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Chapitre III

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Les gros points sont ainsi nommés, non pas qu'ils soient plus gros que les autres, mais parce qu'ils sont fondus sur un petit bloc d'alliage plus gros que les points ordinaires, fondus, pour préciser, « sur demicadratins du corps ». Ils étaient autrefois fondus soi cadratins ; aussi les appelait-on points carrés ; cf. Théotiste Lefevre, op. cit.. t. I, p. 430. Nous avons vu, en effet (t. III, p. 164, note 3: cf. aussi p. 160), que le cadratin est un parallélipipède rectangle à base car, ou encore que « le cadratin est un cadrât (pièce de fonte) dont l'épaisseur est égale à sa force de corj dont les faces supérieure et inférieure (c'est par erreur que ces deux adjectifs sont au pluriel dans la note 5 de la page 164, tome III) offrent, par conséquent, la figure d'un carre ». C'est-à-dire qu'un cadratin du corps sept, par exemple, — caractère employé pour la composition du présent texte, — a ses deux extrémités, celle du haut et celle du bas, disposées en carre régulier

ayant de chaque côté sept points typographiques. Un demi cadratin est un cadratin sectionné par moitié dans le sens longitudinal (voir les flgures, t. III, p. 100) :

s tlcux extrémités forment donc pour le demi-cidratin du corps sept, un petit rectangle avant sept points sur deux côtés et trois points et demi sur les deux autres.

Pour le caractère dit gros point, le point se trouve fondu au milieu de ce petit rectangle, et il a ainsi un peu d'espace, de talus, de blanc, à sa droite et à sa gauche. Le point ordinaire, lui, est fondu sur caractère plus étroit ; il n'a, pour ainsi dire, pas de talus. Si l'on voulait composer une ligne de points avec des points ordinaires seuls, — non séparés, comme on le fait à l'occasion, par des cadratins, — ces points se trouveraient très rapprochés, presque collés les uns aux autres. Avec le gros point, — ainsi qu'on le constate dans les deux lignes de points données en exemple ci-dessus (p. 270), — il y a du blanc entre chaque point, blanc égal à deux demi-cadratins, soif un cadratin. Les lignes de points sont, avec le gros point, plus faciles à disposer, à aligner principalement. Dans certains cas spéciaux, on fond des lignes entières de points, ce qu'on pourrait appeler des filets pointillés, mais ce n'est pas là, en typographie, une fonte commune, un caractère courant.

I Tiret ou moins*.

Le tiret, appelé moins dans les imprimeries, n'était originairement qu'un signe de mathématiques opposé au -}-. Il remplit en typographie différentes fonctions, dont la principale est de marquer, dans les conversations écrites, le changement d'interlocuteur, et de dispenser ainsi de répéter les expressions : dit-il, réponditil, reprit-il, etc. C'est Marmontel (1725-1790), assure-t-on, qui a fait le premier un emploi fréquent du tiret dans les dialogues-. Plusieurs écrivains, Gustave Flaubert

1. Voir supra, t. IV, p. 287 ^288), note 3, ce que nous avons dit déjà sur le tiret ou moins et sur le trait d'union ou division.

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