Nous Tavons déjà expliqué à l'arlicle : Havre
Frégate cuirassée.
CHAIMTIIE \LI
inJIEMENr ET LVNLtSltM DT'N VAISSEAU
Port militiiire avant tout, Cliorbourg, nécessairement, doit abriter une nombreuse po|)ulation n'ayant pour objectif que la marine de guerre ou ce qui y contine.
Le tiers des habitants, a-t-on dit, vit des travaux du port.
Cela doit être. 11 faut beaucoup de bras pour suffire aux besoins de l'arsenal, des chantiers de construction, de la uianulentioii, des corderies en un mot, de cette immense entreprise qui s'appelle l'armement d'un vaisseau.
Tout y est prévu, puisque le vaisseau représente une forteresse flottante qui, à un moment donné, peut se trouver réduite à ses seules ressources.
Le vaisseau se tiendra en garde non seulement contre les caprices de la mer, mais l'existence tranquille de chaque jour de paix, comme les nécessités de chaque minute de la terrible phase d'un combat naval doivent y être assurées.
Ce n'est pas tout encore. 11 devient le gardien de riioiMieur de la patrie. Le pavillon déployé dans sa màlure lui rappelle que, jiar une extension touchante, son pont représente une fraction du sol natal (jn'il est chargé de faire respcilor ot ne pool céder avant d'avoir franclii la liniile de l'impossible....
De là, le profond sonlimenl de dignité dont se pénélrenl les olhciers el les marins de la (lotte.
uiiiloriiie (l'iiiraiik-rie de niaiino ot Armes de Clicrboiirï.
■452 LE LITTORAL DE LA FlUNCE
Le temps n'est pas encore très éloigné où les équipages du coinmerce avaient à peine le droit de revendiquer devant eux l'humble ijualilé de matelots. C'était pis, même, quand il s'agissait de l'armée de terre ou de l'infanterie de marine.
Heureusement, les rivalités ou n'existent plus ou s'effacent avec rapidité.
La marine militaire, on l'a compris, c'est le droit dans sa force ficre, puissante, protégeant, servant les nobles causes.
L'infanterie, qui lui doit son nom, c'est l'auxiliaire indispensable de nos escadres, la vaillante gardienne de nos colonies.
La marine marchande c'est le travail, l'activité de la nation, contribuant à la conquête de sa fortune, au développement de son génie.
Nous serons peut-être dans le vrai, si nous avançons que l'introduction de la vapeur à bord des bâtiments de guerre a beaucoup aidé à ce résultat.
Le système naval tout entier se transforme constamment.
Jadis si difficile à acquérir, l'expérience nautique se montre moins hérissée d'obstacles. Non pas que nos officiers soient inférieurs à leurs prédécesseurs, mais l'occasion est souvent rare, pour eux, de mettre à profit leurs patientes études.
Les périlleuses traversées exigeant, autrefois, plusieurs mois, s'accomplissent maintenant en quelques semaines, et celles qui réclamaient de longues semaines, s'effectuent en quelques jours.
La navigation mixte simplifie l'étude des manœuvres de voilures et l'on compte à présent, affirment les pessimistes, « nos vieux loups de mer ».
Lamentations bien exagérées, ce nous semble. Mais, si nous devions rechercher la vraie source de la pénurie d'excellents et solides équipages, il faudrait entrer dans des développements et des considérations que notre travail ne saurait admettre. i
Répétons, seulement, combien il importe qu'une protection efficace remédie aux maux dont souffrent nos pêcheurs. La pèche, on ne saurait trop le redire, est la pépinière de notre marine de guerre; tout ce qui se fera pour elle, sera, par contre-coup, fait pour notre llolte : ne l'oublions jamais....
Un des plus grandioses événements auxquels on puisse assister dans un iioil militaire, c'est le lancement d'un vaisseau.
'«îi'^'^ilinHË
m; 1)1 NKtUiJl I- Al Mil.M "^AIM-MH lll.l. »55
Lf liaviv construil des steamers immenses, cependant la mise à IVau d'un cuirasst' (•ment encore davantage. Si l'on n'a pas vu le olianlier où repose un de CCS géants, on ne saurait se faire la moindre idée des audacr-s auxquelles soni arrivés nos ingénieurs.
