I] LA CONVERSION
LSOLLES joies, plaisirs coupables,
À Couleurs et dégoûts se mélérent, neuf ans durant, dans le cœur de Marguerite ! La miséricorde de Dieu la solli-
citait au repentir, les liens de la chair la
retenaient dans le péché. La Providence
mit fin à ce combat Par un de ses coups pleins de justice et de miséricorde.
Un matin le complice de la pécheresse sortit. En vain Marguerite l’attendit, le soir, toute la nuit, le jour suivant... i] ne revint pas !
Anxieuse, elle envoie un serviteur à sa recherche tandis qu'’elle-même interroge du regard toutes les avenues. Le chien de son amant revient, mais il est seul. L'animai se jette aux pieds de sa maîtresse, pousse de plaintifs hurlements, la prend par le pan de sa robe, comme pour l'entraîner avec lui. Marcons! le suit. Par un sentier détourné, elle est conduite dans un bois, à travers
élsgoce et taillis. Devant un monceau
de branches et de feuillaces au pied
pis ui
Gui chêne, le chien S arrête, écarte les branchages, creuse 1a terre et met ainsi a découvert la tête ensanglantée d'un cadavre, Marguerite pousse un cri de désespoir et tombe évanouie,... elle a reconnu les traits meurtris de son amant assassiné ! Dans cette horrible
le est surtout foudroyée par le
vision el Coup de la miséricorde divine qui, de pécheresse, en fait une héroïne de pénitence,
Revenue A elle, sa première pensée se porte sur les jugements de Dieu. Les Souvenirs de sa vie COU able se mêlent aux visions des divines vengeances, elle se reconnaît au milieu de tous ses propres crimes ! La honte de ses égarements la couvre tout entière ! Alors elle pense à Sa mère, à l'innocence de sa jeunesse La grâce se joint à ces doux souvenirs Pour pénétrer son âme d’une douleur vive et sincère, Elle pleure, Levant au ciel des veux que baïgnent les larmes du repentir, comme le prodigue, elle sécrie : ‘‘ Je me léverai et j'irai vers mon Père ! ?”
Dieu entendit ce eri du cœur qu'il attendait depuis longtemps, em : l'exauça merveilleusement.
Elle retourne à Montepul iano pour
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L'EOTNE
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à mettre ordre À ses affaires, aba: donne À
à : la famille du défunt tous les
biens qu'il lui a laissés, et
, revêtue d'habits de pénitence elle fuit cette ville. pour elle remplie d'aussi tristes souvenir
Les habitants de Montepulciano n'ont À
PaS tardé à constater son repentir. Prenant par Ja main l'enfant né
meérce Criminel, elle
de son com-
retourne à Laviano se Jeter aux pieds de son père pour lui
‘ . . Li demander tout à la fois pardon et asile.
Le cœur du père lui pardonne et la reçoit, mais survient la
marâtre qui dit et faït tant
que le père finit par
rejeter cétte enfant coupable,