‹ Le liquide céphalo-rachidien, normal et pathologiqueChapitre 85 sur 329 · GRAISSES · texte numérisé non relu

GRAISSES

Il n’existe pas de dosage de graisse effectué sur des liquides

(1) Je rappelle que l’emploi du réactif de Pateix conduit, à quelques centièmes près, aux mêmes résultats. L’acétate de plomb a seulement l’avantage d’être plus pratique.

(2) On trouve en effet dans le sang, après traitement au sulfate de soude et défécation plombique ou mercurique, des chiffres plus, élevés. Ces valeurs sont encore plus grandes pour le sérum.

Hammarsten (Lerhbuch des ph. chemie, 7° éd., p. 239) indique pour ce dernier les taux de 1 gr. à 1 gr. 50. Lépine, Le diabète sucré (p. 73), donne un chilTre de 1 gr. 42. La moyenne de 12 analyses d’Abderhalden, sur du sang de mammifères domestiques, est de 1 gr. 31.

Ce sucre directement dosable est-il entièrement dialysable?

Les recherches de Schrenk (1890), Mayer (1906), Asciier et Rosenfeld (1907) semblaient indiquer qu’il se comportait à la façon d'une solution de glucose de même titre. Tel n’est cependant pas l’avis de Edee et Spence (1907), et Lépine (1910), pour qui le glucose serait, en totalité ou en partie, « combiné », ne passant, dans ces conditions, qu'en partie au travers des membranes.

Peut-être le cas du liquide céphalo-rachidien est-il intéressant, les plexus se comportant en elTet, à d’autres égards, à la façon d’une véritable membrane dialysante. Le dosage du sucre rachidien donnerait alors la mesure « du coefficient de dissociation », de la « tension » du « sucre libre », du sucre « utilisable » et immédiatement « disponible ».

AUTRES SÜBSTANCES HYDROCARBONÉES

physiologiques. Les quelques chiffres que nous possédons se rapportent tous à des hydrocéphales (1).

Les valeurs trouvées permettent néanmoins de penser que la graisse du liquide normal ne dépasserait pas quelques centigrammes (2).

LÉCITHINES.

Nous n’avons aucune donnée à ce sujet. Les lécithines ne sauraient cependant se rencontrer en proportions importantes, vu la teneur faible du liquide céphalo-rachidien normal en total

(0 gr. 030) (3).

CHOLESTÉRINE.

La cholestérine, signalée par quelques auteurs dans l’hydrocéphalie (4), ne se trouve qu’à l’état de traces à l’élat normal dans le liquide céphalo-rachidien.

Zdareck (1902) chez une femme porteuse d’une tumeur du petit bassin; Coriat (1904) dans des cas d’hydrocéphalie; Pighini (1909) dans 2 folies mentales, chez 2 alcooliques guéris depuis longtemps, et enfin Mott (1900) sur des individus «normaux», n’en ont pas trouvé.

Cependant, dans une série de recherches sur la présence de ce corps dans les diverses humeurs de l’organisme, Guauffard, G. La-

(1) Mulder (1833) et Marchand (1840) trouvent pour le total «graisse, cholestérine » : 0 gr. 070 et 0 gr. 050 par litre ; Robin indique pour la graisse : 0 gr. 090; Schlossberger (1851) ; Muller; Salkoroski ; Panzer, disent seu

bernent « traces ».

(2) Le sérum sanguin renferme au contraire plusieurs grammes de graisse, (1 à 7 gr.), des savons, des acides gras (0 gr. 5 à 1 gr. 20).

(3) En prenant pour total : 0,030, et 0,010 comme P^O^ des phos-

phates (chiffre que j’ai trouvé sur un liquide d’hydrocéphale), cela ferait, en comptant tout le P^O® organique comme lécithine, un maximum de 0 f/r. 220 par litre. Hoppeseyler a dosé 3 gr. 50 dans le sérum d’un pneumonique.

(4) Schlossberger signale des « traces » i Robin dose 0 gr. 200 ; Yvon : 0 gr. 366.

ainsi que Panzer (1899) ; Cn.

LIQUIDE NORMAL

ROCHE ol A. (îniGAUT 611 oiiL Il’ouvc (le Irès faibles proporlioiis :

0 gr. 007 àO gi*. 014 pur liire (1).

Le procédé (^le Grigaut paraît oiïrir loutcs les garanties désirables, aussi coiicliions-iious que :

La choleslérine existe à Vêlai de « traces » dans le liquide normal (2).

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