La cale immense (|iii le contient est absolument bondée, du sol à la toiture, par la niasse de la coque, (juoique les poutres d'élais soient enlevées.
Il ne se trouve plus maintenu que par les co'Utes, énormes pièces de bois placées de chaque côté. Ce soutien l'empêchera de pencher avant (pi'il ail atteint l'eau du bassin, sa future résidence, en attendant le moment où, l'armement se trouvant complété, sa carrière maritime commencera.
Le ber est tout prêt. Ce lit des madriers et de cordagess va permettre au nouveau vaisseau de glisser doucement sur le plan incliné de la cale.
L'art moderne a perfectionné le lancement comme il a révolutionné les règles de la construction ancienne.
C'était, jadis, une opération redoutable, celle de mettre un navire à la mer. Au dernier moment, un liomme devait aller, sous la quille, frapper à coups de hache les étais la soiilonant encore.
il lui fallait se maintenir siu' un plancher déclive, avoir le regard assez jn.sic pour frapper là senlemeni on c'était nécessaire; le bras assez fort pour ne pas se reprendre Inq) lonjitemps, et le pied assez agile pour éviter l(' cIkic fatal de la niasse entière brusquement ébranlée.
IMus d'une fois, la mort fui la récompense de tant d'audace, mais il arriva aussi (|ne des condanmés. ayani subi vielorieusemcnl cette redoutable épreuve, (iblinivnl la {^n'àee inérilée par leur courage.
I>e nos junrs, les aecidi-nls soiil rares, insicnieiil en raison de la simplilicalion de la niamenvri'.
Ces! an ninnienl on la nian'-e nionlanle a renqdi le bassin continani le chantier, (pie le vaisseau, loiit enguirlandé et pavoi.sé, est admis à prendre possession de son nou\ean doniaini'.
Le glissenienl d'un seniblaltle poids sur les poiitres du lnird délennine une élévalion de leiiqu'ialnre, (pii se li'adnil jiar des élincelles, prélude d'incendie. Mais ou a obvié à ce danger.
Leau ruisselle de toules parts, inoudani les madriers et les remlanl
■io6 LE LITTORAL DE LA FRANCE
d'auiaiit plus glissants. Sans cesse renouvelée, elle ne peut se vaporiser complètement.
Enfin une sorte de détonation retentit : la mer a reçu son hôte et, comme si elle reconnaissait en lui un futur dominateur, elle gonfle ses vagues autour de la carène, l'inondant de son écume en signe de protestation....
Pourtant, il lui faut se soumettre, quitte, plus tard, à prendre une cruelle revanche....
Le lancement est toujours l'occasion d'une véritable affluence d'étrangers dans la ville. Aussi, est-ce le moment le plus favorable pour passer une rapide revue des différents costumes maritimes.
Voici un yachtinau anglais. Il est venu se rendre compte des progrès
Anciens uniformes de douaniers.
de la science nautique chez ses voisins. Quelquefois même, en dépit de la simplicité de ses allures, il est le propriétaire richissime du beau yacht entré au port depuis la veille.
Voici nos alertes petits marins, discutant avec feu les qualités du nouveau vaisseau, qu'ils seront, peut-être, appelés à monter.
Les flammes, les guidons, les pavillons flottent aux mâts.
Les hommes circulent en simple tricot de travail ou en grande tenue.
Des soldats d'infanterie de marine viennent voir la prison flottante sur laquelle ils seront transportés aux colonies lointaines.... et sur laquelle peu, hélas! reviendront au port!
Ainsi que pour les douaniers et les canonniers gardes-côtes, l'uniform'j de ces excellents soldats a été considérablement modifié; sauf la couleur du drap, il ressemble à celui de notre infanterie de ligne.
[)K DLNKKiKjUK AL MoNT SAINT-MICHEL 407
Les paiiaclics, les lourds shakos, les sabres iralnants, les iiiimeoses fusils, les iiabils sanglés du leuips de Napoléon 1" ont, Dieu merci! disparu; et les Ironpes y gagnent une [)lus grande agilité, une moindre déperdition de forces.
