Tome I, page 165. (L'amour des livres
c Quelque chose qu'il arrive, aimez toujours les lettres, » écrivait Voltaire....
«... De dix-huit à quatre-vingt-quatre ans, Voltaire n'est pas un seul instant distrait de sa tâche : ni les troubles de la jeunesse, ni l'ambition, ni les maladies, ni les persécutions, ni la vieillesse ne purent l'arrêter. On raconte qu'à Ferney, dans une maladie très grave qui l'avait tenu plusieurs jours en danger de mort, il se faisait faire des lectures dont il ne perdait pas un mot; mais le médecin, craignant que ces lectures ne lui causassent quelque fatigue, les fit interdire. Bien plus, on lui défendit de parler et même de penser.
Le malade était donc resté pendant quinze jours immobile et silencieux. Mais aussitôt que la permission de parler lui fut rendue, on s'aperçut que, pendant ce temps, il avait composé et retenu par cœur une tragédie tout entière, qu'il s'empressa de dicter. » (Eugène Noël, Voltaire et Rousseau, p. 162; Bibliothèque utile Paris, Dubuisson, s. d.)