Voir premier volume : Pèche côlière et Pêche du hareng
nr MONT SAINT-MICHEL A LORIEM n45
il est consommé do graiules quanlilôs, que le maquereau salé ou sauvé. Mais l'usage de ce dernier commence à se répandre et il liuira par former un appoint précieux à l'alimeiilation publique. En allendant, il ligure pour un gros chiffre sur le budget des recettes de nos infatigables pécheurs du Nord-Ouest.
C'est un |)résenl de plus de notre grande pourvoyeuse, la mer, à qui nous devons tant de ressources.
Douarnenez doit son nom à la petite île Tristan, située tout proche du rivage et élevée de trente-cinq mètres au-dessus de la mer. Un prieuré, avec seigneurie, appartenant aux évéques de Quimper, y était établi et étendait sa juridiction sur le pays environnant, d'où l'appellation Terre de l'île, en breton Douarnenez, pour désigner les biens vassaux.
Plusieurs historiens et chroniqueurs voulaient que la ville fût bâtie sur la limite de l'ancien emplacement d'fs; on en donnait pour preuve des restes de murailles, visibles à marée basse, et auxquelles la mer arrachait des débris remarquables par leur dureté; on faisait aussi remarquer les différentes traces de voie pavée, aboutissant à la baie dans des endroits où elle eut été inutile, si une grande cité ne l'avait terminée.
La question restant insoluble, on parlait seulement du grand commerce de poisson frais, sec ou salé, que faisait Douarnenez avec le midi de l'Europe. Mais, en 1595, un abominable bandit, tléau de la basse Bretagne, Guy Eder DE Beaumanoir, dit La Fontenelle, profitant du malheureux état du pays, ravagé l>ar la Ligue, dont il se prétendait partisan, résolut de s'emparer de la ville, où s'étaient retirés un grand nombre de riches habitants attachés au duc de Mercœur. Toutefois, cela ne lui eût pas suffi, car, rejeté par les deux partis, il sentait le besoin de posséder un lieu d'asile sûr.
Très habile homme de guerre, Fontenelle jugea que l'île Tristan lui offrirait cet avantage et réussit à s'en emparer sur le capitaine royaliste Guengat. Tout aussitôt, les alentours furent mis à feu et à sang. Les maisons de Douarnenez, démolies, servirent à la construction du fort destiné à défendre l'île, devenue le repaire du misérable. La liste des crimes de Fontenelle dépasse en horreur ce que l'époque, fertile cependant sous ce rapport, peut offrir.
Villes saccagées et brûlées : comme Penmarc'h, Pont-Croix, Penpoul, Corlay.... Campagnes terrorisées : comme Plougastel-Saint-Germain, où plus de treize cents paysans lurent massacrés en un jour; châteaux détruits et leurs propriétaires assassinés.... sans compter des ralfinemenls de cruauté inouïe, a En plein hiver, il faisait plonger ses prisonniers dans des pipes