Fendant les groupes, passent graves, imposants, les ofliciers. Leur bel uniforme a, lui aussi, subi d'heureuses modilications et fait, le plus avantageusement du monde, ressortir les miles physionomies, les regards énergiques, les nobles allures.
A la fois riche et seyant, sévère et gracieux, on coniprend qu'il soit estimé très haut par nos marins et ne puisse supporter, à leurs yeux, aucune comparaison...
CuEBBOunc. — Bains d« mer.
CIIAPITRI-: XLIl
UNE DATE CIIERBOURGEOISE. — LES EN>mONS DE LA VILLE. ^ NOTES BIOGRAI'IIIQL'ES
Cherbourg, qui a élevé une statue au véritable créateur de sou port, reçut sa dépouille quaud, la traditiou uapoléonienne sullisaniuicut embellie, on obtint de r.\uf,delerre la restitution du cercueil du prisonnier de Sainte- Hélène.
La Bellc-l'uulc, sous les ordres du prince de Joiuville, vint stationner en rade, où le transbordement eut lieu.
La gravure du tableau de M. Morel-Falio montre assez ce que fut cette cérémonie. Klle pourrait fournir l'occasion de plus d'une remarque philosophique, si on la rapprochait de la fête d'inauguration de l'obélisque érigé (1817) en l'honneur du duc de Berry, et de l'éclat rayonnant de la fête où, en 1858, Napoléon 111 se montrait aux côtés de la souveraine de la (irande-Bretagne....
Mais les méditations de ce genre menant rarement à une conclusion satisfaisante, nous préférons terminer par une ascension à la montagne du Houle, notre séjour ici.
Du sommet, on jouit de l'un des plus admirables points de vue avoisinant Cherbourg. La ville, le port, la rade, encadrés par un vaste horizon, se découvrent dans leurs moindres détails.
Une citadelle couronne le plateau élevé de cent dix mètres; elle fait partie du puissant système de fortilications protégeant l'unique refuge, sur la Maiulic, de nos flottes de guerre.
Voisines de la citadelle, s'iMiiictteut les ruines d'un antique petit ermitage, qui, jadis, dominait lriomj)hant, une grotte appelée des : Fées, située au pied de la montagne.
Ce nom, appliqué à la grotte, n'étonne pas lorsque l'on a pris la peine de parcourir la campagne cherbourgeoise.
Les monuments druidiques y sont nombreux, et le peuple n'a jamais hésité à attribuer à des causes surnaturelles ces témoignages de l'industrie des premiers habitants de notre pays.
On ne peut, toutefois, quitter Cherbourg sans aller saluer le buste en bronze érigé au comte de Briqueville. Né en 1785, à Bretteville, banlieue du port, il fit vaillamment la campagne de France et, sous les murs de Paris, après avoir taillé en pièces un corps de cavalerie prussienne, résista jusqu'à ce qu'il eut reçu une grave blessure.
Le colonel de Briqueville s'était déjà illustré à Ligny. Si ses conseils avaient été écoutés, nous n'eussions point eu à inscrire le nom de Waterloo parmi nos désastres.... Le sort de la France s'en fût amélioré.
Rentré dans la vie privée après la signature de la paix, le brillant so'iiat mourut en 1844.
L'abbé de Beauvais qui, dans l'oraison funèbre de Louis XV, prononça la phrase fameuse « Le silence du peuple est la leçon des rois » était né à Cherbourg.
Madame de Mirbel, la célèbre miniaturiste, naquit aussi dans cette ville. On sait les qualités de modelé et de couleur par lesquels ses travaux se distinguent. Elle eut l'inspiration d'abandonner le pointillé, en usage pour la miniature. Ce genre de peinture lui doit donc d'avoir été comjjlètement transformé et d'avoir été, par elle, élevé très haut dans le domaine de l'art.
