X L\ L'ABSENCE
) \R un divin Stratagèeme de 1 \mour, Jésus, pour activer dans l'âme de ses serviteurs l’ardeur de la flamme qui les dévore aime À se cacher pour se faire chercher avec plus de désir, I] en usa ainsi envers Marguerite. Aussi s'écriaitelle : ‘‘ Où est votre douce présence, désirable au-dessus de tous biens 2 Sans elle, j: vis dans la plus amère amertume !
Père saint, Père unique, Père de miséricorde, pourquoi, consumée de fièvre et ne voulant d'autre remède que Vous, n'abandonnez-vous « ependant ? Pourquoi Vous, mon défenseur, m'avez-vous délaissée alors que mes ennemis sous des formes visibles s’acharnaient contre moi ? Où donc Vous êtes-vous caché ?
Quelle victoire puis-je remporter sans Vous ? ’’ ‘Je suis toujours près de toi, mais ûteras pas toujours ma douceur. ””
‘* Seigneur, pour tant que je sois
affigée pour l'honneur de votre nom. je
Vous louerai ! Je m'attacherai À Vous in-
Haut ! rendez-vous à moi, mon amout
séparablement, sans Vous je ne pui vivre, Vous par qui tout possède la vie, ne m'abandonnez donc pas ! ”’
Un autre jour elle s’écriait encore :
‘{ Rendez-vous à moi, Ô Dieu Trè:
Rendez-vous à moi, mon Créateur !
rendez-vous à moi, mon kRédempteur !
Rendez-vous à moi, à mon Epoux ! Parce que sans vous je I pui trouver aucut repos.’
‘ Je suis ton Sauveur qui t'ai rachetée de la mort, d’abord sur l'arbre de la Croix, puis en t'appelant à la pénitence! ”
‘! Vous êtes mon Père, mon sanctifcateur, mon Epoux, mon bonheur, la joie de toutes les joies. ””
‘Tu es ma fille, mon associée choisie.’
‘‘ Puisque vous m'aimez ainsi, mon Sauveur, ne me rejetez pas dans le désert, amant de mon âme ! ”’
‘{ Je t'y remettrai, comme une brebis au milieu des loups ! ”’
— ‘‘ Ah Seigneur! détruisez à l'instant la masse de mon corps, afin que je puisse venir à vous par le chemin de la tribulation.”?
tions te doivent
être dures, celle que tu recevras de moi
sCra encore plus grande, et il ne peut
Inasiner de plus insupportable qu
SCHLIT SON âme sans moi Vous êtes al laque le je 4 DCINEeUr, ct si vous eletes d
désert je vais mourir! A
tre sor, Saltis
le quel toutes les richesses me sont extrême pauvreté !
Ma Hille, je vai
\h SCigneur ! ne proportionnez
pas vos absences À la multitude de mes hés ; idé ] ES PECNES , mais Considérez la soil que y soulfre de vous, mais vovez les craintes
mortelles que la révérenc que je vous
dois fait peser sur mon âme. Des peines
aussi grandes et aussi insupportables ne vous semblent-elles pas devoir suffire a ma fragilité 2
IUt it € 1} est meme ire
Jésus |
de sa Mère, mais Margucrite trouve dans sa misère une raison pour que Jésus ne se retire point d'elle-même.
‘ Je suis, lui dit-elle, comme une choss qui n'est pas et jui à l'instant cesse d'être, sans vous Je ne puis subsister !
Elle se résigne enfin :
vous plait, que je pourrai vous servir et louer votre nom, je désire ces peines
et je m'y prépare,”