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torili* <lii cardinal Mazariii, prciiiicr miui.Ntro de Louis XIV, enfant, et de sa iiiiTi-, Anne d'AutricIn-, régente du ruyaunic), ces chefs, au nombre de trois, y furent enlermés en janvier i65U. C'étaient les princes de Coudé, de I.ongueviile et de Conti ; mais le cardinal n'abusa de ««a victoire et ne rendit ni long ni sévère le séjour de la prison. La Direction des ponts et chaussées et les bureaux des officiers des ports occupent une partie de l'eniplaccnienl de la citadelle.
L'Ilùtel de ville, bâti dans le quartier neuf, s'élève au centre d'un
Uernardin do SaiQt-Pierre.
dès beau jardin. I.'anliili'ctc lui a diiniié le ?.|yle des cliàleaux construits sous le roi Franç^-tiis 1<-'-, pour rappeler, sans doute, le bon guùl arlistitiue du véritable fondateur de la ville.
On ne sauraiL uéL;liL;cr de visiter le Musée et la Uibliutlièqne, ancien hôtel SarlaboL non pas qu'ils soient très riches en objets d'art ou en livres précieux, mais ils conservent la mémoire de personnages célèbres, nés au Havre.
Le plus illustre de tous, celui dont le nom vivra autant que la langue
française elle-même, Bernardlx de Saint-Pieuue, a sa statue près de celle d'un poète trop dédaigné de nos jours : Casimir Delà vigne.
Ces statues sont l'œuvre de David d'Angers, et ornent la place de la Mâture.
Les deux galeries d'histoire naturelle ont reçu le nom de deux savants havrais : Charles Lesueur et l'abbé Dicquemare. Elles sont ornées du buste de ces hommes célèbres.
L'escalier d'honneur esl vraiment superbe. Aussi, sans grand effort
Le Havre. — La Mâture.
d'imagination, peut-on supposer y pouvoir rencontrer Mme de L\fayette, l'élégante dame de cour-écrivain du temps de Louis XIV, ou Mlle de ScuDÉRY et son frère, Georges de Scudéry, les nobles romanciers tant aimés des grands seigneurs, satellites du Roi-Soleil. Tous trois, comme les précédents, étaient enfants du Havre.
La ville possède trois théâtres ; le principal d'entre eux est situé sur la belle place Louis XVI, tout ornée do quinconces d'arbres verdoyants. Son foyer ouvre sur un balcon dominant le inaLiuiliiiue bassin du Commerce et la Mâture.
DR nrNKFC.OrE \l' mont S.MNT-MICIin, -^t'
l'ar un suir de fèlo, quand les navires, à l'ancro dans les bassins, sont pavoises et illuminés, le panorama présenté par cet horizon devient féerique.
Après avoir parcouru ces divers édifices, on n'ouiiiic pas de saluer les maisons natales, c'csl-à-dire les maisons rpii ont remplace celles où naquirent ("asJMiir nclavigiie (sur le <|iiai de l'ancien bassin de la rianc), et
Cnsimir Dolavipne.
Bernardin de Sainl-l'icnv nue de lu Corderie). Une labié di> mai-bre, placé(> sMi' cliacnne de ces liabilatioiis, porte, gravés, les noms, ainsi ipie les dairs de la naissance et de la mort do ces hommes illustres.
i.i's pidnicnades dans je llaviv même soni r<trcénien( reslreinl(>s. Pourlaiil, le jardin botani(|ue et Z()olui>i(pie est très inléressant.
Il y a encore les jetées el la plage, mais celle-ci reste cou.slannnenl
op.s LE LITTORAL DE LA FRANCE
encombrée de galets, amenés par le grand courant qui envahit tous les rivages jusque vers l'embouchure de la Somme.
Cet inconvciiienl n'a pas empêche la construction, au Havre, d'un vaste établissement de bains de mer. Frascati, ainsi l'appellc-t-on, est toujours le rendez-vous d'une élégante colonie de voyageurs, qui apportent la vie et le mouvement à cette partie de la cité.
Mais si, aux plaisirs mondains, on désire allier les excursions champêtres, les buts de promenade ne manquent pas.
Tous les environs, répétons-le, offrent de ravissants points de vue sur la Seine, sur la mer ou sur une campagne boisée, aux aspects les plus imprévus.
Les coteaux d'ingouville et de Sainte-Adresse sont couverts de villas opulentes ou gracieuses, entourées d'une végétation luxuriante, toujours avivée par l'air marin.
A certaines époques, principalement aux dates annoncées pour les voyages des grands paquebots transatlantiques, le Havre se voit envahi par un flot de population étrangère.
Jusqu'à présent, en effet, ce port reste le centre français le plus important de l'émigration européenne vers l'Amérique.
Résumons notre impression sur la ville en disant que son commerce tend chaque jour à s'accroître, et que son industrie est en pleine activité.
Ils justifient la belle parole de Jules Janin qui a écrit : « Faire l'histoire complète du Havre ce serait faire l'histoire même du commerce. j>
Non seulement, cela va sans dire, on construit beaucoup de navires au Havre, mais on y trouve des corderies ayant une renommée universelle, des raffineries de sucre très prospères, des filatures, des fonderies de cuivre, un laminoir, des moulins, des brasseries, une verrerie, des fabriques de produits chimiques et pharmaceutiques, une manufacture de tabacs, des boulangeries pour la marine....
Tous les pays du monde ont des consuls au Havre, car il n'y a point de contrée qui, soit par sa marine, soit par son commerce, n'ait des relations avec cette belle ville.
Les travaux décidés pour améliorer encore le port et les bassins contribueront à entretenir sa prospérité.
Bientôt, d'autres progrès suivront, qui rendront de plus en plus faciles les développements nécessités par le génie moderne.
DE bUNKEKQLh: AL" MONT SMM-Ml<:ilEI. iAO
Il >iillit «le voir les imtiieiises iiiaj,'asins généraux ou docks liavrais, pour
coiiipreridri' l'activité lonjours croissante des transactions; de même, il suKit
de passer une Innne ou deux sur la jetée, pour constater le mouvement
incessant du port.
Rien ne terinim; mieux nue promenade au Havre.
Il lait nuit; les phares étiucelleul sur le lond sombre des nuages. .Nous distinguons, à notre droite, les feux du cap de la Hève ; à noire gauche, celui de la pointe' du Hoc, éclairant l'extréniilé de la rive droite de la Seine cl l'eiilrée du port liavrais.
L'ensemble est merveilleux et nous ne le verrons surpassé que par les panoramas des côtes de Ilonflrin' et de Dives (1).
La ville est défendue par les forts de Sai.nte-.Xdresse, de Touh.neville, de Frileuse, des Neiges, ce dernier à l'emhoucliuro de la Seine. Les bastions de la Floride défendent rentrée du fleuve. Il y a encore la balli-rio do I'uovem.e, entre la jetée du .Nor.l et des Hi(;le.nots, à rcxtréinitc du boulevard François I".
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['ointe du Hoc.
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