"^^iSir, "ï=ïii
l.'arn\ik' a lorn-
CIIAlMTKi: XMII
OrELQtES MOTS DIIOUllAGt A NOTRE JI.UllNE LlLlTAUlB
Ce chapilic adilitioiiiicl, si coiiil que nous le voulions l'aire, palailra, craif,nions-nuus, inutile, car on oublie vile dans notre cher pays, et la critiiiue y fait, en général, un chemin plus rapide que la louange.
Ce n'est pas une raison suHisante pour nous eni|)ècher de dire notre pensée.
Très librement, nous avons e.\])rinié les vœux que nous formons au sujet de la situation de notre marine niarcliande et de notre population côtière.
Avec la même fianchiso. nous demandons pour notre marine militaire un redoublement de sollicilude. Les services qu'elle est appelée à rendre sont incalculables, ceux qu'elle a rendus sont immenses.
Nous n'avons pas la prétention de chercher à les énumércr tous : les bornes de notre cadre seraient, d'ailleurs, troj) limitées.
Nous ne voulons pas davantage raviver de cruels souvenirs, et retracer le rùle de nos marins ainsi que de leurs ol'liciers pendant la période de la guerre franco-allemande.
Si le courage, le dévouement absolu avaient pu nous sauver, la marine militaire eût eu droit à des honneurs exceptionnels.
Cela, personne ne le conteste; une chose dont on se préoccupe moins, c'est du rôle de nos marins dans la conservation et l'extension des colonies françaises.
Combien de fois avons-nous entendu critiquer ce rôle! Alors nous redisions avec reconnaissance les noms de tous ceux qui, sans se lasser jamais, travaillent a consolider, à étendre noire jirospérilé coloniale. .\|)rès la liste des explorateurs, il n'en est pas de plus longue et nous voudrions pouvoir Li (iicscr ((implùlc. Clle serait insiruclivc.
Mais cette joie nous étant refusée, nous ne prendrons que trois faits parmi ceux dont ces dernières années ont retenti :
A M. le contre-amiral Serres, l'honneur de nous avoir gardé Taïti malgré des obstacles nombreux.
A M. le commandant Rivière,' la gloire de n'avoir pas désespéré, à Hanoï, de la mère patrie, et d'avoir tenu hautement, fermement, son drapeau menacé.
A M. le lieutenant Savorgnan de Brazza, la gloire aussi, gloire incontestable, d'accomplir des conquêtes pacifiques, de faire aimer le nom français, de faire désirer la protection de la France.
Ainsi, partout, l'action de notre marine militaire se manifeste, bienfaisante, à nos intérêts mieux compris.
Ayons pour elle la sollicitude dont, ailleurs, on entoure ses rivales, nous verrons bientôt les meilleurs résultats se produire.
Non pas, établissons-le clairement, que nous poussions, quand même, aux immenses dépenses nécessitées par l'entretien et l'accroissement de notre flotte de guerre.
11 est toujours triste de voir les forces d'un pays mises au service de la plus effrayante des calamités : la guerre.
Notre désir ardent serait de penser qu'un moment viendra où les peuples apprécieront les seuls bienfaits de la paix.
En attendant, il faut protéger la sécurité, la dignité de la patrie. Car elle est bien éloignée (nous ne pouvons nous résigner à dire chimérique), l'ère de la paix universelle!
Vienne un choc nouveau, nous retrouverons intrépides, prêts à affronter tous les dangers, nos vaillants marins.
Malheureusement, rcxpérience du passé nous le rappelle, la bravoure n'est pas tout, il lui faut les moyens de résister à l'écrasement par la force brutale.
Voilà pourquoi, sans autrement admirer les dernières conceptions du génie naval, nous applaudissons à leur mise sur chantier.
Il est loin le temps où le sort d'une journée pouvait dépendre du courage des combattants. S'il en était encore ainsi, nous serions pleinement rassurés.
\. Au momeul oi'i allait paraiire la première édition de ce livre, arrivait la cruelle nouvelle de la mort du commandant Rivière, l'intrépide défenseur d'IUNoï (Tonkin). La Société des Gens de lettres, dont il faisait partie, s'est honorée en ouvrant une souscription pour élever un monument au littérateur dislmgué, à l'héroïque mariu.
