LA PECHERESSE
AU ARGUERITE naquit à Laviano en 1VA Toscane en 1247. Le nom de la ville de Cortone qui s'unira à son nom rappellera le lieu de sa pénitence et de son tombeau.
Ses parents, honnêtes cultivateurs, lui donnèrent au baptême ce nom de Marguerite qui devait être un présage de
l'éclat que cette perle séraphique devait
un jour jeter dans la St Eglise de Dieu.
Notre Seigneur lui dira plus tard: ‘‘O ma file Marguerite, tu es véritablement devenue Marguerite à mes veux... tu es mon élue, ma fille, mon épouse; tu es Marguerite, c'est-à-dire perle devant Dieu, vermeille et éblouissante de blancheur, sainte et grande par la vertu de mon amour.”
Sa mère veilla avec tendresse sur ses premières années et lui inspira l'amour de Dieu et de la vertu. Marguerite, malgré les défauts de son âge, mit à profit les maternelles lecons. Mais bientôt la précieuse tutelle de sa mère devait lui manquer, pour son malheur,
À sept ans la mort la fit orpheline.
Sans mère, laissée à elle-même, entraînée par un caractère léger et dissipé, elle oublia bien vite les sages conseils de son enfance, Elle était douée de tous les dons naturels qui pouvaient la faire rechercher du monde: elle abandonna son Cœur aux vanités et se précipita dans l’abîme de la perdition. Son père, oublieux de son devoir, ne la surveillait pas; d'ailleurs, il avait contracté un second mariage. La marâtre traita durement Marguerite, La jeune fille, repous-
sée d'un côté et attirée de l’autre par
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une affection criminelle,
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plus en plus dans l’iniquité,
Une nuit, Marguc ie, alors âgée de dix-huit ans, déserta 1a maison paternelle où elle ne trouvait aucune consolation, pour suivre un jeune gentilhomme de Montepulciano qui l'avait séduite,
Neuf ans durant elle vécut cette vie criminelle au grand scandale de toute la contrée, Montée sur un coursier, ornee de pierreries et couverte de somptueuxX vêtements, clle semblait défier les habitants de Montepulciano.
Mais pendant qu'elle s'égarait ainsi dans les sentiers de la verdition, Dieu qui avait sur elle de secrets desseins, pPoursuivait cette brebis égarée, pour la ramener en son divin bercail.
La voix de Dieu se fit entendre par le remords. Recherchant les lieux solitaires, clle se disait: ‘‘Oh! qu'il ferait bon de prier ici! dans quelle paix ne pourrait- 9 pas entreprendre l’œuvre d'une sincère pénitence! ‘et elle pleurait. La miséricorde de son Sauveur tou hait vivement son âme pécheresse, elle ne désespéra jamais.
Un jour que quelques personnes lui reprochaient ses égarements en lui
disant : “ Misérable Marguerite, jusqu'à
quel abîime voulez-vous donc vous précipiter? ”” Elle se couvrit le visage et gémit, puis, comme pressentant l'avenir : ‘‘ Consolez-vous, s’écria-t-elle, un jour viendra que vous m'appellerez une sainte, parce que j'aurai été sanctifiée ; vous me visiterez alors, un bourdon à la maïn et la besace du pèlerin sur l'épaule. "’
Elle dira plus tard: ‘A Montepulciano, j'ai tout perdu : l'honneur, la dignité, la paix; j'ai tout perdu, sauf la foi ! ”’
Elle avait conscience de sa chute et regrettait les jours qu'elle avait passés chez ses parents, malheureuse, mais pure.
précirémit, ‘ Conendra parce visiteet la
tepulla diiuf la
te et assés
pure.