‹ Le lis du Japon comedie en un acte, en proseChapitre 2 sur 21 · JULIEN, MARCEL · texte numérisé non relu

JULIEN, MARCEL

Julien est à la fenêtre; Uarcel entre, tenant un petit pot do faïence dont la plante est enveloppée de papier.

JULIEN, à lui-méme.

Personne dans le jardin! Elle ne sort donc pas aujourd’hui?

MARCEL, à part.

Comme le voilà absorbé! (iinut.) Ohé! Julien, bonjour!

JULIEN

Ah! cousin Marcel! (ii lui serre les mains.)

Tu étais donc là, perdu dans tes rêveries, grand artiste?

2 Lli LIS 1)L JAPON.

1 L'LIHN.

Oui, grand procureur! je regardais fleurir le printemps. El ton étude, fleurit-elle aussi ?

MAUCBL.

Elle bourgeonne, mon ami, elle bourgeonne. Ah! si elle était payée, ça irait mieux; il y pousserait des branches et des fruits. Dis donc, si tu hérites, tu m’aideras, hein?

JULIEN

A payer? Ahl je t’en réponds! mais ne te réjouis pas, mon pauvre ami, je n’hériterai pas.

AI A IVCEL.

Qu’en sait-on?

JULIEN

L’oncle Thierry dédaigne trop les artistes, en général, et moi en particulier.

MARCEL

Il en reviendra peut-être. Ça dépend de toi.

JULIEN

Tu veux que je renonce à la peinture?

Non pas! peindre des fleurs et des fruits, des mouches d’or, des papillons, des gouttes de rosée, c’est un art très-galant où ton pauvre père excellait et où tu fais déjà parler de loi avec éloge. Je ne veux pas que tu y renonces, je veux que...

JULIEN

Que quoi ?

MARCEL

Que tu me donnes de l’eau!

J U LIEN

Tu as soif?

MARCEL

Non, c’est pour cette fleur qu’il faut tenir frai^hc par le pied

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