DE DIJNKRROUE AU MONT SAl.NT MICIIRL
Les preuves du contraire abondant, la prudence exige que nous nous mettions à l'abri des surprises, car il ne suffit pas de construire des forteresses (loflantes, nos ports doivent suivre une pareille progression.
Souvenons-nous de l'étonneuient provoqué par l'échouage de la f)rrastation, à l'instant où elle sortait dos passes de Lorient....
L'accident fut, relativement, peu de chose; mais admettons qu'il eut eu lieu à la suite d'un combat, c'est-à-dire que la Dévastation, obligée au repos, se soit hâtée de venir à Lorient chercher un refuge : I/enncrui ne pouvait-il profiler de sa fâcheuse situation pour la détruire?.,.
Supposition gratuite, nous le reconnaissons; toutefois ne donne-t-ellc pas lieu de réfléchir à sa possibilité?
Les anciens ports, malgré des travaux considérables, réclaiiinit impcrieusement une amélioration prompte, généreuse.
11 ne s'agit pas, dans un cas aussi grave, d'invoquer réloigneinent relatif du danger; il faut y parer, l'amoindrir jusqu'aux dernières limites.
Nous avons tout pour nous : Officiers instruits, marins solides, bonne situation cùtière; sachons tirer parti de nos richesses.
Voulons, répéterons-nous à satiété....
Les obstacles ne sont pas plus formidables pour nous qu'ils ne l'ont été pour nos rivaux, bien au contraire.
Voulons, oui, voulons, ne marclianddiis pas à l'une de nos égides les moyens de se rendre inviiicibb;....
Le patriotisme, rabnégation, la vaillaiic(! de nos marins fera le reste.
Jamais ils n'ont manqué à leur noble tâche'...!
1 . Nous les avons vus encore à l'œuvre sous le commandement de rUIuslre amiral Courbet qui. 'A Son-Tay (Tonkin), a venpé le commandanl Rlvlt're et s'apprôlait à poursuivre une vijjoureuso campagne, conlinuiie par la prise de Bac-Ninb.
L' iol/irino, navire do l'Étal.
ni vriTRE XLIV
LA COTE, DE ClltUDOIllU A COITANCES
De ftiôme que les moindres replis de la côte, la campagne entière serait à explorer. Très accidentée, elle forme une suite de collines, de vallons parsemés de superbes ruines, de monuments druidiques, de splendides cliàlcaux uncicns et modernes.
r^/ll^^, .,
''mm.^'-'%\i-W''-%
'V -.MK^^jhM-^:.-^^:^
Cliitcau lie Mai'liuvabt.
Parmi ces derniers, le château de Mmitinvast lient une belle place. Il se présente entouré d'un parc remarquable, rempli de vieux arbres, de plantes exotiques et conpé de vastes pelouses, au milieu desquelles se tient encore debout un donjon, seul débris d'une anlicpie forteresse.
1/église du village date du onzième siècle, elle est de slyle roman.
Non loin, on trouve un dolmen classé parmi les monuments historiques. Le bloc formant table, selon l'clymologie du mol', n'a pas moins de 4 mètres de longueur, sur 2"". 50 de largeur et \'".bO d'épaisseur. Les trois blocs qui le soutiennent oui i'".ô5 d'élévation.
Certes, ce dolmen est icmaïquable, mais combien il perd de sa majesté lorsqu'on se souvient des géants celtiques, disséminés à la surface entière de la vieille péninsule bretonne, el que l'on a pu conlcni-
s^Si-
CliSleau de Tour'raville.
pler l'extraordinaire dolmen placé sur la rive droite de l'embouchure de l'Aven. Celui-là se compose d'une plate-forme de quinze mètres de longueur sur neuf de largeur!
Le reste du monument est dans les mêmes proportions.
Néanmoins, telles que sont les pierres druidiques de la Manche, elles excitent la curiosité et l'inlérct. I-es travaux nécessités par l'établissement de la voie ferrée sont un autre sujet d'admiration.