‹ Le lis refleuri [microforme]Chapitre 41 sur 56 · VEUX-TU VOIR MA MERE · texte numérisé non relu

VEUX-TU VOIR MA MERE

S S À A fille, mon Père t'aime ainsi que s k ma bienheureuse Mère et toute É l1 cour céleste avec elle: veux-tu von

ma Mère ?

Seigneur, douceur suprême, je k veux, je le désire, mais je ne sais vraiment si je dois vous demander cette fa-

veur, car lorsque je vous sens, lorsque je

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vous goûte, lorsque je vous possède, à Saint des Saints, je crois posséder aussi ' votre Mère et le ciel tout entier.’

Plein de joie de cette réponse, le Sei-

wneur lui dit:

l'u es ma fille parce que tu m'o-

béis; tu es mon épouse parce que tu n'aimes que moi; tu es ma mère part que tu fais la volonté de mon Père de toutes tes forces. Et je te dis qu'il a pas sous Île ciel une âme que j'aime, que la tienne.”

Un autre jour, lui montrant dans le ciel le bienheureux François et les autres

Saints, Il l'invitait à s’entretenir avet

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Seigneur, tous les saints ne mc suthsent pas ‘est Vous seul que mon âme cherche avec larmes, parce que je ne suis faite que pour Vous seul mon bien indé- :

fectible et éternel." Parce que tu ne cherches que Moi, Je te rendrai grande dans ma gloire, tu possederas la plénitude de Ma joie.” Vous dites vrai, Seigneur, je me cherche que Vous, je conture donc Votrt Majesté qu'elle daigne jeter un regard di pitié sur ma foi.’’ Les cpreuves grandiront pour toi, Muis en même temps et proportionnelle-

Inent orandiront aussi mes faveurs.”

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XLVITI

LES NOEES DE LA PENITENTE.

V \RGUERITE sentait une faim in- L satiable de la Sainte Eucharistie,

or Notre Seigneur lui apparaissant un jour un peu avant Noël lui dit ‘" Cette joie que tu me demandes, ie te la réserve pour le jour de mon bien-aimé Saint Jean l'Evangéliste, Tu goûteras ce jour-là une douceur que tu ne connais pas encore, Mais je ne veux pas que tu communies le jour de Noël, parce que je serai occupé à me réjouir avec l'armée des \nges dans les Cieux. Je veux que tu te liennes ce jour-là avec les animaux de ma crèche et que tu pleures.'"" Cette peine cCtait sensible à son cœur, elle s'en ouvrit à son ange gardien à l’approche d'une fête de Noël.

‘" Je crains encore une dure fête de Noël ! ”?

Si tu crains une dure fête, sache

que pour le Christ elle ne fut pas douce.”

‘* Pourquoi donc l'Eglise nous invite-t-elle À la joie, permettant aux chrétiens de faire usage de viande; pourquoi mon Bx Père St François disait que le

monde entier devait ce jour-là se réjouir

parce que | mière et la joie du monde entier avait apparu ? ”

[Il est vrai que la joie du monde est née: les amis de Dieu n’en doivent pas moins être cans la peine en ce jour puisque notre Roi vient au monde pour y eines et tribulations diverses.

Beaucoup se réjouissent et le Christ ne reçoit pas leur joie. Beaucoup prennent occasion de cette fête pour se réjouir qui finiront par la tristesse, et plusieurs s’attristent avec l'Enfant qui vient de naître

qui participeront aux joies de l’éternelle

Dans une autre circonstance Notre Sciœneur lui-même lui d ‘Tu restes toujours étonnée, ma hlle, que je te soustrais les consolations accoutumées lorsqu'arrive la fête de Noël.

tu te dis que les anges et les bergers ce sont réjouis et ont été r mplis d’allégresse. Mais souviens-toi que « est à Moi ton Seigneur que tu dois ressembler, à Moi qui n'ayant point péché ai connu la pau vreté et les souffrances ; au jour de ma naissance, l'ai commencé à vagir, Moi ja

joie des an

æes, dans le H è i Ain toy Ua

les a crèche, pour sécher les pleurs du genre humain: ce jour a été le commencement

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