre donne une coloration jaune brun foncé;
2 milligr. d’N ammoniacal par litre donne une coloration jaune brun ;
1/2 milligr. d’N ammoniacal par litre donne une xanthochromie encore appréciable.
(3) 11 ne saurait être question d’NI13 de l’atmoisphère absorbé par l’alcalinité du liquide ; des témoins d’eau distillée alcalinisée ne fournissent rien.
CHOLINË
La coloration et le précipité sont alors immédiats (1).
Ajoutons que des solutions d’amines ou d’acides aminés se comportent absolument comme le ferait le liquide céphalo-rachidien.
Et concluons que :
Le liquide céphcdo-rachidien normal ne renferme pas d'ammoniaque libre, ou seulemenl de faibles Iraces, évaluées en azole à 1 ! 10 de milligramme par lilre, loiil au plus.
Par conlre, il parall conlenir des subslances poiwanl en donner sous l'aclion des réaclifs.
CHOLINE ET BASES VOISINES
La choline, que l’on sait, aujourd’hui, ne pas exister dans le liquide céphalo-rachidien pathologique, ne se rencontre pas davantage à l’état normal.
La précipitation de l’extrait aclcoolique par le chlorure de platine ne donne, en effet, rien ou seulement de rares cristaux, avec des liquides de « non organiques », nous apprennent Mott et Halliburton, Gulewitsch, Don.vtii, Wilson, Coriat, de Buck, et autres auteurs encore. Seul Gumpreciit (1900) a trouvé, môme avec des liquide.? typhiques, d’hydrocéphales, de cardiopathes, des liquides de veaux, de vaches, soit un total de 20 liquides, des résultats ' positifs.
Ces résultats, qui s’expliquent, semble-t-ü, par les volumes plus grands sur lesquels opère cet auteur, n’impliquent nullement
(1) Le fait est à rapprocher de la réaction au Nessler qu’ont obtenue Laignel-Lavastine et Lasausse sur des li<juides de P. G. Négative sur le liquide lui-même directement, elle se montre positive si l’on traite ce dernier à chaud par de l’acide acétique, dans le but d’en séparer les albumines.
A rapprocher encore de ce qu’écrit Lambling pour le sérum (Fremy, 1895) : « On a trouvé, dit-il, dans le sang de petites quantités d’ammoniaque, mais cet ammoniaque paraît provenir d’une combinaison facilement dissociable qui est peut-être du carbamate d’ammoniaque... »
J’ajouterai ([ue ces particularités observées avec le Nessler sont données par les amines. C’est ainsi que j’ai essayé à ce point de vue la glycosamine; les faits observés sont identiciues à ceux notés pour le liquide céphalo-rachidien.
UyUÏDE NOIIMAL
qu’il s’agisse de choliiio. Nous savons, (ui elïel, ce (ju’il faul. penser delà spécilicUé de celle lechiu(iue (p. ?3). De TaiL, la ibrrnaLion du periodure de clioline ne réussit jamais, môme pour des prises d’essais de 50 c., comme Denigks et Sahrazès, Roseniieim, ZivERi, Handelsiman, Mott, etc., s’accordent à le reconnaître.
Le liquide céphcdo-rachidieii normal ne renferme donc pas de clioline ; peut-être s’y trouve-t-il en petites quantités d’aulres bases organiques, comme les expériences de Kutscher, Rielander et Kauffmann tendraient à le faire admettre.
Opérant sur 1200 c. d’un liquide d’encéphalocèle, Kutscher et Rielander isolent, en effet, des traces d’une base organique, qui n’est pas de la clioline, comme le démontre la propriété du sel d’or obtenu. Sa proportion est d’ailleurs si minime que ce fait est sans intérêt pratique.