‹ Le lis du Japon comedie en un acte, en proseChapitre 3 sur 21 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

JULIKN.

Ah! qu’elle csL belle et qu'elle seul bon! je n'en ai jamais ym de pareille. C’est un présent que tu me fais?

MARCKL.

. Oh ! des présents comme ça, je t’en souhaite! ça \.ui( peut être un millier d’écus!

Jl I.IEN.

Ah! bah! c’est donc à notre oncle ?

MARCKL.

A qui veux-tu que ce soit? C’est un Iis d’An-ique, ou...

JULIEN

Ou d’Asie? '

IIÀRC£L.

Ou d’Amérique, je ne sais plus; et ça s'appelle... Attends donc!... Ah! ma foi, je rie sais plus. Ça m’est bien égal, tu penses; mais ce que je sais, c’est qu’il me l’a confié avec des recommandalions comme s’il s’agissait d’un enfant à mettre en nourrice.

« JULIEN

Et où porles-lu ça?

MARCEL

Je l’apporte chez loi, et je te le confie à ton tour. Il s’agit de faire le portrait de cp précieux végétal pendant qu’il est dans .sa t)cauté, et notre onde te donne pour ça.

Combien ?

Deux heures.

JULIEN

MA UCEL.

JULIEN

Deux heures de sa lendro.-se?

MARCEL

Non, deux heures do ton travail. N'importe! dépêche-loi, Julien, mets-loi à la be.sogne

LIv LIS DU JAPON.

JULIEN

Bien ! il commence donc h comprendre qu’un peintre de fleurs et un amateur de plantes rares peuvent se rendre service l’un à l’autre? Dis donc, Marcel, il aurait pu commencer plus tôt, lui, si riche!

MARCEL

Eh bien, il commence, il le donne sa pratique.

JULIEN

Et te la donne-t-il aussi, à toi?

MARCEL

En partie. Une clientèle comme la sienne occupe plus d'un procureur; mais enfin, il m’emploie.

JULIEN

Eh bien, pourquoi n’heritorais-tu pas?

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