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ces lettres ainsi disposées : 3IC, dans un ouvrage M. H§nry Havard, Michiel Van ïtfîerevelt etson gendi Pftl Librairie de l'Art, s. d.), p. 88 : M3ICXLI (1641), date «1mort de Mierevelt, d'après son épitaphe. Peut-être transposition n'est-elle que le résultat d'une de ces erreu de copie ou de typographie, si fréquentes dans les chiffi romains.
1. Cf. Montaignje, Essais, livre III, chap. ix : t. IV. p. (Paris, Charpentier, 181V2) : « Anno ab urbe condita . \ i | xxxi.... L'an de la fondation de Rome wJ55i ... ».
Les principes originels de la numération romaine paraissent être les suivants1 :
Les doigts de la main sont le symbole des premiers îhiffres, I, II, III et 1111 ; le V représente le pouce <i 'index écartés. Deux V unis par la pointe (X) firent lix. Les lettres C et M, initiales majuscules de centum )i de mille ou millia, valurent cent et mille, et eurent souvent pour formes, la première : C, la seconde 00 ou >K>. Le signe C (cent, coupé par moitié dans sa haueur, donne deux L, ou deux fois cinquante; CIO donne, :omme moitié de droite, 10 ou D, qui représente cinq •ents. On peut aussi considérer ce D comme l'initiale najuscule de dimidiurn, moitié (moitié de mille).
Dans cette numération, sept lettres suffisent, par eur adjonction et leur position, pour exprimer tous es nombres :
encore peut-on considérer, ainsi que nous venons de e voir, X comme formé de deux V unis par la pointe, t D comme la combinaison de l'I et du C retourné.
Dune façon générale, on procède par addition et par oustraction. Une lettre de valeur moindre, placée à la roite d'une autre lettre, augmente la valeur de celle-ci ;e la valeur qu'elle a elle-même; et, inversement, une jttre de valeur moindre, placée à la gauche d'une autre îttre, diminue d'autant celle-ci. Ainsi VI = 5+1 = (i; t, au contraire, IY = 5 — 1 = 4; LX = 50+ 10 = 00; CL = 50 — 10 = 40. lTn nombre plus compliqué. 1695, ar exemple, étant composé de 1000 -f 600 [500 -f 100] - 100 — 5, s'écrira : MDCVC.
Mais il faut observer que ce mode de numération ilditif et soustractif comporte, à mesure que les
I. Cf. l'Intermédiaire 'les chercheurs et curieux, 10 octore 1890, col. 163.
chiffres s'ajoutent les uns aux autres et que les nombres s'élèvent, de fréquentes exceptions. Ainsi XM qui, selon la règle précédente, devrait signifier M — X. c'est-à-dire 990, signifie X multiplié par M, soit 10006. CM, au lieu de signifier M — C (000), signifie C multiplié par M cl 00 000) *. Un autre principe, principe multiplicatif, est donc introduit, à partir des mille, dans ce système de numération. « Pour les nombres supérieurs, dit M. Paul Tannery-, les Romains n'avait ■pas de système régulier; le plus souvent, dans les manuscrits latins, le nombre des mille est écrit comme un nombre d'unités simples, mais soit surmonté dun trait horizontal, soit suivi de la lettre M (abréviation de millia). Ainsi, dans Pline5, DCCCXC.M.D, pour 890 500. D'autre part, un nombre encadré par un trait horizontal au-dessus, et deux traits verticaux à droite et à gauche, exprime des centena millia. Ainsi, encore dans Pline, |LXXXVIII|XC.M doit se lire 8 890 Il y a là introduction de principes multiplicatifs et élévatoires étrangers au système répétitif, additif et soustractif originaire. »
« Dans la numération romaine, écrit Larousse*, c valait 100 et s'ajoutait à lui-même en se répétant:
1. On a de même écrit II C pour 200 : « En ce livre d< Ethiques a ne, imxx, xi fuelles [291 feuilles] et histo ne et mi [204 miniatures].» (Éthique* dAristote, trad. d< Nicolas Oresme, manuscrit du xve sièclo. conservé à 1; Bibliothèque nationale sous le n° 6865. a/>. Paul Lackoii Edouard Fournier et Ferdinand Seré, Histoire de Vin merie, p. 46.)
2. La Grande Encyclopédie, art. Chiffres. Cf. aussi < . ippelli Lexicon abbreviaturarum, Vorrede, pp. xlvii-li.
3. Il s'agit, ici et plus bas, de Pline l'Ancien; cf. - Histoire nul ii cette, xxxui, 47 : <- Non erat apud antiquo numerus ultra centum millia », etc.