Tome I, page ni, note w2. (Préface
« Je ne crois pas avoir à m'excuse)' auprès de mes lecteur* pour leur avoir donné ici tant de pages qui ne sont
pas de moi, et qui sont de meilleur* que moi T'imagine
q\Con mira pris, à /es lire, quelque chose du plaisir que ) ni eu moi même à les rassembler. » Etc. (Sainte-Beuve, Nouveaux Lundis, t. IV, p. w210.)
A l'éloge des citations fait, dans cette note, par Sainte-Beuve, Chateaubriand, Socrate, Montaigne, Charles Monselet, etc., ajouter le mot de La Bruyère [Caractères, Des ouvrages de l'esprit, p. 59; édit. Hémardinquer; Paris, Dezobry, 1849) : « Le choix des pensées est invention » ; — et, comme contre-partie, le portrait (VlJi'ri.Ue ou le Citateur, également de L.v Bruyère (op. cit., Des jugements, p. ~c,'> : « Hérille, soil qu'il parle, qu'il
harangue ou qu'il écrive, veut citer. » etc. Voir aussi, toujours en opposition et comme critique des citations. Sénèque le philosophe (Lettres à Lucilius. XXXIII : Œuvres complètes, trad. Baillard, t. II, p. 80; Pari>. Hachette, J 861) : « Il est peu digne d'un homme d'aller cueillant de menues fleurs, de s'appuyer d'un petit nombre d'adages rebattus, de se guinder sur des citations. Qu'il s'appuie sur lui-même, » etc. Cf. encore Pétrarque. Mon Secret, dialogue III. p. 169, trad. Victor Develay (Paris, Bibliothèque nationale. 1898).
Sur les citations, notons aussi cette modeste et prudente déclaration de Louis Vian, dans la préface de son traité de la Particule nobiliaire (p. m; Paris, Dentu, s. d.) : « Si quelqu'un me reproche de faire trop de citations, mon excuse est toute prête : je n'ai pas d'autorité par moi-même, et l'on ne gagne la confiance des lecteurs qu'à l'aide d'une masse de citations de temps divers et de divers lieux. »