Op. cit., art. C. t. III. p. 2. col
ainsi c = l()0, ce 200, ccc 500, etc. Placé devant un m. qui valait mille, il le multipliait : ainsi cm = 100 mille : ccn 200mille; cccm 300 mille ; etc. cm valait comme
Im cl pouvait se multiplier de même; ainsi uck>= '1 mille; un i » :5 mille: xcid = Ml mille ; etc. Quand c et d se répétaient simultanément avant ri après cm, ils le multipliaient par K»: ainsi cio = i mille: CCIOD Ht mille: ,|ccciddl> = 100 mille, etc. io, qu'on t'erit souvent n. valait 500, et le signe a répété le multipliait par 10; ainsi m = 500, i:>o = 5000. u:k> = 50 000. G valait mille. » (C'est par une erreur évidente que Larousse dit, dans ce dernier paragraphe, que n valait *>0 ; il faut lire 500, et modifier en conséquence les nombres suivants.)
Il arrive assez fréquemment qu'on compose les chiffres romains en bas de casse (c'est-à-dire en lettres minuscules); dans ce cas, si l'unité finale est un i déjà précédé d'un autre i. on emploie, pour celte finale, au lieu de l'i voyelle, l'i consonne, aujourd'hui nommé j. Exemples :
i 1 viij 8
ij '2 xi 11
i'.i 5 xij '-
iv 4 xiij 1.")
v 5 xvij 17
\ï 6 xviij '1&
vij 7 Etc.. etc.
On mélange même souvent, comme on l'a vu déjà dans ^a liste des chiffres romains qui figure en tête de ce chapitre, des lettres ou caractères en grandes capitales avec des caractères en petites capitales ou en bas de casse : 1:> pour 13, loi pour I3L, etc.
An lieu de bas de casse ordinaires (romains», on emploie parfois des bas de casse italiques, et l'on se sert, comme dans l'ancienne langue, de l'ti à la place du v : on nomme ces chiffres romains italiques chiffres fînan-
tiers1. Exemples : iu : 4: — u : 5 ; — ui : G: — uij — uiij : 8 ; — etc.
L*usage d'exprimer la date de publication d'un livre en chiffres romains remonte à l'origine de l'imprimerie8; mais si le mode d'emploi et la valeur attributive des chiffres arabes ont des règles immuables et certaines, il n'en est pas de même des chiffres romains, surtout maniés et combinés par les anciens imprimeurs. Non seulement ceux-ci remplacent fréquemment le D (500) par ses éléments 10, et l'M 1 11)00) (originairement fO) par CIO, mais ils substituent volontiers à H un simple accent : '0 pour 10; C'O pour CIO: dans leurs combinaisons de chiffres, ils se servent de la multiplication tout autant que de l'addition et de la soustraction : et ils font si bien qu'on leur a très justement reproché de ne suivre « d'autre règle que leur caprice »3, et qu' « on serait tenté de penser que 1 mu but était de se rendre inintelligibles » 4. Ce sont très souvent, en effet, des énigmes qu'ils vous proposent, énigmes qui restent parfois indéchiffrables.